Les généralistes sont débordés, on va les décharger

Le fédéral travaille à l'augmentation de la capacité de testing des centres de tri. ©PHOTOPQR/PRESSE OCEAN/MAXPPP

Avec la rentrée des classes et l’automne à nos portes, les symptômes proches du Covid se multiplient dans les familles. Il faut à tout prix décharger les généralistes et renforcer le testing. Le CNS a donné quelques pistes.

L'automne pointe le bout de son nez, la rentrée des classes apporte sont lot de rhumes, refroidissements, la grippe ne va pas tarder à faire des ravages. Et les généralistes sont sur les dents. Assaillis par les familles qui ont du mal à faire la part des choses, entre symptômes saisonniers bénins, et ce sacré Covid-19.

Au sortir du Conseil national de sécurité, la Première ministre Sophie Wilmès a appelé chacun à faire un effort de discernement. "Moi-même j'ai des enfants, et c'est difficile de savoir comment réagir quand un nez coule, ou quand son enfant tousse", a-t-elle dit. Tout doit donc être mis en œuvre pour informer au mieux les familles et les écoles, sans paralyser la vie de chacun.

Les symptômes Covid sont en effet similaires à ceux de la grippe saisonnière, au rhume, aux sinusites. Il est important de bien les identifier. Et comment le faire sans submerger les généralistes? "À la maison, il faut aussi apprendre à détecter les signes", a invité la Première ministre.

"Moi-même j'ai des enfants, et c'est difficile de savoir comment réagir quand un nez coule, ou quand son enfant tousse."
Sophie Wilmès
Première ministre

La première ligne est en effet débordée par la prise en charge de patients inquiets. Parfois à raison. Depuis début septembre, les généralistes constatent en effet une hausse des consultations pour les symptômes grippaux, d'après le virologue Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral du centre de crise. Il s'agit vraisemblablement de cas de Covid-19, estiment les autorités sanitaires. En effet, la nette augmentation des consultations ne peut s'expliquer par la grippe saisonnière puisque cette dernière n'est pas encore présente sur le territoire.

Un double feu

Comment, face à ce double feu qui s'annonce, faire en sorte d'éviter que les généralistes ne soient dépassés? Diverses pistes ont été détaillées lors du CNS de mercredi.

La première, c'est l'ouverture d'un call center qui permettra de concentrer toutes les demandes et questions de la population vers un seul point d'information afin que le généraliste ne soit plus le seul recours.

La seconde porte sur le renforcement du testing. Sophie Wilmès a ainsi annoncé que les autorités fédérales travaillaient actuellement à l'augmentation de la capacité de testing des centres de tri existants. Actuellement, 250.000 tests sont réalisés par semaine. Il va falloir passer à 70.000 à 80.000 tests... par jour, dit Sophie Wilmès.

80.000
tests
Le fédéral ambitionne de passer de 250.000 tests Covid par semaine à 70.000, voire 80.000 tests par jour.

De nouveaux centres de dépistages devront être ouverts. Et pour faciliter la prise de rendez-vous, une plateforme va être créée pour dispatcher les demandes à travers les centres disponibles.

La troisième piste mise sur la simplification administrative: il s'agit ici de créer une "prescription Corona" à la mi-octobre pour certains cas asymptomatiques – comme les retours de voyage par exemple.

Il s'agira enfin de favoriser l'envoi des résultats des tests aux patients par internet, notamment via cozo.be ou masante.be.

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