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Pierre Wunsch: "Jusqu'à présent, on a plus soutenu les ménages que les entreprises"

"Jusqu’ici, on a fait davantage pour aider les ménages à faire face à la crise que pour aider les entreprises." Telle est l’analyse de Pierre Wunsch, le gouverneur de la Banque nationale (BNB), auditionné ce mercredi à la Chambre, en commission de l’Economie.
  • Ce qu'il faut retenir de la journée

    • La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé ce mercredi soir qu'elle pourra accepter des obligations dégradées en catégorie "pourrie" en garantie des crédits accordés aux banques, une nouvelle mesure destinée à soutenir le système financier européen en pleine crise du coronavirus.
    • Le Syndicat neutre des Indépendants (SNI) et l'Union des Classes moyennes (UCM) ont salué les annonces faites par le gouvernement wallon en vue d'aider les indépendants à sortir de la crise liée au coronavirus. L'exécutif régional a notamment annoncé une extension de son indemnité de 5.000 euros à de nouveaux secteurs touchés par la crise du coronavirus, dont les garages, les salles de spectacles, les salles de sports et de loisirs, les centres équestres ou encore les salles de cinéma, pointe le SNI. Une indemnité forfaitaire de 2.500 euros doit également être accordée à ceux qui ont vu leur activité interrompue substantiellement en mars et en avril et qui ont bénéficié du droit passerelle. >> Lire Une rallonge de 285 millions pour les indépendants et PME en Wallonie
    • Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s'est engagé auprès des différents acteurs de l'école à ce que le retour programmé des élèves en classes se fasse dans le strict respect des conditions d'hygiène et de sécurité face à la pandémie de Covid-19. A bonne source, on précisait que la date privilégiée pour cette réouverture des écoles est le 18 mai prochain. >>Les détails ici et ici Une task force pour fournir des masques aux écoliers
    • Ces dernières 24 heures, 263 nouveaux patients ont été hospitalisés. Le total des patients hospitalisés est donc de 4.765. C'est une diminution de 231. 432 patients ont pu quitter les hôpitaux et 9.433 patients sont sortis de l’hôpital et ont été déclarés guéris depuis le 15 mars. Ces dernières 24 heures, 266 décès ont été rapportés. Le nombre total des décès est de 6.262 décès.
    • En France, l'épidémie de Covid-19 a tué 21.340 personnes depuis début mars, dont 544 décès enregistrés depuis mardi, mais la pression sur les hôpitaux continue de s'alléger, avec désormais deux semaines de baisse du nombre de patients en réanimation. De son côté, l'Italie a enregistré 437 nouveaux décès liés au coronavirus en 24 heures, portant le total des morts à 25.085. Le nombre de personnes malades a en revanche diminué pour le troisième jour consécutif et s'élève désormais à 107.699, soit dix de moins en 24 heures. Le Royaume-Uni a enregistré de son côté 759 nouveaux décès à l'hôpital de patients atteints par le coronavirus, portant à 18.100 morts le bilan depuis le début de l'épidémie.
    • L'agence wallonne pour une vie de qualité a été informée par le SPF Economie que des tests avaient été effectués sur un des lots de masques KN 95 reçus dans le cadre de commandes du gouvernement fédéral à un fournisseur chinois, après des remontées négatives du terrain. Ces tests ont conclu à leur non-conformité. La Wallonie ayant acquis des masques KN 95 auprès du même fournisseur, elle a immédiatement prévenu les gouverneurs de province ainsi que les établissements de soins où ils ont été distribués afin que ces masques ne soient plus utilisés dans l'attente des résultats d'une triple analyse commandée par la Région. Ses résultats sont attendus ce week-end.
    • Inauguré en 1895, le prestigieux Hôtel Métropole, situé place De Brouckère en plein centre de Bruxelles, se voit contraint d’envisager l’arrêt de son activité. La société familiale qui en est le propriétaire ne dispose plus des ressources financières nécessaires pour assurer la poursuite de l’exploitation.
    • Les refuges pour animaux peuvent à nouveau ouvrir leurs portes. Ils sont toutefois invités à n'accueillir que sur rendez-vous les personnes désirant adopter ou abandonner leur animal.
    • Le changement des pneus hiver est à présent considéré comme une réparation urgente. Les garages et les centres de pneus peuvent donc effectuer, sur rendez-vous, cette opération pour leurs clients.

  • Les refuges et pensions pour animaux peuvent à nouveau ouvrir

    Les refuges pour animaux peuvent à nouveau ouvrir leurs portes, selon une mise à jour de la partie FAQ (foire aux questions) du site internet www.info-coronavirus.be du Centre de Crise, qui dépend du SPF Intérieur. Ils sont toutefois invités à n'accueillir que sur rendez-vous les personnes désirant adopter ou abandonner leur animal. Les règles de distanciation sociales doivent évidemment être respectées au maximum.

    Les volontaires sont également autorisés à y apporter leur contribution. Les pensions pour animaux peuvent, elles aussi, rouvrir. Elles avaient dû fermer pour tout le monde, sauf pour ceux qui avaient besoin d'un abri essentiel pour un animal comme après un décès. Les crématoriums d'animaux peuvent rester ouverts, mais uniquement sur rendez-vous, en respectant les règles de distanciation sociale. Enfin, les salons de toilettage restent fermés et le service à domicile n'est pas autorisé non plus.

  • Boeing devrait supprimer 10% des emplois dans l'aviation civile

    L'avionneur Boeing, confronté à la crise sanitaire et aux déboires du 737 MAX, devrait supprimer 10% d'emplois dans sa division aviation civile, ont indiqué deux sources proches du dossier.

    Cette cure d'austérité devrait affecter les programmes long-courrier 787 et 777 et le monocouloir 737 MAX, ont ajouté ces sources sous couvert d'anonymat.

  • La BCE annonce de nouvelles mesures de soutien aux banques

    La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé ce mercredi soir qu'elle pourra accepter des obligations dégradées en catégorie "pourrie" en garantie des crédits accordés aux banques, une nouvelle mesure destinée à soutenir le système financier européen en pleine crise du coronavirus.

    L'objectif de ces nouvelles règles est de soutenir la capacité des banques à prêter pour "continuer de mettre à disposition des ressources financières pour l'économie de la zone euro", indique la BCE dans un communiqué.

  • Il faut sauvegarder l'ensemble du secteur de l'aviation commerciale, insiste Air Belgium

    Air Belgium insiste sur la nécessité de sauvegarder l'ensemble du secteur de l'aviation commerciale belge, et non de viser à soutenir, via une aide d'État, une compagnie spécifique. Ce coup de pouce doit en outre être assorti de conditions et d'une ambition de rationalisation, estime son patron Niky Terzakis. La compagnie aérienne, qui a effectué plusieurs vols de rapatriement depuis le début de la crise du coronavirus, à la demande de la Belgique et d'autres pays, estime être devenue "un acteur structurant" dans le paysage aérien belge. Et elle entend dès lors jouer son rôle.

    Mais, tout comme l'ensemble du secteur de l'aviation commerciale, l'entreprise "subit de plein fouet" la crise actuelle. Elle a ainsi dû suspendre ses services réguliers vers les Antilles françaises, clouer ses avions au sol et mettre son personnel en chômage économique pour cause de force majeure. Elle a aussi pris des mesures drastiques de préservation de ses liquidités, en multipliant les accords avec ses fournisseurs, ses organismes financiers et ses actionnaires, détaille-t-elle. La compagnie ambitionne une reprise des activités sans pertes d'emplois.

    Dans ce cadre, et "tout comme les autres compagnies belges, Air Belgium souhaite et appelle l'aide financière du gouvernement". Cela alors qu'il se murmure qu'une décision au sujet de ces aides d'État pourrait bientôt intervenir, notamment concernant Brussels Airlines, pour qui d'aucuns évoquent un montant frôlant les 300 millions d'euros. "Le sujet d'une intervention ne peut être limité à la sauvegarde d'une compagnie aérienne spécifique mais bien à la sauvegarde du secteur entier de l'aviation commerciale belge, que ce soient les compagnies aériennes, les organisations de maintenance ou l'ensemble des prestataires du secteur", souligne Niky Terzakis.

  • Un nouveau lot de masques commandés par le Fédéral non-conformes

    Dans la saga des masques, rien ne nous sera épargné. Ce mercredi, l'Aviq, l'agence wallonne pour une vie de qualité, a été informée par le SPF Economie que des tests avaient été effectués, le 10 avril dernier, sur un des lots de masques KN 95 reçus dans le cadre de commandes du gouvernement fédéral à un fournisseur chinois, après des remontées négatives du terrain. Ces tests ont conclu à leur non-conformité.

    La Wallonie ayant acquis des masques KN 95 auprès du même fournisseur, elle a immédiatement prévenu les gouverneurs de province ainsi que les établissements de soins où ils ont été distribués afin que ces masques ne soient plus utilisés dans l'attente des résultats d'une triple analyse commandée par la Région. Ses résultats sont attendus ce week-end. Les lots de masques KN95 composant la commande wallonne - on parle de plusieurs centaines de milliers de masques - ont été acheminés de Chine depuis le 31 mars jusqu'à ce 21 avril.

    Le 19 mars, ils avaient reçu le feu vert du SPF Economie, chargé de la vérification de la conformité des masques de type KN 95, équivalents aux masques FFP2. Depuis, les lots successifs de masques KN 95 livrés à la Wallonie ont été libérés par la Douane, à la suite, à chaque fois, de l'accord du SPF Economie, se défend aujourd'hui la Région qui demande que les masques livrés par l'AViQ ne soient plus utilisés.

  • Les tests montent en puissance, avec près de 180.000 prélèvements

    Près de 180.000 tests (179.666 exactement) au Covid-19 ont été prélevés au total en Belgique, a indiqué ce mercredi soir Philippe De Backer, le ministre fédéral en charge de l'approvisionnement du matériel destiné à lutter contre le coronavirus. Il a annoncé davantage de tests pour les établissements de soins. Après la première vague de tests dans les maisons de repos, plus de 72.000 tests ont été distribués dans les différents établissements de soins jusqu'à présent, a-t-il précisé dans un communiqué.

    Selon le ministre, les autorités fédérales ont prévu de livrer 30% de tests en plus aux maisons de repos et de soins. "Cela nous permet d'optimiser la capacité existante. Et ce sera fait en concertation avec les Régions", a souligné M. De Backer (Open Vld). Il a ajouté s'attendre pour ce (mercredi) soir à avoir environ 57.000 tests prélevés dans les laboratoires. Le ministre a toutefois fait observer qu'il y a "considérablement" moins d'échantillons prélevés que distribués.

    "Nous continuons à travailler sur les défis logistiques. Par exemple, dans la plupart des collectivités, on peut constater une différence entre le nombre planifié d'échantillons à prélever et le nombre d'échantillons réellement prélevés. Nous poursuivons nos efforts, ensemble avec les Régions, pour mettre cela au point", a-t-il assuré.

    Il a par ailleurs indiqué que 47.473 tests ont été enregistrés, dont 35.000 entièrement analysés. Seulement 195 prélèvements d'échantillons étaient inutilisables pour l'analyse. Il ressort de l'analyse que 85,6% des test sont négatifs au Covid-19 et 13,8% positifs. Selon M. De Backer, une analyse approfondie par les experts et les Régions "permettra de prendre des actions de manière ciblée pour chacun des établissements de soins individuellement".

  • Plus de la moitié des personnes ayant des symptômes en rue sans protection

    Plus de la moitié (57%) des personnes qui présentent deux symptômes ou plus du Covid-19 déambulent encore dans la rue sans protection supplémentaire, ressort-il de la sixième édition de la Grande étude sur le coronavirus de l'Université d'Anvers (UAntwerpen). Quelque 170.000 Belges ont complété l'enquête mardi.

    A contrario, 4% des malades ayant deux symptômes ou plus sortent dans la rue avec un masque buccal. Selon les résultats de l'étude, de plus en plus de personnes sont confrontées au Covid-19 dans leur environnement immédiat: près de la moitié des répondants connaissent ainsi quelqu'un qui a été gravement malade, 15% ont dans leur entourage une personne qui a été hospitalisée et 9% étaient proches d'un malade qui est finalement décédé.

  • 180.289
    morts
    La pandémie de coronavirus a fait 180.289 morts dans le monde (pour 2.596.383 cas), dont 112.848 en Europe (1.263.802 cas), continent le plus touché. Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de morts (45.153), devant l'Italie (25.085), l'Espagne (21.717), la France (21.340) et le Royaume-Uni (18.100).

  • 21.340 morts en France, +544 décès en 24 heures

    L'épidémie de Covid-19 a tué 21.340 personnes en France depuis début mars, dont 544 décès enregistrés depuis mardi, mais la pression sur les hôpitaux continue de s'alléger, avec désormais deux semaines de baisse du nombre de patients en réanimation.

    Au total, 13.236 personnes sont décédées à l'hôpital, soit 336 de plus en 24 heures, et 8.104 dans les maisons de retraites médicalisées et autres établissements médico-sociaux (+208). Il y a désormais 5.218 patients en réanimation, près de 2.000 de moins qu'il y a deux semaines.

  • Le SNI et l'UCM satisfaits des mesures wallonnes en faveur des indépendants

    Le Syndicat neutre des Indépendants (SNI) et l'Union des Classes moyennes (UCM) ont salué les annonces faites par le gouvernement wallon en vue d'aider les indépendants à sortir de la crise liée au coronavirus. L'exécutif régional a notamment annoncé une extension de son indemnité de 5.000 euros à de nouveaux secteurs touchés par la crise du coronavirus, dont les garages, les salles de spectacles, les salles de sports et de loisirs, les centres équestres ou encore les salles de cinéma, pointe le SNI. Une indemnité forfaitaire de 2.500 euros doit également être accordée à ceux qui ont vu leur activité interrompue substantiellement en mars et en avril et qui ont bénéficié du droit passerelle.

    "En d'autres termes, il s'agit de tous ceux qui n'étaient pas obligés de fermer suite aux décisions du gouvernement fédéral mais qui l'étaient de facto parce qu'ils n'avaient pas de clients, de possibilité de se fournir ou qui se trouvaient dans l'incapacité de respecter les règles de distanciation sociale", explique Christophe Wambersie, secrétaire général Wallonie-Bruxelles du SNI. "Le gouvernement a décidé d'une enveloppe supplémentaire de 285 millions d'euros pour aider les indépendants et les PME à passer le cap. C'est plus qu'un doublement du montant initial", souligne l'UCM qui se réjouit que sa revendication ait été entendue.

  • La Fédération Wallonie-Bruxelles privilégie une réouverture des écoles le 18 mai

    Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s'est engagé auprès des différents acteurs de l'école à ce que le retour programmé des élèves en classes se fasse dans le strict respect des conditions d'hygiène et de sécurité face à la pandémie de Covid-19. Celles-ci seront d'ailleurs vérifiées préalablement par les services de santé et de prévention au travail, et soumises à la consultation des syndicats.

    A l'occasion d'une nouvelle concertation ce mercredi après-midi avec les pouvoirs organisateurs de l'enseignement, les syndicats et les associations de parents, la ministre de l'Education, Caroline Désir (PS), leur a présenté un scénario "qui doit encore être affiné et qui sera relayé au Conseil national de sécurité (CNS), qui décidera (vendredi)", selon son porte-parole. "D'ici là, on entend travailler dans la discrétion".

    A bonne source, on précisait toutefois que la date privilégiée par le gouvernement de la Fédération pour cette réouverture des écoles est le 18 mai prochain, conformément aux recommandations préliminaires formulées par le groupe d'experts chargé de la stratégie de sortie (GEES). Cette rentrée, "qui sera très partielle et progressive", devrait logiquement se concentrer dans un premier temps sur les élèves actuellement en année diplômante, et très certainement les élèves de 6e année du secondaire, ainsi que que ceux de 7e professionnelle.

    Outre le gouvernement, les acteurs de l'école ont également pu entendre les réponses aux questions qu'ils avaient adressées lundi à deux experts du GEES. Ceux-ci leur ont expliqué les conditions sanitaires et organisationnelles à assurer pour limiter tout risque de contamination du Covid-19 lors de ce rentrée des classes. Ainsi, chaque élève devra disposer d'une surface égale à 4 m2 au minimum, et à 8 m2 pour l'enseignant, ce qui revient alors à limiter le nombre d'élèves par classe à dix tout au plus.

    Il sera aussi important que chaque élève puisse se laver (ou se désinfecter) les mains à l'entrée de l'école, à l'entrée de sa classe, après un passage au toilette, etc. Chaque école devra aussi disposer d'un nombre d'éviers suffisants au regard du nombre d'élèves qui seront simultanément admis dans ses murs. Le port d'un masque de protection par les élèves et les enseignants est aussi jugé plus prudent par les experts.

    Enfin, les locaux devront en outre être nettoyés avant tout changement d'occupants au cours d'une même journée. Tout cela va nécessiter un effort logistique considérable dans les écoles. "Vu ces conditions, il est évident qu'on ne pourra pas organiser une rentrée en masse, mais seulement de manière partielle", analyse un participant à la réunion.

    • Il semble ainsi déjà acquis que les enfants de maternelle ne retrouveront pas de sitôt leur classe.
    • Pour le secondaire, les acteurs jugent à l'unanimité qu'il faut privilégier les élèves qui sont actuellement dans une année diplômante, à savoir les rhétoriciens, ainsi que les élèves en 6e et 7e professionnelles.
    • Dans le primaire, les choses sont ici encore indécises. Soit se concentrer sur les élèves de 6e année, appelés à passer dans le cycle secondaire l'an prochain, soit disperser la reprise des cours sur toutes les années, mais à horaire réduit alors.

    Autre certitude: pour préparer cette rentrée hors-normes, le personnel enseignant sera convoqué bien en amont du 18 mai. La prochaine échéance en la matière est la réunion vendredi du CNS. Selon certains, celui-ci pourrait se contenter de définir les conditions sanitaires à respecter pour un retour des élèves en classes. Ou alors désigner lui-même les publics qui retrouveront en priorité les bancs d'école. A voir donc.

    Les acteurs de l'école francophone devraient logiquement revoir le gouvernement dès samedi matin pour débriefer les décisions du CNS, qui ne portera pas que sur les écoles.

  • Un test de dépistage pour tout nouvel entrant dans les collectivités, recommande Sciensano

    L'institut scientifique de santé publique, Sciensano, a mis à jour ses recommandations pour les collectivités, soit les prisons, centres d'accueil de demandeurs d'asile et de sans-abri, dans le cadre de la pandémie de coronavirus. Un test de dépistage est désormais préconisé pour tout nouvel arrivant au moment de son inscription dans la structure.

    "Si du personnel médical est disponible", précise Sciensano, un test de dépistage pour le Covid-19 doit être réalisé pour tout nouvel arrivant, y compris asymptomatique, au moment de son inscription dans un établissement pénitentiaire, un centre d'accueil de demandeurs d'asile, un centre accueillant des sans-abri ou tout équivalent. Si le résultat est négatif, il faudra faire un nouveau test après cinq jours, préconise l'institut de santé publique. Il est en effet possible que les personnes contaminées toujours en période d'incubation reçoivent un test négatif au coronavirus.

    "Une attention particulière doit être accordée aux mesures d'hygiène tant que le résultat du test n'est pas connu", ajoute Sciensano. Les visites restent interdites dans les prisons. Seules les personnes devant se rendre dans les établissements pénitentiaires pour raisons professionnelles, comme les policiers, les avocats, les aides-soignants... peuvent encore y entrer.

    Ces lignes directrices ne s'adressent pas aux maisons de repos et maisons de repos et de soins, qui bénéficient de recommandations spécifiques.

  • La crise agricole durera plus longtemps que dans d'autres secteurs

    La crise provoquée par la pandémie du coronavirus dans les secteurs agricole et horticole durera plus longtemps que dans d'autres secteurs économiques, avance la présidente du syndicat agricole flamand Borenbond, Sonja De Becker. "C'est pourquoi notre secteur aura encore besoin de mesures de soutien une fois la crise sanitaire derrière nous".

    "Les secteurs agricole et horticole se redresseront plus lentement que les autres en raison de leur caractère spécifique. Ces marchés ne se rétabliront que lentement dans la période post-crise coronavirus. De plus, en raison de la récession mondiale et du protectionnisme, le commerce et les exportations tarderont à reprendre. Je crains donc une longue période de pression sur les prix et d'effets secondaires", explique Mme De Becker.

    Même son de cloche du côté de la Fédération wallonne de l'agriculture (Fwa). "Les effets de la crise se feront sentir bien au-delà", s'inquiète son directeur, José Renard. "Il reste beaucoup d'inconnues sur la reprise de la demande et de la consommation", a-t-il souligné, disant craindre notamment une pression à la baisse sur les prix du lait. Pour certains sous-secteurs, des problèmes de liquidité se poseront également plus tard.

  • L'Italie passe le cap des 25.000 morts

    L'Italie a enregistré 437 nouveaux décès liés au coronavirus en 24 heures, portant le total des morts à 25.085.

    Le nombre de personnes malades a en revanche diminué pour le troisième jour consécutif et s'élève désormais à 107.699, soit dix de moins en 24 heures.

  • La confiance des consommateurs au sein de la zone euro estimée au plus bas

    La confiance des consommateurs dans la zone euro se dégrade encore en avril, après une forte baisse le mois passé, selon une première estimation de la direction générale européenne des affaires économiques et financières. L'indicateur "confiance des consommateurs" renseignait pour le mois de mars -11,6 et il devrait plonger à -22,7 en avril.

    A l'échelle de l'Union européenne, elle devrait aussi fortement reculer en un mois, de -10,4 à -22. Selon la DG, la confiance des consommateurs en Europe est aujourd'hui à son plus bas depuis 2009, au beau milieu de la crise financière.

  • Koen Geens demande "de la patience" à propos de la fourniture de masques en tissu

    Le ministre de la Justice, Koen Geens, a demandé en commission de la Chambre "de la patience" à propos de la fourniture de masques en tissu à l'ensemble de la population. "Dans un premier temps, nous allons faire appel pour du tissu, que j'espère pouvoir distribuer rapidement aux communes. Nous communiquerons bientôt à ce sujet. Je demande de la patience", a indiqué Koen Geens (CD&V).

    La Première ministre Sophie Wilmès avait annoncé le 2 avril dernier que le conseil ministériel restreint (kern) s'était réuni "entre autres avec le secteur belge du textile, pour voir dans quelle mesure il était possible de lancer des initiatives au niveau belge dans les meilleurs délais". Le ministre Geens avait été chargé de prendre les contacts ad hoc, permettant de fournir des masques à l'ensemble de la population.

    "Aujourd'hui, le ministre Geens a juste abordé la possibilité de fournir aux communes du tissu. A charge pour celles-ci de trouver la main d'œuvre pour transformer ce tissu en masques. Il s'agit d'une réponse totalement insatisfaisante au regard des engagements pris et aux attentes tant de la population que des citoyens concernés", a répliqué le député Ecolo Georges Gilkinet. "Une commande centralisée de masques en tissu par l'État fédéral, en collaboration avec l'industrie textile belge, c'est pourtant le bon sens", a-t-il ajouté.

  • Un trou d'1,5 milliard dans les finances wallonnes, ajustement reporté en juillet

    La crise du coronavirus va creuser un trou d'au moins 1,5 milliard d'euros dans les finances wallonnes, avec des recettes en baisse de 600 millions d'euros et des dépenses en hausse de 850 millions, a averti le ministre wallon du Budget, Jean-Luc Crucke. Initialement prévu au printemps, l'ajustement budgétaire, lui, est reporté au mois de juillet.

    A ces montants, il faudra en outre ajouter le coût des mesures de relance, a précisé le ministre Crucke (MR) en évoquant tout de même des pistes pour atténuer la facture, dont celle de la mobilisation de l'épargne privée sur base volontaire ou encore la diminution des dépenses hors-coronavirus au premier semestre. L'ajustement budgétaire, initialement prévu en avril, sera quant à lui reporté en juillet, avec un examen par le parlement à la rentrée de septembre.

  • "Jusqu'à présent, on a plus soutenu les ménages que les entreprises"

    "Jusqu’ici, on a fait davantage pour aider les ménages à faire face à la crise que pour aider les entreprises." Telle est l’analyse de Pierre Wunsch, le gouverneur de la Banque nationale (BNB), auditionné ce mercredi à la Chambre, en commission de l’Economie. Pierre Wunsch et Piet Vanthemsche étaient venus répondre aux questions des députés en tant que co-présidents de l’Economic risk management group (ERMG), ce groupe de travail chargé par le gouvernement fédéral de mesurer l’impact de la crise et de lui proposer des mesures de soutien.

    "Il ne faut pas de se leurrer: il y aura des dégâts et une partie du chômage temporaire actuel deviendra structurel."

    "A ce stade, on en a plus fait pour le soutien aux revenus des ménages, alors que peu de choses ont été faites pour la solvabilité des entreprises", a insisté Pierre Wunsch. Certes, des mesures ont été rapidement prises pour contrer un stress de liquidité (chômage temporaire étendu, garantie bancaire, primes régionales…). Mais "il ne faut pas de se leurrer: il y aura des dégâts et une partie du chômage temporaire actuel deviendra structurel. Nous devons tout faire pour éviter ce glissement", a souligné Pierre Wunsch.

    La priorité est à présent d’éviter des problèmes de solvabilité, synonymes de faillites et de pertes durables d’emplois. Or, "un problème de solvabilité ne se résout pas par des garanties sur emprunt. Il faut prévoir un autre instrument que les garanties bancaires prévues jusqu’ici."

    OK, mais quelles mesures? Pierre Wunsch reste très prudent, plaidant pour des mesures générales dans un premier temps. Certains secteurs sont plus touchés que d’autres (comme l’horeca, la culture, les commerces non alimentaires), "mais nous pensons qu’il faut apporter un maximum de solutions transversales. Car si vous vous engagez dans la voie de mesures sectorielles, vous créez un risque majeur d’inégalité de traitement."

    Quant aux mesures de relance nécessaire, le gouverneur estime qu’il est trop tôt pour décider. Il faudra voir, par exemple, ce que fera le consommateur. Avec le confinement, "il y a épargne forcée, en tout cas pour les 2/3 des ménages qui ont préservé leurs revenus, puisque les gens ne peuvent pas consommer. Cette épargne forcée peut financer la reprise de l’économie, si la confiance n’est pas trop entamée" au sortir de la crise. Mais beaucoup dépendra aussi de l’évolution des marchés financiers et de la situation internationale…

    En quelques chiffres, le gouverneur a aussi planté le décor actuel de l’économie belge.

    • 41% des salariés du privé sont en chômage temporaires (soit 1,3 million de personnes)
    • 50% des indépendants font appel au droit passerelle (soit près de 400.000 personnes)
    • Les ventes du secteur privé sont 34% inférieures à la normale
    • 7% des entreprises se disent confrontées à un risque de faillite dans les mois qui viennent
  • Accord entre l’Etat et les assureurs-crédit pour un vaste programme de réassurance

    L’État belge, Credendo, Assuralia et les assureurs-crédit privés ont conclu un accord hier/mardi concernant le maintien des limites de crédit octroyées aux entreprises domiciliées en Belgique. Il consiste en un programme de réassurance, opéré par Credendo, qui permet aux assureurs-crédit privés de continuer à jouer leur rôle en dépit de l’épidémie. L’accord concerne les polices de crédit commercial à court terme. Les conséquences économiques de celles-ci ont fait augmenter le risque de non-paiement.

    Normalement, vu cet accroissement du risque, les assureurs-crédit sont censés réduire leurs limites de crédit à l’égard des débiteurs de leurs assurés. "Le programme de réassurance par l’État entend pallier ce risque pour les entreprises assurées domiciliées en Belgique pour leurs transactions commerciales avec des acheteurs basés tant en Belgique qu’à l’étranger." Il s’agit d’un "maillon crucial pour les entreprises et le commerce en Belgique et en Europe", selon Credendo.

    Les assureurs-crédit doivent sécuriser les transactions commerciales inter-entreprises et indemniser leurs clients en cas de non-paiements des factures. Ensemble, les compagnies signataires du protocole ont des limites de crédit couvrant au total plus de 57 milliards d’euros de factures au profit de leurs assurés domiciliés en Belgique, précise Credendo.

  • 759 décès supplémentaires au Royaume-Uni, 18.100 au total

    Le Royaume-Uni a enregistré ce mercredi 759 nouveaux décès à l'hôpital de patients atteints par le coronavirus, portant à 18.100 morts le bilan depuis le début de l'épidémie.

    Au total, 133.495 personnes ont été testées positives dans le pays, l'un des plus durement touchés en Europe et qui fait face actuellement au "pic" de l'épidémie.

  • La distribution des toutes-boîtes entraîne des crispations chez bpost

    Petit regain de tension chez bpost, non pas en raison du surcroît de travail provoqué par les volumes de colis, mais en raison des envois de dépliants publicitaires non adressés, ce qu’on appelle les toutes-boîtes. Il y a une quinzaine de jours, bpost avait arrêté de distribuer ce type de courrier, puis la semaine dernière, la direction de l’entreprise semi-publique a fait volte-face.

    "Sous la pression de clients annonceurs qui tiennent à relancer leurs envois publicitaires", explique-t-on côté syndical. La direction a néanmoins précisé qu’elle limiterait le nombre d’envois de toutes-boîtes, mais cette limitation serait insuffisante, aux yeux des représentants du personnel. Où est le problème? "La priorité de bpost est d’assumer ses missions de service public et de délivrer les services essentiels", souligne Stéphane Daussaint, responsable général pour bpost à la CSC Transcom qui précise qu’actuellement, les facteurs font face à des volumes de colis comparables à ceux qu’on n’enregistre habituellement qu’en période des fêtes de fin d’année.

    "Est-ce notre mission, en cette période de lockdown, d’aguicher les gens par de la publicité et d’ainsi risquer de provoquer des concentrations de personnes dans les grands magasins?" Il fait notamment allusion à une grande chaîne de distribution qui fait de la publicité par ce biais pour vanter les promos qu’elle inaugure chaque mercredi. "Nous avons adressé ce message à la direction de bpost et aux politiques", ajoute-t-il. "En cette période de confinement, cela a-t-il encore du sens de distribuer de la publicité à grande échelle dans 75% des boites aux lettres du pays?"

    Il cite 75% parce qu’environ un quart des boîtes arborent l’autocollant "non pub". Ceci dit, cette question des toutes-boîtes ne constitue pas, à ce jour, un "casus belli" entre personnel et direction. "Sur le terrain, le management fait tout ce qu’il peut pour que le travail se fasse dans les meilleurs conditions possibles", reconnaît d’ailleurs Stéphane Daussaint.

  • La construction envisage une reprise

    Près de quatre entreprises de construction sur cinq, qui ont dû suspendre leurs activités en raison de la crise du coronavirus, envisagent une reprise, selon un sondage de la Confédération Construction qui a consulté 555 entreprises. Deux tiers des sociétés du secteur estiment cependant que le respect de la distanciation sociale d'un mètre et demi constitue l'obstacle le plus important à cette reprise.

    Celle-ci sera en tout cas "progressive, en gardant sans arrêt à l'esprit la santé de toutes les personnes actives sur les chantiers et dans les moyens de transport", commente Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction. Actuellement, 20% de toutes les entreprises de construction de notre pays sont complètement à l'arrêt, alors que 32% le sont en grande partie. 28% continuent de travailler complètement, tandis que 20% ont dû interrompre une petite partie de leurs activités.

    Juste avant la crise sanitaire, les carnets de commandes des entreprises de construction étaient bien remplis, pour six mois environ. En un mois seulement, le nombre de travaux à exécuter a très fortement à fortement diminué chez 70% des entreprises, tandis qu'il est resté stable chez 26% d'entre elles, et a même augmenté chez 4% des entreprises.

  • Une "boîte à outils" corona mise à disposition des entreprises

    L'Economic Risk Management Group (ERMG) a créé une "Toolbox-Corona" (boîte à outils) à l'attention des entreprises afin de préparer la reprise de l'activité à la suite de la crise due à la pandémie de coronavirus (Covid-19). Ses co-présidents, le gouverneur de la Banque nationale, Pierre Wunsch ,et le docteur Piet Vanthemsche, étaient auditionnés ce mercredi par la commission Economie de la Chambre.

    L'ERMG, qui rassemble notamment les partenaires sociaux, a été créé afin d'évaluer les impacts économiques de la crise du coronavirus et formuler des propositions. "Il est très important que les travailleurs aient la garantie que tout est mis en oeuvre pour assurer leur sécurité", a fait valoir Piet Vanthemsche. Une "Toolbox-corona" (boîte à outils) a été créée. Celle-ci a publié un guide intitulé "comment reprendre le travail en toute sécurité".

    "L'objectif est que ce guide soit distribué dans les entreprises. Il doit leur permettre de prendre les mesures adéquates là où elles n'ont pas été prises ou d'évaluer en CCPT (Comité pour la prévention et la protection au travail) celles qui ont déjà été prises", a ajouté M. Vanthemsche. "Un accord au sein du groupe des Dix a été conclu concernant une position commune relative à la distanciation sociale et la fourniture de gel hydroalcoolique. Un accord est aussi intervenu avec le SPF Finances pour que ces produits puissent être vendus librement", a ajouté Piet Vanthemsche.

  • L'Onu s'attend à la plus forte baisse d'émissions de CO2 depuis la Seconde Guerre mondiale

    La pandémie de coronavirus devrait provoquer une baisse des émissions de dioxyde de carbone (CO2) de 6% cette année, prévoit l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une institution des Nations unies. Il s'agirait de la plus forte diminution depuis la Seconde Guerre mondiale. L'organisme prévient toutefois que ce recul restera insuffisant pour se conformer aux accords internationaux en la matière.

    Pour honorer les objectifs de l'Accord de Paris, il faudrait une réduction de 7% par an dans les dix prochaines années, a fait remarquer à la presse le secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas. L'OMM appelle le monde à s'attaquer au changement climatique dans la même veine qu'il s'attaque au coronavirus. L'organisation onusienne plaide pour le développement de programmes de relance avec en ligne de mire une économie mondiale plus verte.

  • La Wallonie débloque 285 millions en plus pour l'aide d'urgence aux PME et indépendants

    Le gouvernement wallon s'est finalement entendu sur une extension de son indemnité de 5.000 euros à de nouveaux secteurs touchés par la crise du coronavirus, dont les garages, les salles de spectacles, les salles de sports et de loisirs, les centres équestres ou encore les salles de cinéma.

    A cette fin, 285 millions supplémentaires ont été ajoutés à l'enveloppe initiale de 233 millions, pour un montant total de 518 millions d'euros, a annoncé l'exécutif régional.

    Parallèlement, une indemnité forfaitaire de 2.500 euros sera également accordée à ceux qui ont vu leur activité interrompue substantiellement en mars et en avril et qui ont bénéficié du droit passerelle.

    Enfin, un prêt d'un montant maximum de 45.000 euros sera accessible aux indépendants et aux PME qui ont besoin de trésorerie pour relancer leurs activités. Les banques prendront à leur charge 2/3 de ce prêt; la Sowalfin le tiers restant, cette dernière garantissant également 75% du remboursement.

  • Le nombre de morts dépasse les 4.000 aux Pays-Bas

    Le nombre officiel de décès causés par l'épidémie de coronavirus est de 4.054 aux Pays-Bas. L'Institut royal de santé publique et d'environnement (RIVM) a recensé ces dernières 24 heures 138 décès supplémentaires. Le nombre d'hospitalisations excède désormais les 10.000 (10.021), un nombre en hausse de 124 unités en comparaison avec mardi.

    Le nombre de contaminations a augmenté pour sa part de 708 unités et est désormais de 34.842. Le nombre réel de malades est en réalité plus élevé, tous n'étant pas été testés.

  • Les conducteurs peuvent désormais faire remplacer leurs pneus d'hiver par ceux d'été

    Le changement des pneus hiver est à présent considéré comme une réparation urgente, ressort-il de la version mise à jour de la foire aux questions du Centre de crise. Les garages et les centres de pneus peuvent donc effectuer, sur rendez-vous, cette opération pour leurs clients. Garages, centres de pneus et ateliers de réparation de pare-brise sont autorisés à ouvrir pour assurer les réparations nécessaires à la sécurité du véhicule (pneus, freins, phares...), mais doivent respecter la distanciation sociale et autres mesures de sécurité préconisées face au coronavirus.

    Une intervention à domicile pour une réparation urgente peut également être organisée à la demande du client ou de l'entreprise, sur rendez-vous et dans le respect de la distanciation sociale. Ces mesures valent également pour les réparateurs de deux-roues. "Conduire avec des pneus d'hiver lorsqu'il fait chaud comporte des risques", pointe l'organisation de mobilité VAB, qui salue la décision du Centre de crise.

  • Vers une baisse de 20% des transferts d'argent vers les pays pauvres en 2020

    Les transferts d'argent, ressource financière cruciale des pays en développement, vont chuter de 20% cette année, autre conséquence économique de la pandémie du coronavirus, selon un rapport de la Banque mondiale.

    Les sommes envoyées par les travailleurs migrants dans leur pays d'origine, qui représentent jusqu'à un tiers de l'économie de certains pays pauvres, devraient s'établir à 445 milliards de dollars cette année contre 554 milliards en 2019.

  • Kristof Calvo (Groen) demande une enquête sur la fuite du rapport déconfinement

    À la Chambre, Kristof Calvo (Ecolo-Groen) a demandé à la Première ministre qu'une enquête soit menée afin de déterminer l'origine de la fuite du rapport du groupe d'experts sur le déconfinement, révélé par Le Soir.

    "Qu'il y ait une fuite sur un tel document est criminel."
    Kristof Calvo
    Chef de groupe Ecolo-Groen

    "Nous avons besoin de sérénité et de clarté. Une enquête sur ce genre de chose est exceptionnelle mais nous devons en faire un exemple", a-t-il estimé.

    Un peu plus tôt, la Première ministre Sophie Wilmès avait "regretté" cette fuite et rappelé qu'il ne s'agissait pas encore d'un rapport définitif.

  • L'Hôtel Métropole s'apprête à fermer définitivement

    Inauguré en 1895, le prestigieux Hôtel Métrople, situé place De Brouckère en plein centre de Bruxelles, se voit contraint d’envisager l’arrêt de son activité. Attentats, piétonnier et maintenant crise du Covid-19, le seul 5 étoiles de la capitale resté indépendant est à bout de souffle. La société familiale qui en est le propriétaire ne dispose plus des ressources financières nécessaires pour assurer la poursuite de l’exploitation.

    Depuis 2015, l’hôtel a connu cinq années consécutives de pertes nettes. 2020 devait s’annoncer plus fructueuse avec la clôture des travaux liés au piétonnier mais cet espoir de redressement s’est effondré avec la pandémie et les mesures de confinement qu'elle entraîne.

    L’absence totale d’activités hôtelières et la contraction de loyers commerciaux issus de son activité immobilière impactent durement les rentrées financières de l’hôtel, alors que les dettes persistent, indique la société dans un communiqué.

    Lors d’un Conseil d’entreprise extraordinaire, les représentants du personnel ont été informés du projet de fermeture de l'entreprise et de ses conséquences potentielles sur l’emploi. Le Métropole compte 129 salariés

  • Faut-il exclure certaines entreprises des aides publiques "Covid"?

    Le Danemark a donné le ton: pas question que les entreprises en lien avec un paradis fiscal bénéficient des aides publiques attribuées dans le cadre de la crise sanitaire. En Belgique, plusieurs partis proposent la même règle. Alexander De Croo n'est pas contre.


  • Sophie Wilmès "regrette" la fuite du rapport sur le déconfinement

    La Première ministre Sophie Wilmès regrette la fuite concernant la première version des recommandations des experts avant le Conseil national de sécurité prévu vendredi. Le Soir a publié, mercredi, des détails relatifs aux recommandations formulées par les experts afin de préparer la sortie du confinement. Il ne s'agit pour l'instant que d'une version provisoire de ce travail.

    "Les réponses viendront vendredi; pas avant"
    Le cabinet de Sophie Wilmès

    "Nous regrettons cette fuite. Les défis qui nous attendent sont trop importants pour présenter à la légère des informations non validées", a-t-on réagi au cabinet de la Première. "Les réunions sont toujours en cours, y compris au niveau des experts eux-mêmes. Une prudence extrême est donc requise. Les réponses viendront vendredi, pas avant", y a-t-on ajouté. Une réaction partagée par le virologue Marc Van Ranst qui a souligné à la VRT qu'il ne s'agissait que d'un 'draft' (un papier préparatoire).

    ©Photo News

  • Les partenaires sociaux sur le point de s'entendre autour d'une reprise

    Syndicats et employeurs, rassemblés au sein du Groupe des Dix, étaient sur le point ce mercredi midi de parvenir à un accord sur la relance des entreprises non essentielles, apprend Belga à bonne source.

    Et ce alors qu'organisations syndicales et patrons négocient depuis plusieurs jours autour d'un tel cadre.

    Les parties seraient proches de s'entendre désormais. Elles devraient donner mercredi leur feu vert à cette relance, sur la base d'un carnet de recommandations rédigé par le Conseil supérieur pour la prévention et la protection au travail.

  • Les pistes de déconfinement avancées "discriminent" certaines entreprises, selon l'UCM

    L'Union des classes moyennes (UCM) regrette que les pistes de déconfinement sur lesquelles planchent les experts et dont les grandes lignes ont été dévoilées dans la presse "discriminent" certaines entreprises.

    Pour l'UCM, les balises placées pour déterminer la reprise graduelle de l'activité économique devront répondre à une nécessité sanitaire et ne pas discriminer certaines entreprises. Or, "les propositions mises sur la table par le groupe d'experts (GEES) ne répondent pas à ces deux conditions', juge l'organisation. L'UCM dénonce une "concurrence déloyale" des grandes surfaces, qui pour la plupart vendent également d'autres produits que les seuls biens de première nécessité.

    Pour l'UCM, les commerces de détail indépendants sont tout à fait capables de respecter les règles de distanciation, comme le montre l'expérience des magasins d'alimentation (boulangeries, boucheries...). L'UCM souhaite également qu'"une perspective" soit accordée au secteur de l'horeca.

  • Le bilan des dernières 24 heures

    Ces dernières 24 heures, 263 nouveaux patients ont été hospitalisés. Le total des patients hospitalisés est donc de 4.765. C'est une diminution de 231. 432 patients ont pu quitter les hôpitaux et 9.433 patients sont sortis de l’hôpital et ont été déclarés guéris depuis le 15 mars. 

    1.020 patients sont aux soins intensifs. C'est une diminution de 59 patients au cours des 24 dernières heures. 733 patients ont besoin d'assistance respiratoire, c'est une diminution de 44. 

    Ces dernières 24 heures, 266 décès ont été rapportés. Dont 118 en Flandre, 109 en Wallonie et 39 à Bruxelles. 87 ont été enregistrés dans les hôpitaux, ce sont des cas confirmés. 178 ont été enregistrés dans les maisons de repos. 87% sont des cas suspects. Le nombre total des décès est de 6.262 décès. Les décès à l’hôpital sont tous des cas confirmés. Les décès ayant eu lieu dans des maisons de repos et de soins concernent des cas confirmés (4,5%) ou des cas suspects (96%).

    Les 24 dernières heures, 933 nouvelles contaminations ont été confirmées. 408 patients résident en Flandre, 446 en Wallonie et 60 à Bruxelles. Les autorités sanitaires n'ont pas d’information concernant le lieu de résidence des 19 dernières personnes

    Ce mardi, 4.290 tests ont été réalisés. 171.400 tests ont donc été réalisés depuis le début de l'épidémie. 

     

  • Domiciliations assouplies, avec contrôles de police réalisés ultérieurement

    Les procédures concernant la domiciliation à une nouvelle adresse ont été assouplies. Une circulaire en ce sens a été transmise aux communes et aux police locales, a fait savoir le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem en commission de la Chambre.
    Dans le contexte de la pandémie de coronavirus (Covid-19), la vérification effective de la résidence par la police locale peut être postposée au-delà du délai légal habituel de 15 jours. "Durant cette période, l'autorité locale peut accepter d'inscrire des citoyens à l'adresse demandée moyennant certains justificatifs", a expliqué Pieter De Crem. "Il faudra toutefois vérifier la validité (de la domiciliation) ultérieurement, même si la personne a présenté des justificatifs probants. Le résident devra être rencontré en personne."
  • Premiers essais cliniques d'un vaccin en Allemagne

    De premiers essais cliniques d'un vaccin contre le nouveau coronavirus vont être lancés en Allemagne par la société BioNTech, basée à Mayence, en lien avec le laboratoire américain Pfizer, a annoncé l'autorité fédérale compétente.

    Ces essais cliniques seront dans un premier temps menés sur 200 volontaires sains âgés de 18 à 55 ans, précise l'Institut Paul Ehrlich sur son site internet, en précisant qu'il s'agissait "seulement du quatrième essai sur l'homme" dans le monde d'un vaccin contre le Covid-19.

  • Examens à distance en juin à l'UCLouvain et Saint-Louis

    L'UCLouvain et l'université de Saint-Louis à Bruxelles organiseront la plupart des examens de juin à distance afin de réduire le flux de déplacements et ainsi contribuer au contrôle de la propagation du coronavirus.

    "Le distanciel sera la règle et le présentiel l'exception", indiquent les deux établissements dans un communiqué.

    Les évaluations seront diversifiées. A l'UCLouvain, à peine 1% des examens seront organisés en présence physique des étudiants, détaille l'université. Les enseignants ont opté pour des évaluations continues ou pour travaux pour environ un tiers des cours. D'autres feront l'objet d'examens écrits (un tiers), d'examens oraux (un quart) ou de travaux à rendre à brève échéance. Dans les deux universités, les étudiants seront informés le 27 avril au plus tard des modalités qui s'appliquent à leurs examens spécifiques. Ils auront l'occasion de se familiariser au préalable avec les outils informatiques utilisés pour les examens à distance.

    1
    %
    A l'UCLouvain, seulement 1% des examens seront organisés en présence physique des étudiants.

  • Il ne faudra pas oublier la situation des parents dans le déconfinement

    Il est indispensable que les mesures de déconfinement prennent en compte la situation des parents, a déclaré la Ligue des familles par communiqué. Dans la première version du rapport du groupe d'experts en charge de l'Exit Strategy (déconfinement), les experts préconisent la reprise du travail dans de nombreux secteurs dès le 4 mai, alors que les écoles et les crèches resteraient portes closes.

    "Que devront faire les parents en cas de déconfinement le 4 mai? Mettre leurs enfants massivement en garderie?"
    Christophe Cocu
    Directeur général de la Ligue des familles

    "Que devraient alors faire les parents?", s'interroge le directeur général de la Ligue des familles, Christophe Cocu. "Mettre leurs enfants massivement en garderie, alors même qu'on leur explique que ces mêmes enfants ne peuvent pas encore retourner à l'école dans des conditions satisfaisantes? Évidemment non. Mais quel autre choix? Prendre un congé parental rémunéré seulement 765 euros par mois? Financièrement, c'est impossible pour de nombreux ménages. Les parents sont donc sans solution."
    Jusqu'à présent, peu de parents mettaient leurs enfants en garderie, selon la Ligue des familles. Mais avec la reprise de nombreux secteurs de notre économie, le nombre de parents sans solution de garde va devenir extrêmement important, pointe-t-elle.
  • Un retour partiel à l'école le 18 mai? Les modalités pratiques toujours à l'étude

    Une partie de l’économie d’abord, les écoles dans la foulée. Cette approche serait recommandée par les experts pour la sortie du confinement. Si ce scénario est retenu par les décideurs politiques, une rentrée très partielle pourrait avoir lieu le lundi 18 mai. Les acteurs de l'enseignement se penchent, quant à eux, à nouveau ce mercredi sur les modalités pratiques d'un retour. 

  • 435 morts en 24 heures en Espagne, deuxième jour de léger rebond

    L'Espagne a recensé ce mercredi 435 morts du nouveau coronavirus en 24 heures, un chiffre qui augmente légèrement pour le deuxième jour consécutif et qui porte le total de décès à 21.717, a annoncé le ministère de la Santé.

    435
    morts
    L'Espagne a recensé mercredi 435 morts du nouveau coronavirus en 24 heures, un chiffre qui augmente légèrement pour le deuxième jour consécutif.

    Le pays, qui compte au total plus de 208.000 cas et est le troisième le plus endeuillé du monde derrière les États-Unis et l'Italie, va prolonger mercredi son confinement très strict jusqu'au 9 mai inclus.

    Le gouvernement, qui aborde le déconfinement avec une extrême prudence, va toutefois assouplir légèrement ses mesures en permettant aux enfants de sortir prendre l'air à partir de dimanche.

  • Les villes et communes flamandes demandent aux autorités un cadre concernant les masques

    L'union des villes et communes flamandes (Vereniging van Vlaamse Steden en Gemeenten - VVSG) demande aux autorités fédérales qu'elles définissent rapidement un cadre sur les conditions et les normes des masques pour la population.

    "Plusieurs communes commencent à en distribuer. Cette initiative fait suite à l'annonce du Conseil national de sécurité selon lequel les masques auront un rôle à jouer au moment du déconfinement", a expliqué, mercredi, la porte-parole des villes et communes du nord du pays.

  • Le pic des décès serait derrière nous

    Malgré le nombre de décès qui reste élevé (266 ces dernières 24 heures), il devient de plus en plus clair que le pic des décès est derrière nous. Il se trouverait aux alentours du 12 avril, selon Steven Van Gucht, porte-parole interfédéral dans la lutte contre le Covid-19. "C'est une bonne nouvelle", se réjouit le virologue.

    "Il est important de mentionner que le nombre important de décès que nous rapportons date d'il y a quelques jours et même parfois une semaine. Cela explique pourquoi nous rapportons beaucoup de décès, mais le pic semble se positionner quelque part dans le passé." 

  • Revoir la conférence de presse des autorités sanitaires

    La conférence de presse du 22 avril

    ©AFP

  • La suspension des délais dans le secteur de la sécurité civile approuvée en commission

    La commission de l'Intérieur de la Chambre a approuvé une proposition de loi du CD&V et de la N-VA prévoyant la suspension de tous les délais de rigueur et de recours relatifs à la sécurité civile (pompiers, protection civile, centrale d'urgence 112, etc.).

    L'objectif de cette proposition est de permettre aux services concernés de traiter les procédures et recours après la fin des mesures urgentes visant à lutter contre la pandémie de coronavirus (Covid-19).

    La suspension est prévue pour 60 jours à partir du 18 mars, date du début du confinement en Belgique.

  • Les secteurs métal et mobilité, distribution, réparation et entretien veulent une reprise sûre des activités

    "Le secteur métal et mobilité, distribution, réparation et entretien propose une recommandation paritaire particulière en matière de mesures de sécurité et consignes d’hygiène", écrit-il dans un communiqué. Les partenaires sociaux appellent les travailleurs et les employeurs à appliquer ces recommandations en entreprise comme en déplacement dans le cadre de l’exécution des activités autorisées. Les recommandations s’appliquent également dans le cas où les autorités publiques autoriseraient la reprise (partielle) de davantage d’activités.

    "Pour autant, le secteur tient à souligner que, bien qu’il soit important que les travailleurs restent au travail pour assurer les services essentiels, la santé des travailleurs, des employeurs et des clients demeure primordiale et que les consignes des autorités doivent être intégralement observées." 

    Dans cette logique, le secteur a établi une recommandation paritaire qui définit des directives claires et pratiques à mettre en œuvre sur le lieu de travail en vue de protéger au maximum les travailleurs, les clients et les fournisseurs. Cette recommandation paritaire a également été soumise aux autorités publiques afin que toutes les mesures de sécurité soient prises pour permettre une reprise rapide des activités.

  • Le cap des 10 millions de salariés au chômage partiel dépassé en France

    Plus de 10 millions de salariés en France, soit plus d'un salarié du secteur privé sur deux, sont concernés par le chômage partiel, un chiffre "considérable", a annoncé la ministre française du Travail Muriel Pénicaud. "Ce matin, en France, il y a 10,2 millions de salariés dont le salaire est payé par l'Etat, par le ministère du Travail", a déclaré Muriel Pénicaud sur BFM Business, précisant que ce dispositif utilisé pour faire face à l'épidémie de coronavirus concernait désormais 820.000 entreprises, soit plus de six sur dix. 

  • Où en est-on dans l'épidémie?

    Hospitalisations, évolution des contaminations, nombre de morts... Faites le point avec nos graphiques mis à jour quotidiennement.

  • L'État doit-il voler au secours des start-ups? Non, estime Xavier Damman

  • Le Voka veut un redémarrage rapide, sous peine de "drame social"

    L'organisation patronale flamande Voka demande un redémarrage rapide de l'économie. "Le Conseil national de sécurité doit décider vendredi de rouvrir rapidement tous les magasins et entreprises", estime son patron, Hans Maertens. Selon le Voka, 85% des entreprises ont pris les mesures nécessaires pour préserver la santé, ou sont en train de le faire.

    "85% des entreprises qui veulent redémarrer maintenant disent que leurs collaborateurs sont prêts à le faire."
    Hans Maertens
    Voka

    Le patron du Voka pense que le pays ne peut plus rester dans cette situation. "Une entreprise sur cinq se voit contrainte de licencier sous peu des travailleurs." Une communication claire et rapide est nécessaire pour savoir où l'on peut reprendre le travail et où on ne peut pas, estime-t-on encore.

  • Trump annonce une "pause" de 60 jours sur les cartes vertes

    Le président américain Donald Trump a annoncé une "pause" de 60 jours sur l'immigration qui s'appliquera aux demandes de cartes vertes (résidents permanents) mais pas aux visas de travail temporaires. Donald Trump a donné quelques détails sur la suspension temporaire de l'immigration qu'il avait annoncée la veille. "Cette pause sera en place pour une période de 60 jours", a-t-il ajouté, précisant qu'une éventuelle extension de la mesure serait examinée à l'issue de cette période. "Nous devons donner la priorité au travailleur américain", a-t-il martelé.

  • La SNCB en faveur du masque obligatoire

    Pour les sociétés de transports en commun, comme la SNCB, "les masques buccaux seront inévitables pour garantir la sécurité des passagers et du personnel", a déclaré Sophie Dutordoir, CEO de la SNCB dans De Standaard. "Si le déconfinement se fait progressivement, il n'y aura pas de problèmes au début", a-t-elle ajouté. "Mais dès que le nombre de voyageurs augmentera, nous ne pourrons plus garantir les distances nécessaires."

    "Assouplir la règle de la distance sociale d'1,5 mètre dans les bus au moment de la réouverture des écoles sera inévitable."
    Roger Kesteloot
    CEO de De Lijn

    À l'heure actuelle, la SNCB transporte 90.000 voyageurs par jour. Mais avant le confinement, ce chiffre était dix fois plus conséquent. Le directeur général de la société de transport public De Lijn, Roger Kesteloot, estime lui aussi que la réouverture des écoles sera un moment crucial, anticipant des problèmes pour le respect de la distance sociale d'1,5 mètre. Un assouplissement de cette règle dans les bus et les trams, combiné au port du masque, sera "la seule solution possible", selon Roger Kesteloot. 

  • Aux États-Unis, la 2e vague de coronavirus pourrait être pire que la première

    Une deuxième vague épidémique du nouveau coronavirus aux États-Unis pourrait être pire que la première, car elle coïnciderait avec le début de la grippe saisonnière, a averti un haut responsable américain de la Santé. Robert Redfield, directeur des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), a appelé les Américains à se préparer et à se vacciner contre la grippe. "Il existe une possibilité pour que l'assaut du virus contre notre pays l'hiver prochain soit en fait encore plus difficile que celui que nous venons de vivre", a déclaré Robert Redfield dans une interview au Washington Post.

    820.000 cas
    cas positifs
    C'est le nombre de cas diagnostiqués positifs au Covid-19 aux Etats-Unis à ce jour.

    "Nous allons avoir l'épidémie de grippe et l'épidémie de coronavirus au même moment", a-t-il prévenu. Les États-Unis sont le pays le plus touché par le Covid-19, avec 44.845 morts recensés mardi par l'Université Johns Hopkins. Plus de 820.000 cas ont été diagnostiqués à travers le pays. Robert Redfield a fait remarquer que l'épidémie a atteint les États-Unis à la fin de la saison de grippe, qui met déjà chaque année à rude épreuve le système de santé américain. Si les deux maladies avaient connu leur pic au même moment, "cela aurait été vraiment, vraiment, vraiment, vraiment difficile", a affirmé le responsable. Se faire vacciner contre la grippe avant l'hiver prochain "pourrait libérer un lit d'hôpital pour votre mère ou votre grand-mère si elle contracte le coronavirus", a-t-il dit.

  • Vers un déconfinement en trois tranches

  • Bonjour et bienvenue dans ce direct

    Ce mercredi, Corentin Di Prima, Camille Berkenbaum, Simon Souris et François Witvrouw se relaieront pour le suivi en direct de l'actualité liée à la pandémie de coronavirus.

    Pour retrouver le déroulé de la journée de mardi, rendez-vous ici.

    Merci de nous suivre et bonne journée.

  • L'un des pires bilans journaliers aux États-Unis

    Le nombre de morts sur 24h est brutalement reparti à la hausse aux États-Unis mardi, avec 2.751 décès supplémentaires liés au nouveau coronavirus, selon le comptage de l'université Johns Hopkins, soit l'un des plus lourds bilans enregistrés sur une journée par un pays. La veille, les États-Unis avaient déploré un peu plus de 1.400 décès sur 24h. Le pays a également dépassé mardi la barre des 800.000 cas officiellement recensés, avec près de 40.000 cas supplémentaires entre lundi 20h30 locales et la même heure mardi, selon les chiffres de l'université, actualisés en continu.

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