Publicité

Les partenaires sociaux de la construction se mettent en ordre de marche pour le 4 mai

Chaque chantier devra disposer d'une liste de consignes de sécurité complétée par les mesures spécifiques liées à la pandémie actuelle. ©EPA

La nuit dernière, les partenaires sociaux de la construction ont bouclé un accord. Il cadre les règles sanitaires et de sécurité pour la reprise des chantiers théoriquement prévue le 4 mai prochain.

L’accord signé dans la nuit de jeudi à vendredi liste bien sûr les règles de distanciation sociale à imposer et à auto-contrôler sur les chantiers où le travail va reprendre progressivement début mai. Sur les petits chantiers, les entreprises générales devront veiller au grain et faire appliquer les consignes par les sous-traitants – y compris le contrôle renforcé des attestations de travail – en assurant la bonne mise en œuvre des mesures listées et des éventuelles mises en quarantaine, si nécessaire. Ce n’était déjà pas évident partout avant; ce le sera encore moins aujourd’hui, avec toutes les tensions qu’on peut imaginer lors du croisement de certaines équipes et métiers.

Sur les chantiers plus importants, les conseillers chargés de la sécurité sur chantier devront amender les cahiers des charges existants avec des listings précis ciblant les consignes de prévention sanitaires particulières liées à la pandémie actuelle. "Dans un premier temps, on va d’abord planifier et encadrer tout cela avec les différents intervenants et travailleurs détachés. Puis on reprendra le travail progressivement, sans précipitation car tout ceci est nouveau et très contraignant pour tout le monde", précise un chef de chantier.

Les partenaires ont également convenu que toutes ces mesures cadrées sur papier devront être contrôlées par le Comité pour la prévention et la protection au travail (CCPT) ou par la délégation syndicale, quand elle est représentée. Les petites entreprises qui ne disposent pas d'une délégation syndicale devront effectuer une analyse de risques par poste de travail et la tenir à disposition de tous les travailleurs concernés, y compris pour les déplacements de personnel vers et depuis le chantier.

L’objectif visé est d’élaborer d'ici mardi prochain une proposition commune de protocole afin de permettre la reprise généralisée des activités de construction dès le 4 mai prochain. Mais certains n’excluent pas de déjà reprendre progressivement le travail sur certains chantiers pilotes, pour être en ordre de marche à la date-butoir.

Cas détectés. L’ouvrier décidera... en théorie

D'ici le 4 mai, les consignes de sécurité approuvées par les partenaires sociaux du secteur de la construction devront être mises en place sur les chantiers rouverts. ©REUTERS

L’accord intervenu la nuit dernière va plus loin – et c’était une exigence des organisations syndicales: "Tous les travailleurs concernés auront la possibilité de répondre positivement ou non à la demande de l'employeur lorsque des travaux devront être effectués dans un bâtiment au sein duquel un ou plusieurs cas de coronavirus seront déclarés". Idem si le travailleur peut démontrer par attestation médicale faire partie d’un groupe considéré à risque (diabète par exemple). On verra à l'usage si cette exigence est praticable, tant les pressions risquent d'être fortes par endroit, selon qu'une délégation syndicale est effective ou pas.

Selon cet accord toujours, les interventions et activités classées non urgentes pourront donc reprendre et se poursuivre à condition que les règles de distanciation sociale soient respectées, sans exception. Dans le cas contraire, les travaux pourront être suspendus, complètement ou partiellement. Et pour ensuite reprendre les travaux, il faudra faire appel au service de prévention interne ou externe, dont est membre l'entreprise de construction.

Lors d’activités et interventions urgentes, qui ne peuvent être reportées pour des raisons de sécurité, de dommages, de santé ou d’hygiène, si la distanciation sociale ne peut vraiment pas être garantie à tout moment, le non-respect des consignes de prévention devra être limité au strict minimum. Et même dans ces cas précis, des moyens et mesures de protection devront être mis à disposition des ouvriers concernés par les employeurs.

Constructiv, en cas de problèmes

Pour toutes les situations qui posent problème, employeurs et travailleurs pourront faire appel à un point de contact chez Constructiv, l'organisation de services des partenaires sociaux de la construction. Des conseillers en sécurité y fourniront les conseils nécessaires pour que les travaux puissent se poursuivre en toute sécurité, "conformément aux mesures prises pour lutter contre le coronavirus et en respectant les fiches de prévention existantes".

Lors d’activités et interventions urgentes, si la distanciation sociale ne peut vraiment pas être garantie à tout moment, le non-respect des consignes de prévention devra être limité au strict minimum. ©AFP

Tout savoir sur le coronavirus Covid-19

La pandémie de coronavirus Covid-19 frappe de plein fouet la vie quotidienne des Belges et l'économie. Quel est l'impact du virus sur votre santé et sur votre portefeuille? Les dernières informations et les analyses dans notre dossier. 

Par thématique:

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité