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Les hôpitaux bruxellois se préparent à un afflux aux soins intensifs

Les hôpitaux bruxellois passent en phase 1B pour la gestion des malades du Covid. D'ici 48 heures au plus tard, ils devront réserver 50% de leurs lits en soins intensifs pour les malades du Covid.
  • Un nouveau centre de test a ouvert sur l'ancien site de Caterpillar à Gosselies

    Un centre de testing a ouvert ses portes ce mercredi sur l'ancien site de l'usine Caterpillar à Gosselies (Charleroi). Entre 120 et 150 tests devraient y être organisés chaque jour à l'initiative de la Fédération des médecins généralistes de la région de Charleroi. Dans la région de Charleroi, six autres centres de testing fonctionnaient déjà. Le nouveau dispositif va permettre d'accroître la capacité journalière de tests.

    Pour pouvoir se présenter au centre, une inscription préalable est nécessaire ainsi qu'une prescription du médecin ou le QR Code venant du tracing. Depuis la fermeture de Caterpillar, le site est largement à l'arrêt. Les surfaces disponibles ont convaincu les équipes médicales de l'investir pour proposer des tests.

  • Plus de huit Flamands sur dix veulent un renforcement des mesures

    Plus de huit Flamands sur dix veulent renforcer les mesures actuelles dans la lutte contre le coronavirus. Sept sur dix souhaitent même qu'un couvre-feu entre en vigueur dans les villes, ressort-il d'un sondage de Het Laatste Nieuws et VTM Nieuws. Pas moins de 83,3% des personnes interrogées sont en faveur de mesures plus strictes et 61,8% estiment que les règles actuelles sont trop indulgentes.

    Selon une majorité des personnes interrogées, les mesures décidées la semaine dernière (avancer la fermeture des bars de 01h00 à 23h00 et maximum quatre personnes par table) ne suffiront pas: 52,5% pensent qu'il est préférable que les cafés ferment leurs portes. En ce qui concerne les restaurants, les personnes interrogées contestent la règle d'un maximum de 10 personnes par table. Au total, 80,1% ne sont pas d'accord avec cette mesure. Et 40,2% pensent que les restaurants devraient fermer jusqu'à ce que les chiffres relatifs aux contaminations soient à nouveau sous contrôle.

    L'organisation d'événements est également une mauvaise idée selon les résultats du sondage. À peine 17,5% sont convaincus que les grands événements en salle peuvent se poursuivre. Exactement la moitié des personnes interrogées pensent que l'annulation des cérémonies et des mariages est une bonne idée et, selon 73,5% des sondés, les événements sportifs avec un public devraient être interdits. Par ailleurs, pas moins de 69,4% souhaitent introduire un couvre-feu dans les villes.

  • La France instaure un couvre-feu dans ses grandes villes comme Paris, Lille, Lyon et Marseille

  • Il ne reste que deux destinations en zone verte pour les touristes belges

    Il ne reste que deux destinations en zone verte pour les touristes belges: la province croate d'Istrie et l'île de La Palma dans les îles Canaries. En raison de la propagation du coronavirus, de nombreuses zones oranges des pays voisins sont passées en zone rouge, selon les dernières recommandations du SPF Affaires étrangères mercredi.

    En France, douze départements sont passés en rouge, tout comme les régions de Berlin et de Brême, en Allemagne. La Suisse n'a connu que récemment des zones oranges, qui font l'objet d'une vigilance accrue. Cependant, la majorité des cantons sont maintenant devenus rouges et seuls quelques cantons centraux sont encore oranges.

    L'Italie est également complètement passée en zone orange, avec quelques zones rouges. Les Affaires étrangères font également état de plusieurs autres zones rouges en Irlande, en Croatie, en Autriche, en Pologne et au Royaume-Uni. En Espagne, les régions de Galice et des îles Canaries sont passées du rouge à l'orange. 

  • Pas de nouvelle mesure en province de Namur

    Aucune nouvelle mesure n'a été prise face au Covid-19 à l'issue de la réunion des bourgmestres qui s'est tenue ce mardi. C'est ce qu'a annoncé en fin de journée le gouverneur de la province de Namur, Denis Mathen. Comme dans le Hainaut et en province de Liège, il n'a pas été jugé opportun de décider d'un couvre-feu.

    Le gouverneur s'en remet au gouvernement fédéral, dans l'attente d'une décision plus globale. La suspension de l'arrêté concernant la fermeture des buvettes et cafétérias des clubs de sport a également été évoquée. Mais là aussi, Denis Mathen a préféré s'en remettre au comité de coordination fédéral qui doit se réunir ce vendredi.

  • Des mesures vigoureuses, oui, mais sans surenchère, plaide Marc Van Ranst

    Si "une politique résolue" est nécessaire dans la gestion de la deuxième vague de l'épidémie de nouveau coronavirus, il ne faut toutefois pas tomber dans une surenchère à qui sera le plus strict, estime mercredi le virologue flamand Marc Van Ranst. Il répondait ainsi à des inquiétudes de certains Belges considérant que le Plat pays devrait suivre l'exemple des Pays-Bas, qui a opté pour un reconfinement partiel.

    Le virologue de la KULeuven ne voit pas dans les Pays-Bas un guide, qui annoncerait un reconfinement en Belgique. "D'une certaine manière, les Néerlandais nous ont rattrapé car ils étaient à la traîne. Ils n'imposent que maintenant le port du masque alors que nous l'avons fait depuis belle lurette", explique-t-il. Marc Van Ranst met également en garde contre une surenchère de mesures entre les pays. En période de crise, on se compare avec le voisin et on se demande "pourquoi sommes-nous si laxistes par rapport aux autres", un réflexe souvent alimenté par l'opinion publique et les médias, selon le virologue.

    Or, il ne faut pas laisser les pays voisins décider de notre gestion de l'épidémie, plaide M. Van Ranst, qui admet toutefois que leurs décisions importent tout de même pour la Belgique. "Ce que le président français Emmanuel Macron dira mercredi soir à la télévision constituera une sorte de bible pour le Comité de concertation de vendredi, surtout pour la partie francophone du pays."

    "Je n'ai pas l'impression que les règles soient correctement suivies. Le gouvernement doit absolument appeler à leur strict respect."

    Le télétravail de nouveau imposé?

    Marc Van Ranst présage que le Comité de concertation mettra l'accent vendredi sur le télétravail. "Restez travailler chez vous deviendra le nouveau slogan, même s'il ne peut naturellement être appliqué par tous. Un chauffeur de bus aura du mal à travailler de chez lui."

    Concernant les contacts rapprochés, la question est plutôt de voir dans quelle mesure la règle est suivie, considère le virologue. "Je n'ai pas l'impression que les règles soient correctement suivies. Le gouvernement doit absolument appeler à leur strict respect."

    M. Van Ranst comprend l'intention de protéger certains secteurs, comme l'enseignement. "Mais nous devons aussi comprendre que la tension sur le système de santé devient insoutenable. Le chiffre de 7.000 nouvelles contaminations en un jour (vendredi dernier, NDLR) doit vraiment être réduit, sinon nous ne tiendrons pas le coup. Également concernant les tests. On a donc besoin de mesures solides."  Ce qui n'est pas aisé, avec une population lassée des restrictions et il "sera encore plus difficile de remporter l'adhésion de la population que lors de la première vague".

    Le virologue flamand espère que le nouveau gouvernement fédéral proposera "une politique audacieuse mais équilibrée. Une approche européenne serait l'idéal mais ça ne reste qu'un rêve", conclut-il.

    ©AFP

  • Les bourgmestres du Hainaut insistent pour des mesures fédérales fortes

    Le gouverneur du Hainaut, Tommy Leclercq, s'est entretenu mercredi après-midi avec les 69 bourgmestres de la province. Les termes de l'arrêté de police du 9 octobre restent en vigueur mais les 69 bourgmestres ont insisté pour que des mesures fédérales fortes soient décidées. Les chiffres épidémiologiques en province de Hainaut sont mauvais.

    De source provinciale, 2.211 cas de Covid-19 ont été enregistrés entre le 26 septembre et le 2 octobre pour 4.689 cas entre le 3 et le 9 octobre. "Notre devoir est de tout faire pour réduire la contamination à la Covid-19", a indiqué le gouverneur Tommy Leclercq dans un communiqué. "Après consultation des bourgmestres ce 14 octobre, ceux-ci souhaitent à l'unanimité maintenir les décisions prises par le gouverneur sur base de l'arrêté provincial du 9 octobre. Les 69 bourgmestres ont également insisté pour que des mesures fédérales fortes soient décidées afin que celles-ci soient cohérentes et homogènes sur l'ensemble du territoire."

    Le gouverneur maintient donc son arrêté qui restera en vigueur jusqu'au 16 octobre, date à laquelle un comité de concertation se réunira au niveau fédéral. L'arrêté du gouverneur renforce notamment le port du masque et impose la fermeture des cafeterias et débits de boissons des clubs de sport. Il interdit également toutes les activités impliquant du porte-à-porte mais contrairement à ce qui prévaut dans certaines provinces wallonnes, aucune couvre-feu n'est en vigueur dans le Hainaut. 

  • Le parlement wallon débat du manque de clarté face aux mesures

     "Il n'y a pas de cacophonie. On ne vit qu'à un seul endroit, dans une seule province et on applique les mesures de l'endroit où l'on vit", a répondu le ministre-président wallon, Elio Di Rupo, aux députées régionales Marie-Martine Schyns (cdH) et Jacqueline Galant (MR) qui l'interrogeaient, mercredi, en séance plénière du parlement wallon, sur la diversité des décisions prises par les cinq gouverneurs de province wallons pour faire face à la recrudescence de l'épidémie de coronavirus.

    "Les bourgmestres sont excédés. Il faut absolument une communication claire si on veut faire respecter les mesures", lui avait auparavant expliqué Jacqueline Galant, députée régionale et bourgmestre de Jurbise (Hainaut). "Nous devons avoir un maximum de mesures généralisées pour que les gens comprennent ce qu'ils peuvent faire", avait renchéri Marie-Martine Schyns en pointant la situation particulière des communes limitrophes de la Communauté germanophone, elle aussi située en province de Liège mais où les règles sont différentes.

    Le comité de concertation vivement attendu

    "Le comité de concertation a effectivement demandé aux gouverneurs et aux bourgmestres de prendre des décisions adaptées à la situation de leur province et de leur commune. Ils ont effectué un travail remarquable pour l'intérêt général", a de son côté assuré Elio Di Rupo. "Les problèmes que vous signalez aux limites des provinces se retrouvent aussi aux frontières des États. On ne vit que dans une province et on applique les mesures en vigueur là où on vit. Si on vit à Liège, on applique les mesures décidées par la province de Liège".

    Et c'est la même chose pour les autres provinces, a-t-il expliqué. "L'intérêt général dépasse les intérêts particuliers", s'est encore défendu Elio Di Rupo alors que les exemples d'incongruités se multiplient. "Ce n'est pas correct de donner une image de cacophonie. Les décisions ont été prises par les gouverneurs en leur âme et conscience après de larges consultations", a-t-il ajouté en rappelant qu'un nouveau comité de concertation était prévu vendredi. "Je n'imagine pas qu'il ne prenne pas d'autres mesures pour l'ensemble du territoire national", a prévenu le ministre-président.

    ©Photo News

  • Les entreprises wallonnes et bruxelloises craignent un second confinement

    Les chefs de PME francophones remarquent un redressement de leur situation par rapport au printemps mais se sentent menacés par la crise et craignent les conséquences d'un nouveau confinement, indique mercredi l'UCM dans sa nouvelle enquête trimestrielle. "Le moral est bas, très bas", s'inquiète l'Union des classes moyennes. "Il faut absolument éviter un nouveau lockdown. Notre économie ne s'en remettrait pas."

    "Il faut absolument éviter un nouveau lockdown. Notre économie ne s'en remettrait pas."

    Selon l'UCM qui a interrogé plus de 1.500 entrepreneurs de Wallonie et de Bruxelles début octobre, l'indice global de santé des PME est remonté à 92,3 après avoir plongé à 88 lors du confinement de mars. Il reste néanmoins encore loin de son point d'équilibre de 100. Plus de la moitié des sondés (56,2%) ont enregistré une activité en recul par rapport à l'année dernière et presque un sur trois (31,2%) prévoit une diminution des effectifs.

    "La limite est atteinte"

    L'incertitude, la situation sanitaire et l'insuffisance de la demande sont devenues les trois préoccupations principales des entrepreneurs, bien avant la pression fiscale, le coût du travail ou les charges administratives. "Les aides publiques ont permis d'amortir le choc, mais la limite est atteinte", ajoute l'UCM. "Une entreprise ne peut pas vivre des mois sous perfusion." L'organisation et ses affiliés demandent au nouveau gouvernement "un cadre stable" pour l'ensemble des secteurs économiques, qui permette le maintien d'une activité rentable.

    Ils réclament également des soutiens ciblés et la prolongation pour toute l'année 2020 des mesures adoptées en mars (report des cotisations sociales et patronales, des dettes fiscales, accord sur les crédits d'investissement avec les banques). L'UCM souhaite par ailleurs rapidement une réunion des présidents de tribunaux de l'entreprise avec les autorités politiques pour limiter les faillites "en activant de manière proactive le principe judiciaire de médiation".

  • "Le baromètre fédéral pas prêt ? Confinement partiel à Vilvorde" (Hans Bonte)

    Hans Bonte, bourgmestre de Vilvorde, plaide mercredi pour l'introduction d'un "confinement partiel" à Vilvorde et dans la périphérie flamande. Le bourgmestre veut introduire un code orange dans l'enseignement, fermer l'horeca et les centres de fitness, et introduire les mêmes règles pour le sport que lors du premier confinement. "Si le baromètre fédéral n'est pas prêt pour la fin de cette semaine, nous introduirons ces mesures à Vilvorde au début de la semaine prochaine", prévient Hans Bonte.

    "Si le baromètre fédéral n'est pas prêt pour la fin de cette semaine, nous introduirons ces mesures à Vilvorde au début de la semaine prochaine."
    Hans Bonte
    Bourgmestre de Vilvorde

    L'évolution du nombre d'infections au Covid-19 dans la périphérie flamande reste préoccupante: huit communes sont dans le top dix des communes flamandes les plus infectées. Vilvorde compte 835 contaminations pour 100.000 habitants ces 14 derniers jours et Machelen, commune voisine, 1.243. "Sans mesures décisives, le secteur de la santé sera bloqué et les écoles fermeront totalement", prévient le bourgmestre.

    Hans Bonte veut donc introduire un "confinement partiel" à Vilvorde et l'élargir à l'ensemble de la périphérie. Les marchés ne seraient plus autorisés qu'à vendre des produits alimentaires et le shopping ne pourrait se faire qu'à deux personnes maximum.  Pour chaque mesure qu'il pourrait introduire, le bourgmestre souhaite que des primes suffisantes ou mesures de compensation soient prévues par les autorités flamandes.

    "Et nous n'introduirons ces mesures que s'il s'avère que le baromètre fédéral (code couleur) n'arrive pas, ou est retardé. Nous espérons naturellement que ce baromètre apportera de la clarté et conduira à des règles simples, transparentes et logiques. Si le baromètre n'est pas prêt d'ici la fin de cette semaine, nos mesures plus strictes commenceront au début de la semaine prochaine", conclut le bourgmestre.

  • Les hôpitaux bruxellois passent en phase 1B

    Les hôpitaux bruxellois passent en phase 1B pour la gestion des malades du Covid. D'ici 48 heures au plus tard, ils devront réserver 50% de leurs lits en soins intensifs pour les malades du Covid, a indiqué le cabinet du ministre bruxellois Alain Maron.

    Tous les hôpitaux belges étaient passés ce mercredi en phase 1A, c'est-à-dire qu'ils doivent réserver 25% des lits en soins intensifs au traitement de malades Covid.  Mais, à la lumière de la situation épidémique dans la capitale, il a été décidé que les établissements bruxellois passeraient, eux, déjà en phase 1B. La décision pourrait avoir pour conséquence la déprogrammation d'autres interventions qui nécessitent un séjour en soins intensifs.

    Plusieurs hôpitaux bruxellois déjà saturés en phase 1A 

    En phase 1A, le Centre hospitalier interrégional Edith Cavell (Chirec) réservait 36 lits pour les patients atteints du Covid-19 et neuf de plus aux soins intensifs. Mais les établissements du groupe - l'hôpital Delta à Auderghem, la clinique Saint-Anne Saint-Rémi à Anderlecht et l'hôpital de Braine l'Alleud-Waterloo - avaient déjà pris en charge 45 personnes dans les unités de soins régulières, indiquaient-ils mardi. Les neuf lits aux soins intensifs sont eux aussi occupés.

    ©REUTERS

  • La Catalogne ferme bars et restaurants pendant 15 jours

    Les bars et restaurants vont être fermés pendant 15 jours dans la région espagnole de Catalogne (nord-est) à partir de jeudi soir afin de freiner la progression de l'épidémie, ont annoncé mercredi les autorités régionales. L'annonce de cette mesure drastique intervient après le bouclage partiel de Madrid et d'autres restrictions prises dans les régions d'Andalousie, de Navarre ou de Galice pour combattre la hausse des contaminations en Espagne, où la pandémie a tué plus de 33.000 personnes.

  • L'école flamande reste en code jaune, l'école francophone se concerte demain

    Malgré le regain épidémique, le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts (N-VA) a décidé mercredi que tout l'enseignement obligatoire en Flandre resterait en code jaune après concertation avec le secteur. En Fédération Wallonie-Bruxelles, cette concertation est prévue ce jeudi.

    M. Weyts a décidé d'en rester au code jaune actuel sur base de l'analyse des chiffres de contaminations en Flandre. La plupart de celles-ci trouvent en effet leur origine en dehors des murs de l'école. En fonction des réalités locales, il pourrait toutefois être décidé de faire passer certaines écoles flamandes en code orange, ce qui impliquerait un enseignement qui alternerait dès la 3e secondaire entre une semaine en classe, suivie d'une autre faite d'enseignements à distance.

    Une série d'adaptations aux modalités pratiques sont toutefois envisagées. Le ministre flamand a néanmoins décidé mercredi que l'enseignement de Promotion sociale (pour adultes) ainsi que l'enseignement artistique décalé passeraient eux bien en code orange. Les établissements concernés ont jusqu'à la fin de ce mois pour s'y adapter. Côté francophone, la ministre Caroline Désir, testée positive au Covid, doit s'entretenir jeudi par visioconférence avec l'ensemble des acteurs scolaires pour faire le point de la situation. Mardi, tirant les conclusions de la fermeture des écoles survenue au printemps, elle avait toutefois rappelé que se priorité était d'assurer le plus longtemps possible un enseignement en présentiel pour les élèves.

  • "L'app Coronalert respecte toutes les règles relatives à la vie privée" (Centre de crise)

    "L'application Coronalert respecte évidemment toutes les règles relatives à la vie privée", a tenu à rassurer, mercredi en conférence de presse, le porte-parole néerlandophone du Centre de crise, Yves Stevens. "Elle peut littéralement être vitale. Prenez vos responsabilités et téléchargez-la", a-t-il ajouté.

    Mercredi matin, le président du parti d'extrême droite Vlaams Belang, Tom Van Grieken, avait déclaré qu'il n'installerait pas l'outil développé par le gouvernement car il n'a "pas confiance en l'État belge". Coronalert "a été testée maintes fois et (son utilisation) a été confirmée par plusieurs instances", a souligné M. Stevens. L'application ne fonctionne pas par géolocalisation, "vous n'êtes donc pas constamment suivis". "Elle n'a pas non plus besoin de vos coordonnées personnelles. Elle note simplement sur votre téléphone - donc pas dans une base de données centrale - les autres utilisateurs de l'app que vous avez croisés à proximité et pendant plus de 15 minutes", a précisé son homologue francophone, Antoine Iseux.

    "L'app n'a pas besoin de vos coordonnées personnelles. Elle note simplement sur votre téléphone les autres utilisateurs de l'app que vous avez croisés à proximité et pendant plus de 15 minutes."
    Yves Stevens
    Porte-parole du Centre de crise

    Plus d'un million de téléchargements

    Indépendante d'une connexion internet, "il suffit d'activer le bluetooth de votre téléphone, au moins lorsque vous vous rendez dans des endroits fréquentés". Les questions relatives à la vie privée sont en outre détaillées sur le site coronalert.be dans l'onglet "Confidentialité et données". L'application constitue depuis fin septembre, une nouvelle arme "dans notre arsenal face au Covid-19", a poursuivi Antoine Iseux. "C'est une barrière complémentaire, qui vient renforcer le suivi de contacts traditionnel" et le respect des six règles d'or.

    Plus d'un million de citoyens ont téléchargé Coronalert, ce qui représente 15% des utilisateurs de smartphones en Belgique. "C'est un bon début mais ce nombre doit augmenter: plus nous installerons cette app, plus les mailles de cette barrière vont se resserrer", a rappelé M. Iseux.

    Coronavirus: comment fonctionne Coronalert, l'app de contact tracing belge?

  • En Europe, les chiffres de la surmortalité explosent

    La première vague de la pandémie de Covid-19 est responsable en moyenne de 20% de plus de morts, de façon directe et indirecte, que les chiffres officiels pour une vingtaine de pays occidentaux, selon une étude publiée mercredi. Dix-neuf nations d'Europe, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont enregistré au total "environ 206.000 morts de plus que prévu si la pandémie de Covid-19 ne s'était pas produite" entre mi-février et fin mai, a rapporté cette étude de modélisation mathématique, parue dans la revue Nature Medicine. Mais seulement 167.000 ont été attribués officiellement au Covid-19.

    La différence, environ 40.000 morts, est à mettre sur le compte de la maladie de deux façons. Directement, quand au début de l'épidémie les hôpitaux débordés n'ont pas pu tester systématiquement tous leurs patients. Et indirectement, avec des décès dus à d'autres causes, que l'encombrement des services de santé n'a pu empêcher. L'Angleterre et le Pays-de-Galles ainsi que l'Espagne apparaissent comme les nations les plus durement touchées, avec une augmentation de 37% à 38% de la mortalité par rapport aux niveaux attendus en l'absence de pandémie -contre une hausse de 18% en moyenne sur l'ensemble des pays analysés.

    La Belgique au 7e rang de la surmortalité

    Suivent l'Italie, l'Ecosse et la Belgique, tandis que la France se classe au 8e rang, avec une augmentation relative des décès de 13%.  Un groupe de dix pays, dont l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Hongrie ou la Norvège, a pu "éviter une augmentation perceptible des décès".

    La maladie causée par le virus Sars-Cov-2 a directement provoqué plus d'un million de morts dans le monde, selon les décomptes officiels. Elle a aussi entraîné des décès de façon indirecte, en raison de ses effets sociaux et économiques et de la perturbation des systèmes de santé (chute de revenus, retards de diagnostic, report d'opérations, baisse de l'activité physique, augmentation des suicides et des violences intra-familiales, etc.).

    Mais aussi des décès évités

    A l'inverse, la baisse de la circulation routière ou l'amélioration de la qualité de l'air pendant le confinement ont pu éviter des décès qui auraient eu lieu sans la pandémie. Connaître ces effets indirects est "nécessaire pour comprendre l'impact réel de la pandémie en termes de santé publique", expliquent les chercheurs de l'Imperial College de Londres. "Ce chiffre (206.000) est similaire au nombre total des décès dus au cancer du poumon, et est plus du double de ceux liés au diabète ou au cancer du sein dans ces pays pendant une année entière", souligne dans un communiqué l'Institut national d'études démographiques (Ined), associé à l'étude.

    Les chercheurs ont utilisé les données sur la mortalité depuis 2010 dans les pays étudiés, pour établir combien de décès ils auraient dû normalement compter sur la période allant de mi-février à mai 2020, si la pandémie n'avait pas eu lieu. Ils ont ensuite comparé ces chiffres au nombre de morts effectivement enregistrés au cours de cette période, toutes causes confondues, pour en déduire l'excès de mortalité imputable au Covid-19.  

  • Les profils des décès ont changé depuis la première vague

    Les experts sont revenus plus longuement sur le sujet des décès mercredi, en comparant certaines données entre la première vague, de mars au 21 juin, et la deuxième période, du 22 juin au 13 octobre. "On peut dire que les décès sont concentrés sur la première vague, avec 94% du total des décès contre 6% des décès liés à la période débutant fin juin. Clairement, ce nombre augmente progressivement", a indiqué Yves Van Laethem.

    L'âge moyen des décès, qui surviennent toujours principalement chez les plus de 80 ans, est passé de 86 à 83 ans. Les décès chez les moins de 65 ans représentent actuellement 10% du total, contre 6% précédemment. "Lors de la première vague, nous avions été frappés par le fait que près de deux tiers des personnes décédées résidaient en maison de repos. Depuis cet été, ce pourcentage est tombé à 45%", a encore relevé le porte-parole.

    Le lieu des décès a aussi évolué: entre mars et juin, la moitié survenait à l'hôpital tandis qu'à partir de cet été, cette proportion a atteint 78%. Enfin, "la manière dont ces décès ont été étiquetés 'Covid' a aussi changé au cours du temps". Aujourd'hui, "88% des décès sont confirmés par une technique extrêmement fiable pour prouver qu'il s'agit bien du coronavirus", a assuré Yves Van Laethem.

  • Le Premier ministre De Croo réalise sa première visite de terrain aux cliniques Saint-Luc

    Le Premier ministre Alexander De Croo, accompagné du ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke, s'est rendu mercredi aux cliniques universitaires Saint-Luc (UCL) à Bruxelles pour sa toute première visite de terrain depuis son arrivée au Seize, début de ce mois.

    MM. De Croo et Vandenbroucke ont rencontré la direction de l'établissement ainsi que les chefs des services des urgences et des soins intensifs. Ils se sont aussi entretenus avec le personnel de ces départements avant d'achever leur visite par les laboratoires où sont analysés les tests corona. 

  • "Il est difficile de ne pas employer le terme de deuxième vague"

    Durant la conférence de presse, Yves Van Laethem a employé un ton grave pour évoquer le fait qu'il était difficile de ne pas utiliser le terme de "deuxième vague". "Vous savez que j'étais réticent de l'employer, mais je me dois de l'employer pour la première fois."

    Cette deuxième vague a lieu dans une grande partie de l'Europe, précise-t-il. Pas seulement chez nous. "Elle était crainte pour l'automne, on doit la prendre au sérieux, mais ce n'est pas pour ça qu'il faut paniquer", tente de rassurer l'infectiologue. "Nous ne sommes pas dans la même situation que celle vécue aux mois de mars et avril derniers. Nous connaissons mieux le virus et nous savons ce qu'il faut faire pour le contrôler. Mais il faut le faire", martèle-t-il. 

    Des mesures plus strictes peuvent nous aider à modifier la courbe. "Mais l'arme la plus puissante, vous le savez tous, c'est de faire ce que ces mesures vous demandent de faire car édicter des mesures n'est pas suffisant. Il faut les appliquer", rappelle encore et encore Yves Van Laethem. Ces mesures, ce sont les 6 règles d'or dont on nous parle maintenant depuis des mois. On sait que beaucoup d'infections ont lieu dans la sphère privée, dans des rencontres familiales ou dans des groupes d'amis. "C'est elles qu'il faut briser à tout prix." 

    Garder ses distances, se laver les mains, porter le masque si nécessaire, réserver nos contacts étroits à un minimum de personnes et surtout, préserver les personnes les plus fragiles

    ©BELGA

  • "La capacité maximale de 2.000 lits en soins intensifs pourrait être atteinte mi-novembre"

    Le nombre de personnes hospitalisées augmente fortement. C'est une accélération constante et maintenue. Il y a une semaine, nous franchissions un cap symbolique de 100 hospitalisations par jour. À certains moments maintenant, nous franchissons le cap de 200 admissions par jour, selon le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus Yves Van Laethem.

    "Cela montre la puissance de cette croissance exponentielle", explique Yves Van Laethem. Au cours des sept derniers jours, on a en moyenne 152 nouvelles admissions. Plus de la moitié des hospitalisations ont lieu à Bruxelles, à Liège et dans le Hainaut. Mais toutes les provinces augmentent clairement. 1.621 patients se trouvent actuellement dans les hôpitaux, donc 281 en soins intensifs. Actuellement, le nombre de patients en réanimation double tous les 12 jours. 

    "Nous avions évoqué l'idée de dépasser le nombre de 1.000 patients en soins intensifs en novembre; cette potentialité est toujours présente", précise Yves Van Laethem. Si ce genre d'augmentation continue, on devrait attendre les 2.000 lits à mi-novembre. "Il faut donc absolument éviter ce scénario." 

  • À Bruxelles, 20% des tests sont positifs

    La répartition des cas au niveau du pays montre un pays dans des nuances de rouge et de rouge foncé. "Les plus fortes hausses sont présentes dans le sud du pays, avec le Brabant wallon en tête", indique Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral Covid-19 lors de la conférence de presse du Centre de crise. 

    Dans le Brabant wallon, les chiffres doublent actuellement tous les 5 jours. Le doublement maximal prévu pour ce type de virus est tous les 3 jours. 

    En chiffres absolus liés à la population, l'augmentation est la plus forte au niveau des provinces de Liège et du Hainaut, avec respectivement 833 et 753 nouveaux cas diagnostiqués par jour en moyenne. 

    Bruxelles en tête 

    Cependant, comme c'est le cas depuis plusieurs semaines, le nombre le plus important de nouveaux cas a été diagnostiqué en Région de Bruxelles-Capitale avec 881 nouveaux cas par jour. C'est une augmentation de 52%. "Cela reste considérable sur une entité où beaucoup de personnes habitent, mais il faut souligner que l'augmentation à Bruxelles est actuellement moins rapide que dans le reste du pays", explique Yves Van Laethem. 

    Cela peut être expliqué par le fait des mesures plus strictes, mais c'est encore un petit peu tôt pour le dire. Une autre explication pourrait résider dans la saturation des centres de testing. 

    En ce qui concerne le taux de positivité, Bruxelles en est à 20%. Une personne sur cinq qui se fait tester est donc positive. "Nous n'avions jamais atteint ce taux jusqu'à présent."

  • Record de plus de 7.000 nouvelles contaminations quotidiennes vendredi

    Vendredi dernier, un record de 7.030 nouvelles contaminations a été enregistré en Belgique, selon les chiffres du tableau de bord de Sciensano présentés mercredi. Entre le 4 et le 10 octobre, il y a eu en moyenne 5.057 nouvelles infections au coronavirus par jour.

  • Vers de nouvelles mesures fortes en France

    "L'heure est grave", va expliquer Emmanuel Macron aux Français mercredi soir avant d'annoncer de nouvelles mesures contraignantes, voire des couvre-feux qui devraient surtout toucher les grandes villes où le Covid-19 s'emballe.

    Depuis plusieurs jours, l'exécutif ne cesse de distiller publiquement comme en privé des messages alarmistes sur le regain de l'épidémie qui menacerait de submerger le système de santé, notamment à Paris où la situation est jugée "dramatique", selon plusieurs sources. Les derniers chiffres montrent encore une augmentation globale du nombre de personnes en réanimation (1.633 pour une capacité actuelle nationale d'environ 5.000 lits) et 84 décès en 24 heures, avec un bilan global de près de 33.000 morts en sept mois.

    Quelles mesures appliquer?

    Mais dans la panoplie de restrictions à sa disposition, qui peuvent aller jusqu'à un couvre-feu total à partir de 20h ou 21h dans les zones les plus frappées par le virus, lesquelles Emmanuel Macron retiendra-t-il? 

    "Toutes les options sont sur la table", répond son entourage, en soulignant à quel point "l'heure est grave". À priori, tout reconfinement national ou local, apparenté à l'arme ultime, semble toutefois écarté, et les dispositions actuellement en vigueur pour les écoles, collèges et lycées devraient être prolongées, comme l'a indiqué mardi soir le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer. Mais Emmanuel Macron pourrait aussi frapper fort, en naviguant sur l'étroite ligne de crête entre impératifs sanitaires, économiques et sociaux.

    Le curseur pourrait aussi bouger sur le recours au télétravail, la régulation des transports ou encore l'ouverture de lieux publics le soir.

  • Un baromètre et de nouvelles restrictions annoncés vendredi?

    Le gouvernement fédéral tablerait sur un durcissement des mesures, sans passer au reconfinement. Selon des informations du Tijd, de nouvelles règles sont envisagées pour renforcer davantage le télétravail. Celui-ci est à nouveau la norme, mais cette règle serait encore trop "laxiste". Du côté francophone, on parle également d'une interdiction des mouvements non essentiels. Mais les acteurs flamands s'y opposent, "cela équivaudrait à un confinement et c'est ce que nous essayons d'éviter", indique-t-on.

    De nouvelles mesures visant l'horeca sont également sous la loupe. Des voix s'élèvent pour mettre les cafés et les restaurants sur un pied d'égalité, avec une heure de fermeture fixe - 23 heures? - et quatre personnes par table.

    Un baromètre? Quel baromètre?

    Enfin, le fameux baromètre du coronavirus devrait être sur la table des discussions vendredi. Celui-ci doit diviser la pandémie en plusieurs couleurs en fonction de l'intensité de la circulation du virus et lui associer un ensemble de règles. Il est à l'étude depuis quelques semaines mais n'a toujours pas été dévoilé, les propositions du Celeval ayant été renvoyées plusieurs fois pour être retravaillées.

    Selon Le Soir, les experts du Celeval auraient remis une nouvelle version de ce baromètre aux responsables politiques, qui doivent désormais s'accorder sur la pertinence de cet outil.

    Mardi, à la Chambre, des députés se sont inquiétés de la lisibilité d'un tel dispositif pour le citoyen. La stratégie nationale repose sur un socle commun de règles à respecter dans tout le pays mais qui peuvent être complétées. "Des mesures complémentaires sur le plan local ou sectoriel, c'est bienvenu, même si c'est compliqué pour le citoyen", a reconnu le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (sp.a). L'élaboration d'un "baromètre" permettrait d'y voir plus clair. Mais l'instrument doit être au point, a averti le ministre: "Il faut être sûr que ce baromètre peut être accroché au mur et y rester."

    Par ailleurs, quelles seront les conséquences immédiates de l'application d'un tel baromètre pour les zones actuellement les plus touchées par la deuxième vague, à savoir Bruxelles et la Wallonie? Le couleur rouge pourrait très vite s'y appliquer, ce qui entraînerait un durcissement encore plus important des mesures.

     

  • Les contaminations quotidiennes franchissent la barre des 5.000 en moyenne

    Entre le 4 et le 10 octobre, il y a eu en moyenne 5.057 nouvelles infections au coronavirus par jour. Il s'agit d'une augmentation de 93% par rapport à la période précédente de sept jours, ressort-il de la mise à jour mercredi matin des chiffres communiqués par l'Institut de santé publique Sciensano.

    Entre le 7 et le 13 octobre, les hospitalisations ont continué leur progression, avec une moyenne de 152 admissions quotidiennes (+81%). Il y a désormais 1.621 patients hospitalisés pour le Covid-19 dans les hôpitaux belges, dont 281 sont en soins intensifs.

    Entre le 4 et le 10 encore octobre, le virus a fait plus de 18 morts (+6,4) en moyenne par jour.

    Depuis le début de l'épidémie en Belgique, 173.240 personnes ont été testées positives au Covid-19 et 10.244 en sont décédées.

    Le taux de positivité des tests, à savoir la proportion des personnes positives sur l'ensemble des personnes testées, atteint désormais 11,7% à l'échelle nationale.

     

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