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Les chômeurs temporaires ont touché 436 euros en moyenne en mars

Le siège de l'Onem à Bruxelles. ©BELGA

La faiblesse de l'allocation moyenne s'explique: on ne parle que d'un demi-mois et toute ouverture de dossier n'aboutit pas nécessairement à une indemnisation.

Interrogé dans le journal Le Soir, le vice-premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) estime le coût du chômage temporaire en Belgique suite à la crise du Covid-19 à "environ 1 milliard d’euros par mois".

Nous avons essayé d’affiner ce montant, en vérifiant d’abord auprès de la ministre de l’Emploi Nathalie Muylle (CD&V). Elle dispose de données précises pour le mois de mars qui proviennent des organismes de paiement (les syndicats et la Capac).

Au mois de mars, 378 millions d’euros (378.224.834 euros exactement) ont été versés au titre d’indemnité pour 865.987 demandes. Ce qui donne - en théorie - une indemnité moyenne de 436,76 euros par personne indemnisée. Ce montant parait assez modeste. Rappelons que l’indemnité maximale est de 1.519,72 euros nets sur base d’un revenu brut plafonné à 2.754,76 euros.

Chômage partiel

La faiblesse de l’indemnité moyenne s’explique par plusieurs facteurs.

- Premièrement, on ne parle que d’un demi-mois, puisque les premières demandes n’ont été rentrées auprès de l’Onem que le 18 mars.

Une partie des demandes d'indemnisation porte sur du chômage partiel.

- Deuxièmement, une partie des demandes porte sur du chômage partiel (1 ou 2 jours par semaine par exemple).

- Troisièmement enfin, on parle de 865.987 demandes de chômage temporaire en mars. Entre-temps, le 27 avril 2020, on est passé à 1.336.519 demandes. Mais cela ne signifie pas que toutes ces personnes sont effectivement au chômage ou ont été au chômage. Certaines entreprises ont introduit une demande de chômage temporaire pour l’ensemble de leur personnel, mais elles n’ont pas pour autant mis tout le monde au chômage, voire personne.

Pour les mois suivants, on ne dispose pas encore de chiffres arrêtés. Toutefois, des projections budgétaires ont été établies par le ministre du Budget, David Clarinval (MR). Pour le mois d’avril, soit le pic de la crise, un montant de 1,7 milliard d’euros a été budgété. Ensuite, avec la reprise progressive de l’activité économique, les montants diminuent. Pour le mois de mai, il est question de 1,2 milliard et pour le mois de juin 580 millions d’euros. "Mais tout dépendra de la rapidité de la reprise", nous précise-t-on.

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