Lufthansa promet une croissance sur l'Amérique et l'Afrique pour Brussels Airlines

D'ici 2026, Brussels Airlines ambitionne de desservir également Boston, Newark, Miami, Nairobi, et Kilimandjaro. ©BELGA

Si Brussels Airlines survit, elle entend desservir aussi Newark, Nairobi ou Miami d'ici 2026. Le 20 mai prochain, sa liquidité sera dans le rouge, à -11 millions d'euros.

Sous les feux des projecteurs avec son lourd plan social et sa demande d'aide d'État, Brussels Airlines essaye de rassurer personnel et gouvernement. Elle a présenté un plan de développement à long terme au personnel, dont L'Echo a pris connaissance.

Pour la période 2023-2026, Lufthansa estime que Brussels Airlines est idéalement placée pour les marchés américain et africain notamment grâce à l'acquisition d'A321XLR, ces monocouloirs capables de couvrir de longues distances. D'ici 2026, Brussels Airlines ambitionne, en plus de ses destinations actuelles, de desservir Boston à raison de 6 vols par semaine, d'établir une connexion quotidienne vers Newark, mais aussi de voler sur Miami. En Afrique, s'ajouteraient comme destinations, Nairobi (Kenya) et l'aéroport international du Kilimandjaro (Tanzanie).

L'idée est de faire passer la flotte de longs courriers de 8 à 12 avions d'ici 2026 avec un focus sur les A333 et ces A321XLR. Brussels Airlines passerait de 30 à 34 avions pour sa flotte court courrier sur la même période. Alors que la société possède encore 14 A319, l'idée serait de les remplacer progressivement par des A320.

Evidemment, tous ces beaux projets ne se réaliseront que si Brussels Airlines atteint ses objectifs dont celui d’atteindre une marge EBIT ambitieuse de 8%.  

La compagnie table sur 7,2 millions de passagers en 2021 avec une progression jusqu'à 10,7 millions de passagers en 2026, pour 10,2 millions en 2019. 

Les coffres sont vides

Mais le premier enjeu reste de survivre à la crise, comme l'explique la compagnie dans un courrier envoyé au gouvernement que L'Echo a pu consulter. Le 20 mai prochain, la liquidité de la compagnie sera négative de 11 millions d'euros. Les fameux 290 millions d'euros d'aide d'État sous forme de crédit-pont concernent en fait les seuls besoins de liquidités de Brussels Airlines pour 2020. Actuellement, la compagnie accuse une perte opérationnelle de 36 millions d'euros par mois.

D'ici 2023, elle aura besoin d'une injection de capital de 200 millions d'euros, ressort-il de la lettre. 

L'objectif d'une marge Ebit de 7 à 8% d'ici 2022 est repoussé à 2025. Parmi les 950 Belges que la société entend licencier dans le cadre de ses 1.000 licenciements, figurent 470 membres du personnel de cabine et 191 pilotes. Parmi les travailleurs concernés, 92 seraient éligibles pour un départ anticipé à la pension.

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