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"Nous avançons vers le printemps de la liberté": voici le calendrier de déconfinement présenté par De Croo

Le Comité de concertation se réunissait à nouveau ce vendredi afin de réévaluer la situation épidémique et décider d'assouplissements des mesures sanitaires. La bulle de contacts à l'extérieur sera ainsi élargie à 10 personnes dès ce lundi. Un calendrier de déconfinement a également été présenté.
  • Voici le calendrier de déconfinement

    "La situation reste délicate et nous devons rester prudents. Néanmoins, nous savons qu'il faut donner des perspectives. En mars, nous allons permettre de se regrouper dans des groupes plus larges à l'extérieur. Nous devons avoir une résilience suffisante pour continuer à appliquer les mesures. En avril, nous mettrons en place un plan plein air, toujours avec un masque et toujours à l'extérieur. En mai, nous espérons avoir atteint un niveau de vaccination suffisant pour parler d'activités intérieures, pour le commerce, les sports, la culture, l'horeca, mais aussi l'élargissement des contacts sociaux", a indiqué le Premier ministre Alexander De Croo lors de la conférence de presse.
    "En mai, nous allons également accélérer sur les tests rapides et les auto-tests. Nous avançons pas et pas et c'est comme ça que nous irons vers le printemps de la liberté", a-t-il ajouté, rappelant toutefois que ce calendrier de déconfinement était "indicatif" et dépendait de "l'évolution de la situation sanitaire". Il sera ainsi réétudié dès le prochain Comité de concertation du 28 mars.
    Pour le mois de mars:
    A/ Le 8 mars:
    • La bulle de contacts à l'extérieur passe de 4 à 10 personnes. 
    • Les funérailles pourront réunir 50 personnes maximum, au lieu des 15 actuellement.
    • Les enfants de moins de 13 ans pourront participer à des activités dans des groupes de 10 à l'intérieur ou de 25 à l'extérieur.
    • Les jeunes de moins de 19 ans pourront, eux, participer à des activités dans des groupes de 10 à l'extérieur. Cela reste interdit à l'intérieur.
    • Les photographes pourront à nouveau recevoir des clients, avec un maximum de 1 client par 10 mètres carrés. L'ouverture des saunas privés est également prévue et sera autorisée aux personnes habitant sous le même toit. Par contre, les jacuzzis, les cabines à vapeur et les hammams resteront inaccessibles.

    B/ Le 15 mars:

    • Les élèves des écoles primaires et secondaires pourront participer à des activités scolaires extra-muros, telles que des excursions d’une journée.
    • Les étudiants de l'enseignement supérieur vont pouvoir revenir en présentiel 1 jour par semaine.
    • Les étudiants "vulnérables", en enseignement spécial et enseignement professionnel à temps partiel, pourront revenir à temps plein à l'école.

    Pour le mois d'avril:

      • Les activités extérieures organisées pourront rassembler 10 personnes maximum, quel que soit leur âge.
      • Toujours en extérieur, les évènements, culturels ou non, comme les services du culte, seront permis pour des groupes de 50 personnes maximum.
      • Les parcs d'attractions vont pouvoir rouvrir.
      • Les marchés seront également rouverts.
      • Pendant les vacances de Pâques, les activités organisées et camps de mouvements de jeunesse pourront se tenir avec maximum 25 jeunes de moins de 19 ans. Le camp pourra avoir lieu si tous les participants ont été testés avant et à la fin de celui-ci. 
      • L'interdiction des voyages non-essentiels devrait être levée le 18 avril, bien que les voyages seront toujours fortement déconseillés après cette date. Une évolution sera faite lors du prochain Codeco le 28 mars.
      • A partir du 19 avril, après les vacances de Pâques donc, les élèves du primaire et du secondaire seront de retour tous les jours à l'école.

      Pour le mois de mai:

      • Les bars et restaurants vont pouvoir rouvrir, en intérieur comme en extérieur.
      • Il y a aura plus de possibilités à l'intérieur et à l'extérieur, entre autres en matière de: contacts sociaux, shopping, commerce ambulant, culture, évènements, marchés, foires, animations pour les jeunes, vie associative, sport, services de culte, soins à domicile et fitness.

    • La Conférence épiscopale est satisfaite des nouvelles perspectives

      La Conférence épiscopale s'est estimée satisfaite des assouplissements des mesures sanitaires annoncés ce vendredi soir. "Autoriser 15 personnes revient à n'autoriser la présence que des proches du défunt. Cinquante personnes, c'est raisonnable", souligne l'un de ses porte-parole.

      La Conférence épiscopale souhaite cependant obtenir davantage d'informations au sujet des célébrations religieuses autorisées à réunir 50 personnes à l'extérieur à partir d'avril. "Les célébrations catholiques ont lieu à l'intérieur tout comme pour les autres religions telles que l'islam et le judaïsme". "Si nous pouvons rassembler plus de monde à l'extérieur, nous organiserons davantage à l'extérieur", indique Tommy Scholtès, porte-parole francophone de la Conférence épiscopale.

    • Les exploitants de cinémas "très déçus"

      Les annonces du Comité de concertation sèment la désolation auprès des exploitants de salles de cinéma, qui déplorent de ne pouvoir ouvrir pendant les vacances de printemps (Pâques), a réagi ce vendredi soir Thierry Laermans, secrétaire général de la Fédération des cinémas de Belgique (FCB). "Nous sommes très déçus de ne pas être une alternative de détente pour les congés de Pâques alors que nous avons déjà raté plusieurs vacances", a déclaré M. Laermans.

      Selon les plans dévoilés par le Comité de concertation, les cinémas devraient attendre au moins jusqu'au 1er mai pour espérer rouvrir leurs salles. Le secrétaire général de la FCB dénonce que la gestion de la crise se poursuive en s'accrochant à une distinction entre les activités extérieures et intérieures. "Cela a perdu toute valeur pour nous à partir du moment où on a autorisé plusieurs activités intérieures comme la coiffure, le massage, le tatouage et le shopping. Les études montrent que les cinémas ou les théâtres sont moins dangereux", avance M. Laermans. "Nous sommes fermés juste parce que c'est une activité à l'intérieur et c'est ce qui nous gêne le plus."

      Le secrétaire général met en outre en exergue que l'ouverture des cinémas pendant l'été a montré que les exploitants étaient capables d'ouvrir tout en respectant les mesures sanitaires. Il pointe qu'au Grand-Duché du Luxembourg et en Espagne, les cinémas sont ouverts, que l'Italie envisage de bientôt les ouvrir et que le déconfinement cinématographique s'amorce aussi aux Etats-Unis. "Cela veut dire que les films vont commencer à sortir plus rapidement et si nous sommes fermés, nous allons les rater et perdre les recettes qui vont avec", déplore M. Laermans.

    • Partager un barbecue en extérieur "ne sera pas pour tout de suite" (Van Ranst)

      Marc Van Ranst a précisé ce vendredi, sur le plateau de VTM, que les barbecues dans les jardins devront être reportés pendant un certain temps encore. "S'asseoir pour manger au coude à coude, ce n'est pas encore possible", a déclaré le virologue. "Encore une fois: pour les activités de plein air, les gens devront garder leurs distances et porter un masque buccal", a-t-il ajouté alors que le comité de concertation a autorisé les rassemblements de 10 personnes en extérieur selon certaines conditions. Le virologue a néanmoins précisé que les experts avaient aussi suggéré de "permettre ces activités de plein air". "Tant que cela se fait à l'extérieur et que les précautions sont respectées, le risque n'est pas trop élevé", a-t-il souligné.

      Steven Van Gucht, sur le plateau de Terzake, a tout de même rappelé qu'on "peut aussi s'infecter à l'extérieur". Le virologue a même reconnu qu'il était "un peu inquiet" de cet élargissement. Marc Van Ranst a aussi commenté la réouverture de l'horeca prévue le 1er mai si la situation sanitaire le permet. "Nous espérons que d'ici là, la situation sera meilleure", a-t-il répondu. "C'est encore long et beaucoup de choses peuvent encore arriver. Si les choses devaient mal tourner, nous pouvons toujours revenir sur notre décision. Mais sachant que la vaccination va se poursuivre, tout ira bien".

      Les voyages non essentiels restent interdits jusqu'au 18 avril (avec une évaluation le 26 mars lors du prochain comité de concertation), "une bonne chose pour empêcher la propagation du virus et de ses variantes", a estimé M. Van Ranst. Selon M. Van Gucht, les trois prochaines semaines sont "vraiment cruciales". L'infectiologue anversoise Erika Vlieghe a, pour sa part, rappelé qu'il "sera très important que la situation épidémiologique et la situation dans les hôpitaux soient étroitement surveillées sur une base hebdomadaire. Si nous voulons que le plan soit respecté, nous devrons tous faire de notre mieux", a précisé la présidente du GEMS, le groupe d'experts qui conseille le gouvernement.

    • A la Côte, on redoute déjà l'affluence en cas de beau temps à Pâques

      Le gouverneur de la province de Flandre occidentale, Carl Decaluwé, ne cache pas sa crainte à la perspective d'une forte affluence à la Côte belge durant les vacances de Pâques, d'autant que l'horeca n'aura pas encore rouvert ses portes. En cas de beau temps, cela pourrait être très compliqué, a-t-il réagi ce vendredi.

      Le gouverneur de Flandre occidentale demande d'ores et déjà des renforts policiers durant les vacances afin de surveiller l'afflux de touristes et de veiller au respect des mesures. "Je demande au moins autant de policiers à la mer que pendant les vacances d'été car je m'attends à ce qu'il y ait au moins autant de monde. Nous pensons même qu'il pourrait y avoir plus de monde que pendant les grandes vacances".

    • "Grosse déception" pour les arts de la scène qui sont dans l'incompréhension

      Les annonces du Comité de concertation sont une "grosse déception", a réagi Philippe Degeneffe, président la Fédération des employeurs des arts de la scène (FEAS). Le secteur se désole de devoir attendre jusqu'au 1er mai pour espérer rouvrir. "Nous espérions du neuf pour mars puis nous avons compris que ce ne serait pas le cas. On misait ensuite vraiment sur une réouverture après les vacances de Pâques pour pouvoir sauver une partie de notre saison", explique M. Degeneffe. Il semble qu'il faudra attendre au moins jusqu'au 1er mai. "Cela signifie que nos saisons sont définitivement enterrées car les mois de mai et juin marquent la fin de nos saisons", souligne le président la FEAS.

      D'autant plus que les conditions de réouverture n'ont pas été annoncées. Quelle jauge de spectateurs sera autorisée?, s'interroge notamment M. Degeneffe. "Nous restons dans la même incompréhension alors que les études européennes montrent que les contaminations n'ont pas lieu dans les salles de spectacles. Nous ne comprenons pas pourquoi on ne prend pas en considération l'importance de la culture", non seulement d'un point de vue économique, pour les acteurs du secteur, mais aussi pour "l'équilibre mental" qu'elle apporte au public.

    • Les étudiants koteurs pourront choisir de former une "bulle de kot"

      La ministre de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles a détaillé ce vendredi soir les protocoles encadrant la reprise partielle de l'enseignement en présentiel dans le supérieur dès le 15 mars. Dans ce cadre, les étudiants koteurs pourront notamment choisir de former entre eux une 'bulle de kot', leur donnant les mêmes droits que les ménages 'ordinaires'. S'ils font ce choix, ils sont invités à limiter leurs déplacements entre leur kot et le domicile de leurs parents.

      Par ailleurs, les établissements sont invités à organiser les activités d'apprentissage en fonction de leurs priorités pédagogiques, en veillant à offrir une perspective de retour partiel en présentiel à tous les étudiants d'ici la fin de l'année académique. L'occupation des locaux de cours sera limitée à 200 personnes par local, dans le respect d'une distance physique de minimum 1,50 mètre, avec port du masque obligatoire. La circulation au sein des établissements se fera en sens unique dans la mesure du possible et toujours fléchée. L'entrée et la sortie des salles de cours doivent être organisées de manière à respecter les mesures de distanciation.

      Après les activités d'apprentissage ou d'évaluation, les étudiants devront immédiatement quitter les lieux de manière individuelle. Les laboratoires, travaux pratiques et cours artistiques sont autorisés, avec masque obligatoire. Les bibliothèques, médiathèques et salles informatiques sont également ouvertes, moyennant le port du masque et le respect d'une distance physique de minimum 1,50 mètre. L'autorisation d'organiser des activités en présentiel n'implique pas l'obligation d'y assister. Pour les activités organisées en présentiel dont le suivi serait en temps normal obligatoire, les établissements seront attentifs à ne pas préjudicier les étudiants qui auraient signalé une impossibilité justifiée à y assister et invités à trouver, dans la mesure du possible, des solutions alternatives, a encore souligné la ministre.

    • La FEB plaide pour une accélération de la vaccination

      Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) salue de son côté l'arrivée de perspectives mais "ne comprend pas pourquoi" elles sont fixées à si long terme. "Ce comité de concertation s'est une fois de plus terminé par un 'flop' pour de trop nombreux indépendants", se désole le SNI, qui pointe des incohérences, comme le fait d'autoriser les parcs d'attractions à rouvrir en avril mais les forains en mai. Le SNI se réjouit qu'une date de réouverture ait été donnée au secteur horeca, même s'il aurait préféré une réouverture en avril, mais attend plus de précisions. Combien de personnes pourront être à table ensemble? A quelle distance? Ces éléments sont primordiaux pour les restaurateurs et cafetiers. Le syndicat réclame de nouvelles mesures de soutien pour l'horeca en attendant que leurs portes se rouvrent, "il en va de leur survie".

      La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) ajoute son plaidoyer pour une accélération de la vaccination et demande que le plan de déconfinement soit affiné "afin de donner davantage de perspectives aux secteurs fermés". L'administrateur délégué de l'organisation patronale flamande Unizo, Danny Van Assche, se réjouit, lui, qu'un véritable calendrier "émerge clairement". Toutefois, il reste deux mois à attendre avant un déconfinement plus large, ce qui reste "une longue période pendant laquelle une grande partie de l'économie est au point mort.

    • Le secteur de l'enseignement accueille favorablement la reprise du présentiel après Pâques

      Le monde de l'enseignement accueille favorablement la décision de reprendre les cours totalement en présentiel à partir du 19 avril, soit après les vacances de Pâques. "C'est une bonne décision", a commenté Laurent Léonard, président du Conseil de l'Enseignement des Communes et des Provinces (CECP). "Donner une perspective avec une date est une bonne chose, même si cela reste prudent. Il faut bien se rendre compte que nos enfants étaient de plus en plus en difficulté."

      "Nous n'avions pas pronostiqué de date et nous plions à l'avis des experts", a indiqué pour sa part Conrad Van de Werve, directeur de la communication du Segec (Secrétariat Général de l'enseignement catholique). "La reprise après Pâques offrira aux établissements le temps nécessaire pour se préparer à rebasculer en présentiel". L'autorisation des activités en extérieur à partir du 15 mars en une mesure "positive en soi", a-t-il ajouté.

    • Les agences de voyage sous le choc face au maintien de l'interdiction de voyager

      Anne-Sophie Snyers, secrétaire générale de l'Union professionnelle des agences de voyages (Upav), est "choquée" de la décision prise par le Comité de concertation de prolonger jusqu'au 18 avril (avec réévaluation le 26 mars) l'interdiction des voyages non essentiels au départ et à destination de la Belgique. "Je n'osais même pas imaginer qu'ils repousseraient encore l'ouverture des frontières après les vacances de Pâques", tombe-t-elle des nues. "Les réservations du premier trimestre représentent normalement 36% des ventes annuelles, nous sommes cette année à 1%", souligne Anne-Sophie Snyers.

      "Et on ne nous présente aucun argument probant pour justifier ce nouveau report!" À ces ventes quasi inexistantes s'ajoute le problème des bons à valoir émis durant le premier confinement, entre le 20 mars et le 19 juin, et qui, un an plus tard, arrivent donc à échéance. Afin de protéger le secteur des vacances à forfait de la faillite, le gouvernement avait en effet mis en place un système de vouchers pour indemniser les voyageurs dont l'escapade avait été annulée en raison de la crise du coronavirus. Ces bons donnent droit à un remboursement si, arrivés à leur terme, ils n'ont pas été utilisés. "Demain, le téléphone va sonner de toutes parts pour demander un remboursement, mais nous ne pouvons pas rembourser, nous n'en avons pas les moyens", assène la secrétaire générale de l'Upav.

      "Nous avons demandé un prêt à l'État pour honorer ces remboursements, auxquels nous sommes légalement tenus, mais n'avons toujours pas obtenu de réponse." "Le gouvernement nous dit que la situation sera revue le 26 mars mais les gens ne vont pas attendre et vont annuler leurs vacances", poursuit Mme Snyers, qui fustige ce nouveau report et le manque de perspectives qui l'accompagne pour le secteur. Si les voyages sont dépendants de l'ouverture des frontières, leur planification l'est également des codes couleur assignés aux différents pays étrangers. Or, "pour le moment, l'espace hors-Schengen reste rouge, par exemple", illustre la représentante de l'Upav, qui déplore en outre les "effets d'annonce de certains ministres". "Nous avons été patients mais, aujourd'hui, c'est juste un manque de respect envers le citoyen et le secteur", ajoute-t-elle, amère.

    • Les parcs d'attractions se réjouissent des perspectives d'ouverture pour Pâques

      Les parcs d'attractions sont satisfaits de la perspective qui leur a été donnée par le Comité de concertation vendredi de pouvoir - si la situation sanitaire le permet jusque-là - ouvrir le 1er avril prochain. "Nous nous réjouissons de pouvoir ouvrir pour les vacances de Pâques", a commenté une porte-parole de Walibi. "Les vacances de Pâques coïncident avec le moment où nous ouvrons traditionnellement pour la saison. Nous nous réjouissons donc d'avoir eu cette perspective pour ouvrir le 1er avril", a-t-elle souligné. Les employés du parc mettront donc à profit les prochaines semaines pour peaufiner les préparatifs afin d'accueillir les visiteurs dès le mois d'avril.

      Le CEO de Plopsa s'est aussi réjoui de cette annonce. "Tout est bien sûr susceptible de changer, mais nous sommes heureux qu'il y ait déjà un peu plus de perspectives. Dans les parcs Plopsa, nous avons déjà commencé les préparatifs pour la réouverture", a déclaré Steven Van den Kerkhof. La semaine dernière, le CEO de Plopsa critiquait encore le manque de perspectives.

      Des parcs d'attractions tels que Bellewaerde, Bobbejaanland, Baudouin Park, Plopsa, Sea Life et Walibi avaient même saisi le Conseil d'État, car ils se sentaient injustement traités par les décisions du Comité de concertation de maintenir fermer les parcs d'attractions au moins jusqu'au 1er avril. Mais leur recours en suspension en cas "extrême urgence" a été rejeté.

    • Universités et étudiants saluent une "première étape" du déconfinement

      La décision du Comité de concertation d'autoriser, à partir du 15 mars, un maximum de 20% d'enseignement en présentiel dans l'enseignement supérieur représente "une première étape importante", a estimé la présidente de la Fédération des étudiants francophones (FEF), Chems Mabrouk. "Un pas en avant, limité et prudent", juge également le président du Conseil des recteurs. "Il faudra laisser de plus en plus d'étudiants revenir sur les campus avec les semaines qui passent, en fonction de l'évolution de la situation sanitaire", plaide Chems Mabrouk.

      "Ce n'est pas un caprice, c'est une nécessité: 60% des étudiants sont en décrochage, 80% se disent fragilisés psychologiquement", rappelle-t-elle. "La mesure indique l'importance accordée à l'enseignement et aux jeunes, ce qui est un message positif", juge Pierre Wolper, président du Conseil des recteurs et recteur de l'Université de Liège. "Cela donne un peu d'air mais nous laisse quand même principalement dans une situation d'enseignement à distance", précise-t-il, estimant tout de même que cela vaut mieux qu'un retour en arrière par la suite. "En pratique cependant, ce n'est pas très facile à gérer", nuance-t-il. "Nous allons essayer d'assurer une certaine régularité pour nos étudiants, mais tous ne pourront pas forcément avoir 20% de présence. Nous privilégierons ceux qui ont le moins de contacts actuellement, avec une attention particulière pour les étudiants en première année."

    • Réouverture de l'horeca: "une très bonne nouvelle" pour un secteur "aux abois"

      La réouverture de l'horeca en intérieur et en extérieur prévue à partir du 1er mai, sous protocole strict, est une "très bonne nouvelle", ont réagi plusieurs fédérations du secteur "aux abois" après plusieurs mois de fermeture en raison de la pandémie de coronavirus. La décision du Comité de concertation "donne une vraie perspective", s'est réjoui l'administrateur de la fédération Horeca Bruxelles, Fabian Hermans. "Mais deux mois, c'est encore long. Il va falloir trouver des fonds pour tenir jusque là alors que les caisses sont vides".

      "Après plusieurs mois de fermeture, la situation des cafetiers est catastrophique", a ajouté la présidente de la Fédération des cafés de Belgique (Fedcaf), Diane Delen, qui se dit "très prudente" sur la date du 1er mai "qui n'est pas encore définitive". Le calendrier présenté est en effet conditionné à l'évolution de la situation épidémiologique dans le pays. La réouverture des cafés et restaurants sera par ailleurs soumise au respect d'un protocole sanitaire strict, dont les modalités doivent encore être précisées. Une réunion de concertation avec le secteur est prévue le jeudi 11 mars.

    • L'UCM dénonce des réouvertures "hypothétiques" liées à une "vaccination chaotique"

      Si le Comité de concertation a donné quelques perspectives, comme la réouverture du secteur horeca au 1er mai, l'heure n'était pas à la fête du côté de l'Union des classes moyennes (UCM). Celle-ci dénonce un "calendrier de réouvertures hypothétiques en raison d'une vaccination chaotique". "Les indépendants paient cash les retards de vaccination", s'énerve l'UCM.

      "L'impression de crier dans le désert se conjugue à notre déception", réagit l'organe qui représente les indépendants. L'UCM fustige une gestion de la crise sanitaire "par des restrictions et fermetures, sans prendre en compte la capacité des professionnels à exercer leur métier en sécurité (...) et sans envisager d'alternatives (comme les tests rapides)". Pour l'Union, les autorités belges "ignorent dangereusement le mécontentement qui monte", marqué par de multiples manifestations et protestations, qui ne sont pourtant que la partie émergée de l'iceberg.

      "Des secteurs entiers se vident de leurs entrepreneurs et de leurs salariés, découragés par l'absence de perspectives et qui pour vivre, abandonnent un métier souvent synonyme de passion." L'organe estime qu'il fallait non seulement revoir la campagne de vaccination mais aussi "toute la méthode de gestion de l'épidémie et de ses conséquences. Les indépendants et PME de nombreux secteurs ne sont pas écoutés et ne se sentent pas respectés". L'UCM réclame enfin de nouvelles compensations financières de la part des Régions pour l'ensemble des secteurs encore fermés.

    • Les mesures additionnelles bruxelloises examinées la semaine prochaine

      "A Bruxelles, nous examinerons en début de semaine prochaine avec les bourgmestres les mesures additionnelles que nous avons prises en complément des mesures fédérales. Il s'agit, outre le couvre-feu, de la fermeture des magasins à 20h, de l'interdiction de vente d'alcool, du port du masque généralisé,...", a indiqué le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort.

    • Des assouplissements pour les écoles dès la mi-mars, confirme Elio Di Rupo

      "Il y aura plusieurs phases (d'assouplissement des mesures sanitaires)", a confirmé ce vendredi le ministre-président wallon Elio Di Rupo à la sortie du comité de concertation. "Dès la mi-mars avec les écoles, en avril avec du plein air et puis, au mois de mai, des activités intérieures et extérieures", a-t-il indiqué sans donner davantage de détails.

      "Au mois de mai, nous pouvons espérer que toutes les personnes qui ont plus de 65 ans auront déjà au moins reçu une dose du vaccin." Elio Di Rupo a également annoncé que le prochain comité de concertation est prévu le 26 mars.

    • Le point à 18h30

      Le Comité de concertation a commencé vers 14h et s'est terminé vers 18h. L'atmosphère y a été tendue. De légers assouplissements sont attendus. Certains autour de la table voulaient élargir la bulle de contacts d'une à deux personnes et ne pas se contenter des contacts à l'extérieur. Ce ne sera finalement pas le cas. Seule une augmentation du nombre de contacts sociaux à l'extérieur à dix est prévue dès ce lundi.

      Vendredi passé, le comité de concertation a décidé d'un temps mort pour se donner le temps d'examiner la situation. Les dirigeants politiques du pays sont face à une équation compliquée: le nombre d'hospitalisations augmente, mais il n'explose pas comme on le redoutait vendredi passé. "Nous devons trouver des réponses équilibrées aux attentes des citoyens, entre les nécessités du corps et de l'esprit, les mesures sanitaires et les mesures en lien avec la santé mentale. On demande de pouvoir permettre des contacts sociaux avec les précautions que l'on connaît", a souligné à son arrivée le vice-Premier ministre Ecolo, Georges Gilkinet. Les autres ministres n'ont pas fait de commentaire.

    • Heures sup' dans les secteurs essentiels exonérées de cotisations sociales jusque fin juin

      Le conseil des ministres a décidé ce vendredi de prolonger jusqu'à la fin du 2e trimestre la mesure exonérant de cotisations sociales 120 heures supplémentaires prestées dans les secteurs essentiels.

      Cette mesure de soutien est la prolongation d'une mesure introduite en juin dernier et prolongée en décembre pour le quatrième trimestre 2020 et le premier trimestre 2021.

    • La conférence de presse va avoir lieu à 19h

    • Herman Goossens annonce que son nouveau système de tests salivaires rapides est prêt

      Le microbiologiste de l'Université d'Anvers (UA) Herman Goossens a annoncé ce vendredi devant la commission spéciale Covid de la Chambre que le nouveau système de tests salivaires rapides qu'il a développé est prêt. Selon lui, celui-ci pourrait être utilisé par les enseignants et les étudiants eux-mêmes et permettre ainsi d'assouplir plus rapidement les mesures sanitaires dans l'enseignement.

      Une campagne d'essai a eu lieu cette semaine dans trois écoles en Flandre. Il espère le lancement d'un marché public dès mardi prochain au nord du pays. Ce test serait réalisé grâce à un flacon mélangé à un réactif. Le résultat serait annoncé instantanément. Herman Goossens, président de la "task force" chargée de la politique de test en Belgique, a indiqué avoir essayé la technique dans trois écoles flamandes, à Diest, Courtrai et Anvers.

      "On l'a fait discrètement et on n'a pas mis les médias pas au courant. Je vais à présent essayer de convaincre le ministre (flamand de l'Enseignement) Ben Weyts de lancer un marché public. Il sera particulièrement fier quand je pourrai lui dire mardi qu'il pourra appuyer sur le bouton start." Ce test rapide est différent de celui développé par l'Université de Liège, avec lequel travaille le gouvernement wallon.

    • Réduction de cotisations sociales dans le secteur événementiel

      Le conseil des ministres a décidé ce vendredi de soutenir le secteur événementiel par une réduction de cotisations sociales à partir de 5 travailleurs pour les deuxième et troisième trimestres 2021. "Il s'agit de l'un des secteurs les plus touchés par la crise", a commenté le ministre de l'Emploi et de l'Economie, Pierre-Yves Dermagne. "Les organisateurs de foires ou de salons, de mariages, d'événements sportifs ou culturels, sont aux abois: ils ont été les premiers à avoir été contraints à l'arrêt et seront probablement les derniers à concrétiser une réouverture. Pourtant, la phase de redémarrage doit être sérieusement envisagée, au même titre que tout autre secteur".

      La réduction vise donc à aider les entreprises de ce secteur à se préparer à une reprise. Une phase de préparation est nécessaire pour organiser des événements alors que les entreprises n'ont plus pu toucher de revenus durant une longue période, a expliqué M. Dermagne. La mesure concerne les employeurs dont l'activité principale en termes d'emploi est pratiquée dans le secteur événementiel. Elle est soumise à diverses conditions, la première étant de garder en service les travailleurs pour lesquels la réduction groupe cible est accordée.

    • La bulle sociale en extérieur élargie?

      La bulle sociale serait élargie à l'extérieur à partir de ce lundi 8 mars, passant à 10 personnes maximum.

    • "Assouplissons les mesures de manière à rendre la situation tolérable"

      "Il faut adapter les mesures à la réalité", a commenté vendredi le porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19, Yves Van Laethem au micro de Belga. "Une mesure qui n'est pas suivie n'a pas de sens." Pour l'infectiologue, "ce n'est pas un problème que l'on assouplisse un peu les mesures dans les endroits" où c'est important et où cela peut amener un soulagement psychologique, "entre autres à des groupes particulièrement touchés, comme les jeunes le sont ces derniers temps".

      "Par contre, il faut en même temps réitérer le message qu'un assouplissement n'implique pas que l'on puisse faire n'importe quoi n'importe où", ajoute M. Van Laethem.

    • La vaccination

      L'espoir de l'annonce d'un déconfinement plus large lors du comité de concertation suivant, probablement le 19 mars prochain, reposera également sur le succès de la campagne de vaccination.

      Mercredi soir, les ministres de la Santé du pays ont pris une série de décisions qui doivent permettre de l'accélérer: le vaccin d'AstraZeneca pourra être administré aux personnes de plus de 18 ans sans limite d'âge supérieure, les délais de livraison des vaccins pourront être réduits de 5 à 3 jours et le délai durant lequel les deuxièmes doses de vaccin sont conservées passera de trois à une semaine, ce qui permettra de libérer 170.000 doses.

    • Vers des perspectives?

      Pour l'horeca et l'événementiel, il faudra encore patienter, vraisemblablement jusqu'à la mi-avril. La question de la réouverture des frontières pour les voyages non essentiels ne devrait pas être abordée ce vendredi, l'arrêté ministériel édicté en ce sens restant jusqu'à nouvel ordre en vigueur jusqu'au 1ᵉʳ avril.

    • Les rassemblement en plein air

      L'autre point qui devrait être débattu serait la possibilité de se rassembler à l'extérieur à plus de 4 personnes (la dénommée "bulle de 4"), dans le contexte du "plan plein air". 

    • L'enseignement en ligne de mire

      Si des assouplissements des mesures sanitaires devaient être décidés, ils devraient concerner l'enseignement secondaire et supérieur avec le 15 mars en ligne de mire. Les universités et hautes écoles pourraient reprendre les cours en présentiel avec une jauge de 20%. 

    • Justement, où en est-on?

      La réponse du Comité de concertation sera à l'image de la période, mitigée. On observe une décélération du côté des cas enregistrés, dont la croissance au cours des sept derniers jours (+8%) a été rejointe par la hausse des tests effectués. Autrement dit, le taux de positivité stagne à 6,6%, ce qui permet d'écarter, pour l'heure, l'hypothèse d'un redémarrage en force, c'est-à-dire exponentiel, de l'épidémie. Tout n'est pas rose pour autant, la moyenne des admissions à l'hôpital ayant grimpé d'environ 20%, tout comme le nombre de lits occupés aux soins intensifs. La plus grande prudence reste donc de mise.

    • La Belgique s'est donné une semaine

      Vendredi dernier, le comité de concertation avait tourné court. À l'issue d'une présentation de la situation épidémique par le commissaire corona Pedro Facon, le Premier ministre, les principaux ministres du gouvernement fédéral et les ministres-présidents des entités fédérées avaient décidé de ne prendre aucune mesure nouvelle et d'attendre une semaine.

      L'annonce du dépassement du seuil des 200 personnes admises à l'hôpital (204) en raison du Covid avait refroidi les ardeurs, Alexander De Croo parlant alors de "douche froide". Les membres du comité de concertation avaient dès lors décidé de se donner une semaine afin d'évaluer si ce nombre d'admissions, qui n'avait plus été enregistré depuis décembre, constituait ou non les prémisses d'une troisième vague épidémique.

    • Bienvenue dans ce direct

      Une semaine après avoir reçu la "douche froide", le Comité de concertation s'est réuni à nouveau ce vendredi depuis 14h afin de réévaluer la situation épidémique belge et décider d'éventuels assouplissements des mesures sanitaires. Les chiffres des hospitalisations n'ont certes pas explosé, mais ils sont en augmentation. Ce contexte complexifie dès lors la résolution de l'équation.

      ©REUTERS

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