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Reprise en fanfare du secteur immobilier

Les acteurs du secteur immobilier s'accordent à dire qu'il existe un équilibre entre la demande et l'offre. ©Saskia Vanderstichele

Que ce soit en termes de biens mis sur le marché ou de candidats à la recherche d’un logement, le secteur immobilier a redémarré sur les chapeaux de roues.

Une bonne semaine après la reprise, par les professionnels, des visites immobilières, le secteur tire un bilan plus qu’encourageant. "Les premiers résultats sont extrêmement enthousiasmants", se réjouit le CEO de Trevi, Eric Verlinden, qui précise: "C’est encourageant à deux niveaux: en termes de volumes de demandes et en termes de décision. J’avais quelques craintes sur ce dernier aspect; je pensais que, compte tenu du climat anxiogène, il y aurait du retard dans les prises de décision d’achat ou de vente, mais ce n’est manifestement pas le cas. Nous avons enregistré l’une de nos cinq meilleures semaines en termes de ventes depuis le début de l’année." 

Même son de cloche du côté d’autres agences immobilières. Aymeric Francqui, directeur chez Latour & Petit, juge la reprise "excellente" et illustre: "Plus de 700 visites ont été effectuées la semaine dernière. Le lundi 11 mai, l'un de nos agents a loué huit biens le même jour. Un autre agent, à Namur, a vendu un bien par jour la semaine dernière, soit six biens sur la semaine." À L'Office des propriétaires, "on constate une très forte demande du côté des locations et de l'immobilier d'investissement", explique Guillaume Pinte, CEO.

"Nous avons enregistré l’une de nos cinq meilleures semaines en termes de ventes depuis le début de l’année."
Eric Verlinden
CEO de Trevi

Trafic en hausse

Chez Immoweb, on parle d'une reprise "fast & furious". Le site, devenu incontournable pour les transactions immobilières, a enregistré sur la semaine du 11 au 17 mai une hausse de 40% du trafic par rapport à la première semaine de mars, c'est-à-dire avant le confinement. Si l'on compare à la même semaine, un an plus tôt, c'est une hausse de 22% du trafic. Et il ne s'agit pas uniquement de curieux: en termes de contacts (échanges de mails, intentions d'appel...), les candidats sont au rendez-vous. "Le nombre de mails a augmenté de 60% par rapport à la première semaine de mars", précise Valentin Cogels, CEO. Sur la semaine du 11 au 17 mai, 12.500 biens qui ont été mis en ligne sur la plateforme, contre 10.400 la première semaine de mars. "C'est un peu l'euphorie, le marché reprend dans le meilleur des scénarios", se réjouit le CEO d'Immoweb. 

60
%
Le nombre de mails échangés pour des biens sur Immoweb a augmenté de 60% par rapport à la première semaine de mars, avant le confinement.

Les acteurs du secteur s'accordent à dire qu'il existe un équilibre entre l'offre et la demande. "On est dans un équilibrage de marché tel que tout le monde devrait être satisfait, nous ne sommes pas confrontés à une suroffre ou une surdemande, la période est positive", explique Eric Verlinden. 

De nouvelles tendances? 

12.500
annonces
Sur la semaine du 11 au 17 mai, 12.500 biens ont été mis en ligne sur Immoweb.

Le confinement a-t-il eu un effet sur les biens recherchés par les acquéreurs? "Pas spécialement", pointe le CEO de Trevi, pour qui la demande ne devrait pas changer considérablement concernant l'immobilier résidentiel. "S'il y a des changements, cela viendra plutôt de l'immobilier corporate, avec une diminution de la surface de travail suite au homeworking. Pour le résidentiel, je suis intimement persuadé que les tendances qui étaient déjà inscrites avant la crise, et qui étaient très profondes, vont perdurer. C'est-à-dire la tendance à se diriger vers les centres urbains, les villes continueront donc à prendre de la croissance." 

Aymeric Francqui croit, lui aussi, aux grandes tendances. "Il n'y aura pas de changement drastique pour l'immobilier résidentiel. Les quartiers et les biens qui étaient déjà prisés le sont toujours", observe-t-il sur le terrain. Toutefois, "un bien qui n'avait pas d'espace extérieur sera encore plus pénalisé qu'hier", relève-t-il, tout comme son confrère Guillaume Pinte: "Les candidats sont beaucoup plus soucieux d'avoir une terrasse, un jardin et même une chambre supplémentaire."

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