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Le port du masque au cœur du Codeco de ce vendredi

Outre la question du port du masque, le Codeco de ce vendredi se penchera également sur le cas des boîtes de nuit, qui rouvriront le 1er octobre. ©Photo News

Le Comité de concertation se réunit ce vendredi à 14h. Il y sera principalement question du port du masque.

Un nouveau Comité de concertation (Codeco) se tiendra ce vendredi 17 septembre à 14h. Il devrait notamment se prononcer sur le maintien ou non du port du masque.

Le week-end dernier, le Premier ministre Alexander De Croo s'était dit personnellement favorable à des assouplissements en la matière: "Il y a plein d'endroits, les entreprises, des lieux publics, où le masque n'est plus vraiment nécessaire", avait-il affirmé dans une interview au Soir, reconnaissant ensuite qu'il pourrait rester obligatoire dans des lieux fréquentés et mal ventilés, comme les transports en commun.

"Le Covid Safe Ticket est un instrument qui peut d'abord sécuriser les libertés que l'on a acquises malgré le virus. Et c'est aussi un incitant (à la vaccination)."
Frank Vandenbroucke
Ministre de la Santé publique

Abolir purement et simplement le masque ne serait, effectivement, pas une bonne idée, a confirmé l'infectiologue Erika Vlieghe, soutenue par le groupe d'experts qui conseillent le gouvernement (GEMS), qu'elle préside. Ce serait même "irresponsable", selon la scientifique, à l'approche de l'hiver et de l'augmentation des activités en intérieur.

Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, a abondé dans ce sens. "C’est prématuré", a-t-il assuré, jeudi, au micro de Bel RTL, soulignant le taux de vaccination encore insuffisant dans certaines villes de Flandre. "Je crois que le port du masque reste quand même une protection plutôt facile." Il s'est toutefois dit prêt à envisager une différenciation selon les secteurs ou les Régions.

La solution pourrait ainsi être un compromis entre ces tendances.

Un CST requis pour entrer en boîte de nuit?

Un autre cas qui pourrait donner lieu à des politiques différenciées entre le nord et le sud du pays sera abordé ce vendredi: celui des boîtes de nuit. Leur réouverture, dès le 1er octobre, avait été décidée lors du Codeco du 20 août dernier.

Il s'agit désormais de se pencher sur les protocoles à suivre (ventilation, capacité maximale...) et les sanctions en cas de non-respect des mesures, souhaitées par certaines personnalités au gouvernement. Le Codeco pourrait également se prononcer sur l'instauration du Covid Safe Ticket (CST) pour accéder aux discothèques.

À ce sujet, la Flandre et la Wallonie devraient suivre les pas de Bruxelles, qui a adopté, jeudi, le pass sanitaire dans divers secteurs, dont l'événementiel.

Quelques heures avant l'annonce du gouvernement bruxellois, le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, avait déjà salué l'avancée de ce dossier. "Le Covid Safe Ticket est un instrument qui peut d'abord sécuriser les libertés que l'on a acquises malgré le virus. Et c'est aussi un incitant" pour que la population se fasse vacciner, a-t-il commenté.

L'obligation vaccinale divise

C'est là un problème. Pour certains, l'instauration du pass sanitaire à Bruxelles serait une manière déguisée d’instaurer la vaccination obligatoire, autre sujet sur lequel les représentants du Fédéral et des entités fédérées pourraient se prononcer lors du Codeco.

90%
Plus de 90% des adultes vivant en Flandre sont désormais complètement vaccinés contre le coronavirus.

Le Premier ministre, Alexander De Croo, s'était déjà dit contre l'obligation vaccinale généralisée, estimant que la mesure ne pourrait concrètement pas être mise en pratique. Les présidents du PS et du cdH, Paul Magnette et Maxime Prévot, quant à eux, se sont montrés davantage ouverts au débat. "La démarche d'adhésion volontaire à la vaccination (...) a montré ses limites", avait déclaré ce dernier sur LN24.

À la mi-août, le Comité de concertation avait opté pour la vaccination obligatoire du personnel soignant. Une mesure dont les modalités de mise en œuvre sont actuellement examinées.

La 3e dose, toujours pas d'actu

Et en ce qui concerne l'administration d'une potentielle troisième dose de vaccin? Le ministre de la Santé avait déclaré la semaine dernière qu'elle n'était "pas nécessaire à ce stade", alors que plusieurs pays, comme Israël, ont commencé à l'administrer à la population générale.

Cet éventuel élargissement à une troisième dose fait toutefois l'objet d'un avis du Conseil supérieur de la santé (CSS), qui devait être rendu jeudi à la task force vaccination. De quoi susciter, peut-être, une décision de la part du Codeco.

Donner la main aux Régions

"Dernier" point à débattre: la phase fédérale de gestion de crise, qui est toujours en vigueur. La Flandre souhaite y mettre un terme, ce qui permettrait aux Régions d'avoir la main. La Wallonie et, surtout, Bruxelles, où la situation épidémiologique est inquiétante, sont beaucoup plus réticentes.

Une date à laquelle cette phase de crise prendra fin pourrait être décidée, même si l'idée est de conserver un socle interfédéral, indiquait-on à bonnes sources.

On sait que plus de 90% des adultes vivant en Flandre sont désormais complètement vaccinés contre le coronavirus. En Wallonie, ils sont 80% à avoir bénéficié d'une vaccination complète. Bruxelles est, quant à elle, à la traîne. Elle espère néanmoins atteindre un taux de vaccination d'au moins 65% de la population totale d’ici à la fin octobre.

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