Prime unique de 4.000 euros pour les entreprises bruxelloises obligées de fermer

Une prime de 4.000 euros est prévue pour les entreprises de certains secteurs et les commerces dont la fermeture est rendue obligatoire par les mesures du Conseil national de Sécurité. ©Photo News

Tout juste doté de pouvoirs spéciaux, le gouvernement bruxellois prend une batterie de nouvelles mesures pour soutenir les secteurs les plus touchés par la crise sanitaire.

Répartis dans l'hémicycle et différentes salles du Parlement, les députés bruxellois ont adopté l’ordonnance visant à octroyer les pouvoirs spéciaux au gouvernement bruxellois. Au total, 71 parlementaires régionaux ont voté ce jeudi matin. Large majorité de vote "oui", aucun vote contre. En revanche, le PTB, Agora et le Vlaams Belang se sont abstenus.

150
millions €
L'ensemble des mesures économiques et sociales prises par le gouvernement bruxellois pour soutenir les secteurs les plus touchés atteint désormais la somme de 150 millions d'euros.

Dans la foulée, le gouvernement bruxellois a de nouveau annoncé une série de mesures économiques et sociales "sans précédent" pour soutenir les secteurs les plus touchés, et ce pour un budget de plus de 150 millions d'euros.

On savait déjà que l'exécutif bruxellois prévoyait le versement d'une prime unique à toutes les entreprises dont la fermeture est rendue obligatoire. Le montant de cette prime est désormais fixé: 4.000 euros sont prévus pour les entreprises des secteurs de la restauration et de l’hébergement; les activités des agences de voyages, voyagistes, services de réservation et activités connexes; le commerce de détail à l’exception des magasins d’alimentation, y compris les magasins de nuit; les magasins d’alimentation pour animaux; les pharmacies; les points "presse"; les stations-service et fournisseurs de carburants; les activités récréatives et sportives. Pour les salons de coiffure, une prime unique de 2.000 euros est annoncée.

Pour soutenir le secteur des taxis, l'équipe de Rudi Vervoort (PS) a annoncé le renoncement à la taxe sur l'exploitation des taxis ou voitures avec chauffeur pour l’année 2020.

Soutien accru aux aides-ménagères

Le gouvernement tenait aussi à accorder une attention particulière au secteur des titres-services. Dans un cadre fédéral harmonisé, le versement de l’intervention régionale, soit 14,60€ par heure qu’elle soit prestée ou non, aux entreprises titres-services est maintenu. Cela permettra de payer le salaire des aides-ménagères, pour autant que les entreprises ne pratiquent pas le chômage économique, et de soutenir le secteur. "Celle-ci n’est réalisable que si le fédéral accepte de supprimer les cotisations sociales pour ce secteur. À défaut, la Région bruxelloise couvrira la part du revenu des aides-ménagères non couvert par le versement du chômage temporaire, soit 70% du revenu", précise l'exécutif régional qui y consacre une enveloppe de 20 millions.

Suite à l'annulation de missions à l'étranger (grandes foires, missions dans des zones à risque), l'agence régionale pour l'entreprise contactera chaque entreprise concernée pour expliquer la manière dont le remboursement de leurs frais peut être organisé. En fonction de l'évolution de la situation, hub.brussels présentera des propositions alternatives pour les missions annulées.

Afin de soutenir le secteur associatif et les secteurs événementiel, touristique, culturel et sportif bruxellois, les subventions ne devront pas être remboursées dans le cas où des frais ont été engagés pour des événements qui font l'objet d'une annulation.

Comme déjà annoncé par l'Echo, l'envoi des amendes pour la zone basse émission – qui interdit la circulation des véhicules les plus polluants en Région bruxelloise – est suspendu jusqu'au premier jour du mois suivant la fin des mesures prises par l’Autorité fédérale dans le cadre de la pandémie de Covid-19. "Dans le contexte de crise actuelle, il convient de permettre à tous les citoyens impactés par ce virus de pouvoir se rendre dans un hôpital, ou de rendre possible tout autre type de déplacements rendus impérieux par cette pandémie", affirme le gouvernement dans un communiqué.

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