Rombit se réinvente et crée un bracelet électronique anti-Covid

Rombit teste actuellement son bracelet au port d'Anvers avant de le déployer dans des centaines d'entreprises en mai. ©BELGA

La société technologique belge Rombit est sous le feu des projecteurs avec son bracelet qui permet de garantir les distances de sécurité en entreprise. Derrière la technologie, on retrouve un beau casting et des ambitions internationales.

"Savoir rebondir" pourrait être la nouvelle devise de l’entreprise technologique belge Rombit. Connue des initiés comme une future pépite nationale, la société flamande est spécialisée dans les équipements technologiques dédiés aux entreprises de logistique, à l'industrie pétrochimique et aux ports internationaux. Elle travaille depuis plusieurs mois sur un bracelet connecté baptisé Romware ONE pour améliorer la sécurité des employés. Coronavirus oblige, Rombit a décidé d’adapter son bracelet pour en faire un incontournable du déconfinement en entreprise.

Des bracelets connectés "Made in Belgium" pour respecter la distanciation sociale en entreprise

Distanciation sociale et suivi des contacts

Le bracelet électronique garantit la distanciation sociale en émettant un signal lorsque des personnes s’approchent trop près les unes des autres. Il permet aussi le suivi des contacts: en cas de contamination d’un salarié, l'entreprise peut vérifier avec quels collègues cette personne est entrée en contact afin d’éviter la propagation du virus.

"Pour l’instant, nous pouvons produire plusieurs milliers de bracelets par mois. D’ici la fin de l’été, nous arriverons à 20.000."
John Baekelmans
CEO de Rombit

Testé actuellement dans le port d’Anvers, le bracelet sera commercialisé dans les jours à venir et la demande ne manque pas: plus de 400 entreprises sont sur liste d’attente.

Des dirigeants de premier plan

Rombit a la particularité d’avoir un CEO qui n’a jamais vu ses employés ou presque. John Baekelmans est entré en fonction le 1er avril, juste à temps pour faire pivoter la société fondée en 2012 et la rendre indispensable pour la sortie de crise. "C’est un moment un peu particulier pour prendre la tête d’une entreprise, mais c’est en même temps très excitant", confie l’ancien vice-président de l’Imec, entre deux rafales de vent sur les quais du port d’Anvers.

Le trio de choc à la tête de Rombit (de gauche à droite): Wouter De Geest (Président), John Baekelmans (CEO) et Jorik Rombouts (Fondateur). ©20200227, Rombit, Rombit van de CEO en de founder. John Baekelmans, Jorik Rombouts en wouter de geest. foto's katrijn van giel.

Autour de lui, Rombit rassemble des dirigeants et des investisseurs flamand de premier plan. Wouter De Geest, qui vient d’être nommé président du conseil d’administration de l’entreprise technologique, n’est rien de moins que le président du Voka, le patron des patrons flamands, et l’ancien CEO de BASF Belgium. Aux manettes derrière ce beau casting, on retrouve Jorik Rombouts. Il est le fondateur et actionnaire principal de l’entreprise qui affiche un chiffre d’affaires de six millions d’euros et a effectué une levée de fonds de 10 millions d’euros en octobre dernier.

"Nous sommes effectivement en discussions depuis plusieurs jours avec le gouvernement fédéral."
John Baekelmans
CEO de Rombit

Des fonds, des patrons emblématiques et désormais un produit phare, Rombit a tout pour faire des flammes dans les prochains mois. Le gouvernement fédéral est d'ailleurs en pourparlers avec la société pour déployer ses bracelets dans les entreprises du pays et en faire un élément clé du déconfinement. "Nous sommes effectivement en discussions depuis plusieurs jours avec le gouvernement, mais je ne peux rien dire de plus pour le moment", confirme John Baekelmans.

Encore faudra-t-il suivre au niveau de la production. "Pour l’instant nous pouvons produire plusieurs milliers de bracelets par mois. D’ici la fin de l’été, nous arriverons à 20.000", affirme le CEO de Rombit.

Surfer sur le sécuritaire

Le bracelet électronique va en réalité servir de cheval de Troie pour Rombit au sein de nombreuses entreprises. Une fois la crise passée, l’entreprise espère bien avoir noué des relations suffisamment fortes pour pouvoir proposer d’autres produits qui sont actuellement en développement. "Nous sommes occupés à mettre au point une technologie de reconnaissance qui permettra de signaler si un employé ne porte pas ses chaussures de sécurité par exemple". Rombit joue à fond la carte de la sécurité qui a, pour le moment, le vent en poupe.

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