La Belgique attend l'avis de l'EMA pour administrer le vaccin Johnson & Johnson

©REUTERS

Les autorités sanitaires américaines veulent suspendre le vaccin du laboratoire Johnson & Johnson contre le Covid-19. De son côté, le groupe pharmaceutique a décidé de retarder le déploiement de son vaccin en Europe. La Belgique attend la position de l'EMA avant de décider des suites chez nous.

Après les déboires du vaccin AstraZeneca, la saga continue avec celui de Johnson & Johnson. Les autorités sanitaires américaines ont proposé ce mardi la suspension immédiate de leur vaccin contre le Covid-19 après l'apparition d'effets secondaires rares chez six personnes, notamment des caillots sanguins, selon un communiqué, citant des personnes informées de la décision.

Les six personnes concernées étaient des femmes, âgées de 18 à 48 ans. Une femme est décédée et une autre, dans le Nebraska, a été hospitalisée dans un état critique, toujours selon le communiqué.

Réunion d'urgence

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies et l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux ont déclaré dans un communiqué commun que les effets indésirables semblent être extrêmement rares à l'heure actuelle. En effet, nous parlons de six cas sur plus de 7 millions de personnes vaccinées avec le vaccin J&J.

Jusqu'à présent, près de sept millions de personnes aux États-Unis ont reçu le vaccin de Johnson & Johnson.

Une réunion d'urgence se tiendra mercredi. Les scientifiques de la Food and Drug Administration et du C.D.C examineront conjointement les liens possibles entre le vaccin et les effets secondaires rapportés. Ils détermineront si la F.D.A. doit continuer à autoriser l'utilisation du vaccin chez tous les adultes ou à l’inverse, la limiter.

Selon les données des Centers for Disease Control and Prevention, jusqu'à présent, près de sept millions de personnes aux États-Unis ont reçu le vaccin de Johnson & Johnson.

La Maison-Blanche a déclaré ce mardi que ces mesures n'impacteraient pas significativement la stratégie de vaccination américaine mise en place. "Le vaccin de Johnson & Johnson représente moins de 5 % des injections enregistrées aux États-Unis à ce jour", a déclaré Jeff Zients, le coordinateur Covid-19 de la Maison-Blanche, dans un communiqué. "Dans la continuité des mesures prises par le président plus tôt cette année, les États-Unis ont sécurisé suffisamment de doses Pfizer et Moderna que pour vacciner 300 millions d'Américains".

La Belgique attend l'EMA

Le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson a quant à lui annoncé, suite à cette décision, vouloir "retarder le déploiement de son vaccin en Europe".

De son côté, la Belgique va attendre la position de l'Agence européenne des médicaments (EMA), ce mercredi, avant d'arrêter sa décision. "Nous veillons à nous appuyer sur des faits et non sur une réputation", explique Christophe Barzal, porte-parole de la Task Force Vaccination.

36.000
doses
36.000 premières doses du laboratoire pharmaceutique ont été livrées à notre pays lundi.

Quelque 36.000 premières doses du laboratoire pharmaceutique ont été livrées à notre pays lundi, tandis que 60.000 autres étaient attendues endéans les deux prochaines semaines. "D'ici le mois de juin, cinq millions de doses auront été livrées à la Belgique, principalement des vaccins Pfizer. Un retard dans le déploiement des 100.000 doses de Johnson & Johnson n'aura pas d'impact important sur l'élan de la campagne", indique encore Christophe Barzal.

Le vaccin devrait être administré en Belgique dès la semaine prochaine.

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