Les effets du confinement à Bruxelles

La diminution des contacts sociaux et la fermeture des cafés et restaurants ont permis de contrôler la 2e vague de l'épidémie de Covid. ©Photo News

Une étude s'intéresse aux conséquences, sur la situation sanitaire, des mesures telles que la diminution des contacts ou la fermeture de l'horeca à Bruxelles.

Le confinement, c'est une protection face au coronavirus, mais qui a un très lourd impact psychologique, social et économique . Depuis le début de l'épidémie, mondes scientifique et politique cherchent les formules gagnantes, mais ce travail se fait à tâtons tant il est difficile d'estimer l'effet réel d'un lockdown.

Une équipe composée essentiellement de scientifiques de l'Institut de médecine tropicale d'Anvers, mais aussi d'Inge Neven, directrice du service d'hygiène de la région bruxelloise, s'est penchée sur les effets de la distanciation sociale et de la réouverture des écoles sur le nombre de contacts signalés pour chaque cas de Covid et sur les schémas de transmission de la maladie, à Bruxelles. Ils ont listé les mesures prises ou allégées par les autorités depuis le 8 juin, jusqu'au 31 octobre. Ils se sont penchés sur les informations des services de tracing, ils ont scruté le R, taux de reproduction du virus. L'étude est publiée sur le site d'Eurosurveillance.

Les causes de la 2e vague

Pour ces chercheurs, il est clair que la deuxième vague qu'a connue Bruxelles a été le résultat d'une multiplication des contacts sociaux pour toutes les tranches d'âges, en l'absence de mesures strictes d'éloignement physique. Quand ont été introduites les mesures de limitation du nombre de contacts proches ainsi que la fermeture des bars et restaurants, cela a entraîné une diminution rapide des contacts de cas signalés, ce qui s'est avéré suffisant, même si les écoles restaient ouvertes, pour contrôler la transmission du SRAS-CoV-2.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité