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Sanofi lance la dernière phase d'essais pour son vaccin

Sanofi compte sur une approbation au quatrième trimestre par les principales autorités sanitaires. ©AFP

Le groupe pharmaceutique français confirme tabler sur un lancement fin 2021 pour son principal candidat-vaccin contre le coronavirus, développé avec GSK.

C'est l'heure de vérité pour Sanofi et GSK. Le groupe pharmaceutique français vient d'annoncer, ce jeudi, le lancement de l'étude de phase 3 de son candidat-vaccin contre le coronavirus, la toute dernière sur l'homme avant une potentielle autorisation.

"Sanofi et GSK débutent une étude internationale de phase 3 pour évaluer l'efficacité de leur candidat-vaccin contre (le) Covid-19", a déclaré Sanofi dans un communiqué, dix jours après l'annonce de résultats encourageants à l'issue de premiers essais.

35.000
personnes
Les essais de phase 3 seront effectués auprès de quelque 35.000 personnes dans de multiples pays.

Ces derniers, dits de phase 2 et réalisés sur quelques centaines de personnes, avaient montré que ce vaccin provoque la production d'anticorps contre le coronavirus chez la plupart d'entre elles.

L'étude de phase 3, réalisée à plus grande échelle, doit maintenant donner une idée réelle de l'efficacité du vaccin contre le Covid-19. Ces essais seront effectués auprès de quelque 35.000 personnes dans de multiples pays, dont les États-Unis.

Le britannique GSK produit à Wavre des doses d’adjuvant pour différents candidats vaccins contre le nouveau coronavirus, dont celui de Sanofi.

Retard

Si les résultats sont favorables, Sanofi, qui est déjà en train de préparer la production de ce vaccin, compte sur une approbation au quatrième trimestre par les principales autorités sanitaires.

Cela signifie que, dans le meilleur des cas, le vaccin de Sanofi sera lancé près d'un an après les premiers vaccins distribués dans le monde occidental contre le coronavirus, ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna.

"Nous avons adapté la stratégie de développement de notre vaccin de manière à tenir compte de l'évolution constante du virus et à anticiper les besoins qui émergeront après la pandémie."
Thomas Triomphe
Vice-président de Sanofi

Dans l'Union européenne (UE), ceux de Johnson & Johnson et d'AstraZeneca sont déjà sur le marché depuis des semaines. Plus largement, dans le monde, les vaccins russes Sputnik V et chinois Sinovac jouent aussi un rôle important dans les campagnes de vaccination.

Cette arrivée tardive s'explique par des dysfonctionnements dans le développement du vaccin par Sanofi, annoncés en décembre dernier. À l'époque, le candidat-vaccin avait notamment montré des résultats préliminaires insatisfaisants chez les personnes âgées, occasionnant plusieurs mois de retard. Depuis, le groupe ne cesse d'assurer que son produit trouvera tout de même sa place.

Vaccin anti-variant?

"Nous avons adapté la stratégie de développement de notre vaccin de manière à tenir compte de l'évolution constante du virus et à anticiper les besoins qui émergeront après la pandémie", a encore insisté Thomas Triomphe, vice-président de Sanofi, dans le communiqué de jeudi.

À ce titre, le groupe va jouer sur deux plans. D'abord, il va tester une forme de son vaccin actualisé contre le variant dit sud-africain du virus, l'une des principales nouvelles souches apparues ces derniers mois.

Ensuite, Sanofi va aussi évaluer si son produit fonctionne en dose de rappel, après un autre vaccin, une manière de s'intégrer dans des campagnes de vaccination qui pourraient survenir régulièrement face aux mutations du virus.

Le vaccin de Sanofi et GSK est à base de protéine recombinante, une technologie différente des vaccins déjà approuvés. Sanofi développe ainsi un autre vaccin, à ARN messager, comme ceux de Pfizer et Moderna, mais n'en est encore qu'à un stade peu avancé.

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