Pas d'opposition de principe au plan Wilmès II

Le gouvernement Wilmès et les 10 partis qui soutiennent les pouvoirs spéciaux planchent sur des mesures économiques. Verdict samedi. ©Photo News

Les 10 partis qui ont accordé les pouvoirs spéciaux au gouvernement préparent une batterie de mesures pour atténuer les effets de la crise d'ici l'avènement d'un gouvernement majoritaire doté d'une feuille de route pour la relance économique à moyen terme.

"Déjà qu'on n'a pas de gouvernement proprement dit, faudrait pas qu'on se retrouve sans plan de relance." Dixit les milieux gouvernementaux. Le kern +, qui réunit tous les samedis les 10 partis qui soutiennent les pouvoirs spéciaux du gouvernement Wilmès II (MR, Open Vld, CD&V, sp.a, Ecolo/Groen, N-VA, PS, sp.a, cdH, DéFI) s'est séparé ce week-end sur une simple prise d'acte. Pour les décisions socio-économiques de première importance, il faudra patienter une semaine. 

Il s'agit de se décider sur les taux de TVA avant le déconfinement du secteur horeca.

Il est cependant moins question d'atermoiements que d'un processus politique ce qu'il y a de plus classique pour un dispositif chiffré de 1 à 1,5 milliard d'euros, justifie-t-on en haut lieu. La Première ministre a déposé une batterie de mesures sur la table, il faut le temps aux appareils des partis d'en digérer les détails avant de négocier la mouture finale du plan. En attendant, le Conseil national de sécurité doit à nouveau se réunir ce mercredi afin, entre autres, d'éclaircir le déconfinement probable de l'horeca à partir du 8 juin. On se dit que pour cette date, ce secteur serait en droit de savoir quel taux de TVA il va bien pouvoir pratiquer. Le temps presse et le prochain kern + devrait donc aller au finish.

D'autant que les mesures de soutien économique qui doivent faire passer le cap de l'été au pays sont d'ores et déjà connues et largement exposées par les médias dans leurs principes, ce qui a fait râler les 10 pour la forme samedi. "La bonne nouvelle c'est qu'aucune n'a été rejetée", ajoute une source gouvernementale.

Il est question du prolongement du chômage temporaire, du droit passerelle pour les indépendants et du congé parental Covid-19 jusqu'à la fin du mois d'août. Ceci couplé à une allocation de 250 euros pour les bénéficiaires du revenu d'intégration, les personnes handicapées et les bénéficiaires de la Grapa. 

Au niveau financier, l'intention est, comme en Flandre, de mobiliser l'épargne privée pour initier la relance. Il est difficile à ce stade de voir précisément dans quelle direction le gouvernement compte aller en la matière. Les experts qui conseillent l'exécutif fédéral ont de longue date préconisé d'augmenter les plafonds d'investissements du tax shelter pour PME et/ou de l'élargir aux start-ups, scale-ups et aux entreprises frappées par la crise. 

Pour les secteurs meurtris de l'horeca, de l'événementiel et de la culture, un certain nombre de pistes sont explorées depuis plusieurs semaines: réduction de la TVA à 6% (hors boissons alcoolisées) - "libre aux patrons de répercuter ou non la baisse dans leurs tarifs", dit-on au gouvernement -, augmentation jusqu'à 100% de la déductibilité des frais de restaurants et d'événements.  

Des groupes de travail y travaillent et les comités de concertation entre Fédéral et Régions se succèdent depuis ce week-end. 

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