Le secteur technologique reprend du poil de la bête

Seules les entreprises qui ne parviennent pas à faire respecter la distanciation sociale ou qui n'ont pas assez de commandes n'ont pas encore repris leurs activités.

Après une baisse significative d'activité de presque 50%, le secteur technologique belge reprend le dessus.

Le secteur technologique belge va mieux après avoir fait le gros dos durant plusieurs semaines. Alors que son taux d'activité moyen s'élevait à 56% début avril, il a fortement augmenté depuis lors pour atteindre 75%, selon une enquête de la fédération du secteur Agoria. À ce stade, il n’y a plus qu’une personne sur cinq qui se trouve en chômage temporaire.

Dans le détail, il apparaît que pour l'ensemble de l'industrie technologique, le niveau d'activité avait baissé jusqu'à 50% durant la seconde moitié de mars. Concernant les TIC, le niveau d'activité approche désormais les 90%, après être tombé à 75% le mois précédent, mais "le télétravail y occupe une grande place", souligne Agoria dans un communiqué.

Du côté des branches industrielles, c’est le secteur automobile qui affiche la reprise plus significative. Le niveau d'activité s’y situe aujourd'hui à environ 67% contre à peine 7% début avril.

Une demande insuffisante pour certains

La reprise s'effectue plus progressivement dans les entreprises actives dans les produits, techniques et services pour l'installation, l'entretien et l'exploitation de bâtiments, infrastructures et industries. "Cela est dû aux restrictions appliquées à l'accès aux sites et aux chantiers, à la disponibilité des travailleurs et au report des travaux de maintenance chez les clients", enchaîne la fédération via la voix de son CEO, Marc Lambotte.

"Le niveau d'activité a fortement augmenté en mai, mais reste quand même en deçà de la normale et sous le niveau nécessaire à une situation durable."
Marc Lambotte
CEO d'Agoria

Enfin, dans le secteur de l'aéronautique et de l'aérospatiale, la reprise est moins prononcée et le niveau d'activité reste bloqué à 40%.

Différents facteurs limitent encore le niveau d'activité, parmi lesquels: une demande insuffisante, le respect de la distanciation sociale, l'approvisionnement en matières premières et en pièces, la disponibilité des travailleurs et des équipements de protection.

1 entreprise sur 10 compte licencier

Si la crise du coronavirus devait s’éterniser, les entreprises risqueraient d’être obligées de réduire leurs effectifs. Jusqu’ici, seule une petite minorité (9%) envisage de licencier des collaborateurs fixes. Par ailleurs, l'enquête s'est aussi intéressée aux perspectives pour le deuxième semestre. "Le niveau d'activité a fortement augmenté en mai, mais reste quand même en deçà de la normale et sous le niveau nécessaire à une situation durable", explique Marc Lambotte, CEO d’Agoria.

L'enquête a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 335 entreprises technologiques, occupant ensemble quelque 92.000 travailleurs.

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