Les 16-17 ans vaccinés dès les grandes vacances?

Les experts n'avancent pas d'arguments à l'encontre de la vaccination des adolescents. ©EPA

La Task Force Vaccination prépare un avis sur les vaccins contre le Covid-19 pour les enfants et adolescents. Les experts n'y sont pas opposés.

Les jeunes âgés de 16 et 17 ans pourraient déjà bénéficier de la vaccination contre le coronavirus durant les vacances d'été. Ce scénario est discuté au sein de la Task Force Vaccination qui prépare un avis sur les vaccins contre le Covid-19 pour les enfants et adolescents, rapporte ce lundi De Morgen.

Si la campagne de vaccination se déroule comme prévu, les personnes de plus de 18 ans devraient être vaccinées d'ici la mi-juillet.

"Que les mineurs qui souhaitent être vaccinés puissent le faire, est une évidence depuis longtemps", affirme Pierre Van Damme de l'Université d'Anvers, vaccinologue et membre de la Task Force. "En théorie, nous pourrions déjà proposer aux 16-17 ans le vaccin Pfizer dès les vacances estivales."

Si la campagne de vaccination se déroule comme prévu, les personnes de plus de 18 ans devraient être vaccinées d'ici la mi-juillet. Le vaccin Pfizer a déjà reçu l'aval de l'Agence européenne des médicaments (EMA) pour cette tranche d'âge.

Les plus jeunes ensuite

Après les 16-17 ans, il devrait être question de vacciner les adolescents plus jeunes. Pfizer vient de soumettre des résultats de tests cliniques à l'EMA qui démontrent que le vaccin est efficace pour la tranche d'âge de 12 à 15 ans. Si l'agence donne son accord, alors les plus jeunes pourraient aussi bénéficier de ce vaccin dès le mois de septembre.

"Sinon, ce sont pas moins de 2 millions de personnes qui ne sont pas vaccinées et cela rend plus difficile d'atteindre l'immunité collective de 70 à 80% de personnes vaccinées."
Pierre Van Damme
Vaccinologue et membre de la Task Force

Les autres producteurs de vaccins contre le coronavirus, Johnson & Johnson, AstraZeneca et Moderna, ont également des essais cliniques en cours pour les enfants.

Immunité collective

La décision revient à la sphère politique, mais d'un point de vue scientifique, les experts n'avancent pas d'arguments à l'encontre de la vaccination des adolescents.

"Sinon, ce sont pas moins de 2 millions de personnes qui ne sont pas vaccinées et cela rend plus difficile d'atteindre l'immunité collective de 70 à 80% de personnes vaccinées", précise encore M. Van Damme.

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