Publicité

Les avocats fortement touchés par la crise du coronavirus

Impactés par la crise du coronavirus, des avocats envisagent de quitter la profession. ©Photo News

Interrogés par Avocats.be, les avocats ont été fortement touchés par la crise du coronavirus. Un répondant sur dix envisage de quitter la profession pour se diriger vers le privé ou le public.

Il y a peu, Avocats.be avait lancé un sondage auprès de ses membres afin de voir comment ceux-ci étaient impactés par la crise du coronavirus. Dans la dernière livraison de sa newsletter à ses membres, Avocats.be fournit les résultats du sondage, l'occasion de se rendre compte que les avocats ont été très impactés par la crise du Covid-19. Plus de 2.600 avocats ont répondu au formulaire, ce qui, selon Avocats.be, représente environ un tiers des avocats francophones et germanophones, un panel jugé suffisamment représentatif. On note une quasi-parité hommes-femmes parmi les répondants. 

10% des avocats à l'arrêt

Bon nombre d'avocats regrettent le manque d'aides fédérales ou régionales.

Selon l'enquête, il apparaît que 10% des avocats interrogés sont totalement à l'arrêt. Il ressort que seuls 20% des répondants ont réussi à maintenir une activité normale durant cette crise sanitaire. Conséquence logique de ce qui précède, des aides ont été demandées par les avocats ou sont en passe de l'être. Si plus de 1.000 avocats parmi les répondants n'ont pas répondu à la question relative aux aides, plus de 70% des répondants ont fait appel au droit passerelle, suivi des demandes de postposer les paiements de la TVA et des cotisations sociales. 

Les questions ouvertes ont permis de recueillir le mécontentement des avocats, qui estiment que le droit passerelle est inadapté à leur profession. Bon nombre d'avocats regrettent également le manque d'aides fédérales ou régionales, voire ordinales, ressort-il également des résultats de cette étude.

1/3
des avocats
Un tiers des répondants ont fait savoir qu'ils étaient en réflexion quant à la réorganisation de leur avenir professionnel.

D'autres, tout aussi nombreux, ont profité de l'occasion pour se plaindre du manque de clarté et de cohérence dans l'organisation des audiences. On s'en souvient, dès le début de la crise, Avocats.be avait invité le Collège des Cours et Tribunaux à prendre des mesures uniformes et contraignantes pour les juridictions. Cela n'avait pas fonctionné et chaque tribunal y était allé de son ordonnance, provoquant une cacophonie dénoncée par les avocats. 

Plus inquiétant, un tiers des répondants ont fait savoir qu'ils étaient en réflexion quant à la réorganisation de leur avenir professionnel. Et la moitié d'entre eux envisage de quitter l'avocature pour se diriger vers le privé ou le public.

Enfin, le sondage nous apprend que bon nombre d'avocats sont critiques à l'égard de la procédure écrite tout en étant inquiets des mesures sanitaires à mettre en place dans les salles d'audience. C'est certain, la crise du coronavirus laissera des traces chez les avocats.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité