Le PS n'est pas le seul à avoir un plan de relance

Paul Magnette a présenté le plan de relance du PS pour que la Belgique remonte au plus vite la pente économique après la crise du Covid-19. ©BELGA

Paul Magnette a présenté son plan de relance pour sortir la Belgique de la crise économique due au Covid-19. Mais d'autres partis ont aussi planché sur une stratégie. Une base pour le prochain gouvernement?

Le PS a été le premier à tirer. Samedi, Paul Magnette demandait l'adoption rapide d'une stratégie fédérale de relance. Ce mardi, il précisait dans L'Echo son plan en quatre points, pour un montant de 30 à 50 milliards d'euros, à l'image de ce qui se fait chez nos voisins: le soutien direct aux travailleurs impactés par la crise (chômage temporaire, droit passerelle...), des plans sectoriels (horeca, événementiel, culture, construction...), le soutien au pouvoir d’achat et les investissements

Son plaidoyer pour cette stratégie, le président du PS l'avait mené devant le kern élargi. Parallèlement, le président des socialistes a lancé, avec son homologue du sp.a Conner Rousseau, des réunions avec les autres partis en vue de former le prochain gouvernement fédéral. L'occasion aussi d'aborder les mesures urgentes et à plus long terme. Dans les états-majors, on s'est préparé.

Le plan du MR

Au MR, on a aussi préparé un plan, qui sera annoncé tout prochainement, promet le porte-parole des libéraux. "Il est temps que chacun mette ses propositions sur la table et que l'on discute du concret, de ce que l'on fait pour tel et tel secteur. Le plan de relance sera au cœur du programme du prochain gouvernement, si l'on trouve un accord sur ce point, on aura l'ossature du prochain gouvernement. Il n'y a pas lieu de distinguer les deux", avait déjà réagi lundi Georges-Louis Bouchez, le président du MR.

Du côté de la N-VA, on se refuse à tout commentaire. Mais prépare-t-on aussi sa propre définition de la relance, histoire d'arriver les mains pleines aux consultations avec le PS? No comment.

"À très court terme, des réponses doivent être données aux oubliés de la crise: les secteurs de l’événement, de la culture et de l’horeca attendent un signal clair du gouvernement fédéral et auront besoin d’une aide publique massive pour réagir."
Georges Gilkinet
Ecolo

Le cdH et Ecolo sont prêts

Le cdH sortira, lui, sa feuille de route en début de semaine prochaine. "Un plan chiffré, très concret", promet déjà le porte-parole du parti humaniste, Alain Raviart. Mais ce type de plan, faut-il le mettre en œuvre avant d'avoir un gouvernement de plein exercice? "L'urgence des urgences, c'est la relance! Le plan est absolument nécessaire. Si on fusionne les deux, avec un gouvernement de relance, c'est encore mieux!"

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Georges Gilkinet, chef de groupe Ecolo à la Chambre, plaide aussi pour un plan d'investissement en plusieurs phases: "Pour sortir de la crise et redéployer notre économie, il est évident que notre pays a besoin d’investissements à court et moyen terme. À très court terme, des réponses doivent être données aux oubliés de la crise: les secteurs de l’événement, de la culture et de l’horeca attendent un signal clair du gouvernement fédéral et auront besoin d’une aide publique massive pour réagir." Le parlementaire vert rappelle que son parti a déjà sorti des propositions en ce sens. "Ce sont des dizaines de milliers d’emplois et tout un patrimoine qui sont en jeu."

Pour l'après-crise, "il sera nécessaire de redéployer notre économie, de miser sur les circuits courts, de relocaliser des activités économiques et l’emploi, ici, en Belgique et, surtout, réussir la transition énergétique. La Belgique doit faire partie des pays partenaires du Green Deal de la Commission européenne et développer son propre plan d’investissement. Notre pays doit relever de nombreux grands défis sociétaux, notamment en ce qui concerne l’énergie, l’économie numérique, les soins de santé, l’enseignement ou la mobilité", insiste Georges Gilkinet. Pour cette relance à plus long terme, Ecolo se base sur son plan  BE-Invest 2030, élaboré bien avant la crise.

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