"Pas de quoi se réjouir"

"Dont acte", nous dit Alain Maron (Ecolo) au sujet de l'analyse de Bruxelles Environnement sur les impacts du confinement. "Comme lors d'un Dimanche sans voiture, on prend les chiffres de la qualité de l'air et du bruit et on constate que la pollution baisse. Ce n'est pas une surprise et tout le monde s'y attendait. Mais il est impossible de se réjouir de ces résultats dus à un confinement dont les impacts économiques et psychosociaux sont tellement désastreux."

Tout au plus, le ministre bruxellois de l'Environnement estime que ces chiffres sont intéressants puisqu'ils résultent d'une expérience inédite. "Nous n'avions jamais vécu une réduction aussi longue et drastique du trafic automobile. La corrélation avec la pollution de l'air et sonore est démontrée de manière cinglante. Mise à part pour les PM10 et PM2.5 émises par des sources multiples, les chiffres sur les oxydes d'azote et le bruit sont sans appel."

Selon l'écologiste, l'enjeu sera de déterminer comment ces objectifs peuvent être atteints autrement. "Comment peut-on arriver ensemble, citoyens, entreprises et partenaires sociaux, à ce résultat positif avec un chemin qui soit tout autant positif? Et non par un chemin subi qui est celui du confinement imposé pour des raisons sanitaires. C'est la question qui se pose car on ne peut pas non plus se contenter de se dire que l'on espère retrouver d'ici septembre un air d'aussi mauvaise qualité qu'avant. Ce ne serait pas raisonnable étant donné que la réduction de la pollution augmente la qualité de vie pour tout le monde avec des impacts positifs sur la santé."

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