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Pression cdH sur les quotas Inami

Catherine Fonck ©Photo News

Catherine Fonck demande au gouvernement de publier l'arrêté royal qui permettra de sécuriser les étudiants en dernières années de médecine.

Chaque année à cette époque un débat politique s’enflamme sur la question des numéros Inami. "La priorité, c’est de sécuriser la situation des étudiants des deux dernières années", dit Catherine Fonck. "Ces jeunes sont presque diplômés mais il reste cette épée de Damoclès. Ils sont montés au front ces dernières semaines en appui dans les hôpitaux. Un arrêté royal doit être pris pour gérer la différence entre le nombre d’étudiants concernés et le nombre de numéros Inami disponibles. Ce n’est ni fait ni annoncé. Je vais déposer un texte au Parlement."

"Il faut revenir sur des bases objectives, celles des besoins. La crise actuelle amènera plus de sérénité."
Catherine Fonck
Cheffe de groupe cdH à la Chambre

Pour le cdH, c’est simple, tous les médecins diplômés doivent recevoir ce sésame qui leur permet d’exercer. "Au-delà de cette urgence, je suis persuadée qu’on peut trouver un accord", dit encore Catherine Fonck. On rappelle le problème: le fédéral, qui délivre les numéros, a tendance à limiter leur nombre estimant que côté francophone (les études supérieures sont de la compétence des communautés), on ne maîtrise pas bien l’afflux annuel de nouveaux médecins. "Il faut revenir sur des bases objectives, celles des besoins", plaide la cheffe de groupe cdH. "La crise actuelle amènera plus de sérénité."

Et de citer plusieurs constats. "La Flandre a décidé d’augmenter le nombre de jeunes qui pouvaient commencer la médecine. Plusieurs voix s’élèvent en Flandre pour dire qu’il faut augmenter le nombre d’étudiants en médecine. La commission de planification a établi une liste des pénuries au niveau des spécialisations. Des diplômés d’autres pays européens arrivent chez nous et obtiennent sans restriction un numéro. Si on veut, on peut, je ne vois qu’un élément négatif: la Communauté flamande et la Communauté française ont décidé chacune de mettre en place leur propre commission de planification. C’est incompréhensible. On a une commission fédérale qui fonctionne très bien."

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