Les étudiants à la rescousse dans les secteurs fragilisés

Le gouvernement planche sur l’idée de mettre les étudiants à contribution dans les secteurs manquant de main d'oeuvre. Ces jeunes pourraient dépasser la limite des 475 heures prestées par an qui leur est normalement imposée. ©Photo News

Le gouvernement prépare une batterie de mesures pour soulager les secteurs impactés par la crise du Covid-19.

Le gouvernement planche sur une batterie de mesures socio-économiques qui doivent soulager les secteurs fragilisés par la pandémie de Covid-19. D’après les informations de L’Echo, deux mesures ont de bonnes chances d’être adoptées ce vendredi en kern avant un entérinement par un conseil des ministres restreint élargi au 10 partis soutenant le gouvernement Wilmès. Celui-ci est prévu samedi.

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Un document interne confirme que l’idée de mettre les étudiants à contribution est sur la table. Les heures ainsi prestées par la jeunesse ne seraient pas comptabilisées cette année (un étudiant ne peut, en situation normale, pas travailler plus de 475 heures par an). Des prestations hors quota qui seraient par contre soumises à la cotisation de solidarité qui frappe le travail étudiant.

Pénurie de main d'œuvre

Cette mesure ferait suite, par exemple, à la demande de Comeos. La grande distribution, comme d’autres acteurs, est frappée par un important taux d’absentéisme. Paradoxalement, la crise voit à la fois s’envoler le chômage économique et la pénurie de main d’œuvre. "Beaucoup de gens se mettent en maladie", explique une source gouvernementale.

Cette mobilisation des étudiants est proposée par Maggie De Block (Open Vld), ministre en charge des Affaires sociales. Sa collègue de l’Économie et de l’Emploi, Nathalie Muylle (CD&V), propose, quant à elle, d’octroyer deux jours de congés supplémentaires pour des prestations dans les secteurs essentiels.

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