Les tests covid bientôt payants en France pour les touristes

Jusqu'à présent, les ressortissants de 30 pays européens ont pu se faire rembourser leurs dépistages par l'Assurance maladie française, voire bénéficier du tiers payant dans certains cas. ©Photo News

Dès le 7 juillet, les tests de dépistage du coronavirus seront payants en France pour les touristes en provenance de l'étranger, y compris les Belges.

Les grandes vacances commencent et les conditions de remboursement des tests de dépistage du Covid-19 se durcissent pour les touristes étrangers en France, en attendant un possible tour de vis dans l'Hexagone pour les Français. Jusqu'à présent, les ressortissants de 30 pays européens (Union européenne, Islande, Liechtenstein, Norvège, Suisse) ont pu se faire rembourser leurs dépistages par l'Assurance maladie française, voire bénéficier du tiers payant dans certains cas.

49
euros
Les touristes en France devront débourser 49 euros pour un test PCR et 29 euros pour un test antigénique.

Une "gratuité" défendue en mai par le secrétaire d'État aux Affaires européennes Clément Beaune, au nom de "l'attractivité touristique, parce qu'on a envie de rester la première destination mondiale, c'est un enjeu économique pour nous".

L'enjeu n'en valait visiblement pas la chandelle. À quelques jours de la haute saison, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a annoncé que les tests seraient désormais "payants dès le 7 juillet pour les touristes étrangers, à hauteur de 49 euros pour les PCR et 29 euros pour les antigéniques". Un revirement justifié par "une question de réciprocité, sachant que ces tests sont payants dans la plupart des pays pour les Français qui voyagent".

Pousser à la vaccination

Les restrictions visant les touristes augurent d'une mesure plus générale: l'arrêt du remboursement des tests sans raison médicale. Une manière de pousser les récalcitrants à se faire vacciner sans instaurer d'obligation formelle, tout en limitant les frais pour la Sécurité sociale française, qui devrait dépenser 5 milliards d'euros rien que pour les tests cette année.

L'Académie de médecine a fourni l'angle d'attaque il y a dix jours, en visant les tests "pour convenances personnelles", vite rebaptisés "tests de confort". "C'est une piste qui est à l'étude, mais pas tout de suite", a confirmé, ce mardi, le ministre de la Santé, Olivier Véran, prenant justement pour exemple un "test de confort" effectué "avant d'aller en discothèque" alors "qu'on n'est pas symptomatique (ni) cas contact".

Le couperet n'est pas encore tombé car "nous avons encore besoin que chacun puisse se faire tester sans frein" et donc sans "aucun obstacle financier", a dit le ministre de la Santé, qui l'envisage néanmoins "lorsque la vaccination aura été proposée à tous les Français", c'est-à-dire "sans doute en septembre".

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