Selon Jean Castex, la France fait face à une quatrième vague

Invité sur le plateau de TF1, le Premier ministre français Jean Castex a confirmé un rebond épidémique sur le territoire français. ©AFP

Face à la courbe des contaminations qui continue de monter en flèche, Jean Castex appelle les Français à se faire vacciner en masse pour contenir le variant Delta.

Le Premier ministre français a revu mercredi à la hausse les objectifs de vaccination dans l'Hexagone face à la propagation du variant Delta, visant 50 millions de primo-injections d'ici fin août, grâce notamment à l'ouverture de 5 millions de rendez-vous "dans les 15 jours".

Jean Castex a affirmé, sur TF1, que la France faisait actuellement face à une quatrième vague de l'épidémie de coronavirus. "Il [variant Delta] est là et bien là. Il est majoritaire et beaucoup plus contagieux […] Le monde est confronté à une quatrième vague et en même temps, la clé on la connaît, c’est la vaccination. La contagiosité de ce variant nous y oblige encore plus." 

96%
Des contaminés
Selon Jean Castex, 96% des contaminés, sur 18.000 nouvelles contaminations symptomatiques recensées mardi, n'étaient pas vaccinés.

Selon le Premier ministre, 96% des contaminés, sur les 18.000 nouvelles contaminations recensées mardi, n'étaient pas vaccinées, poussant ainsi l'exécutif à mettre un nouveau coup d'accélérateur à la campagne vaccinale.

Course contre la montre

Jean Castex a annoncé l'ouverture de cinq millions de nouveaux créneaux de vaccination dans les deux prochaines semaines.

Engagé dans une course contre la montre, le chef du gouvernement a annoncé l'ouverture de cinq millions de nouveaux créneaux de vaccination dans les deux prochaines semaines avec, à l'horizon, une cible de huit millions de primo-vaccinés supplémentaires dans cet intervalle.

En avance sur le tableau de marche fixé en juin, à savoir le but de 40 millions de personnes ayant reçu au moins une dose fin août, Jean Castex a relevé la barre à 50 millions à la même échéance. "C'est un objectif très ambitieux, mais qui montre aussi que nous aurons compris la gravité de la situation", a plaidé M. Castex.

Alors que le projet de loi étendant le pass sanitaire aux cafés, restaurants et transports est actuellement à l'examen à l'Assemblée, M. Castex a apporté des précisions sur son utilisation et les contrôles.

Tolérance d'"une semaine"

Il n'y aura pas de pass sanitaire dans les établissements scolaires même si l'exécutif entend aussi accélérer la campagne vaccinale pour les 12-17 ans.

Les responsables d'établissements recevant du public - comme les cinémas et musées depuis mercredi, puis les cafés et restaurants à partir de début août – devront contrôler les pass sanitaires à l'entrée, mais ne seront pas chargés de la "vérification de l'identité" des personnes qui les présentent. Et une tolérance d'"une semaine" sera accordée pour faire de la "pédagogie" après l'entrée en vigueur du pass sanitaire étendu, "le temps des sanctions" venant seulement après.

En revanche, il n'y aura "pas de pass sanitaire dans les établissements scolaires", a rappelé M. Castex, même si l'exécutif entend aussi accélérer la campagne vaccinale pour les 12-17 ans. À ce titre, le Premier ministre a souligné que des "dispositifs d'aller vers" seront déployés dans les collèges et lycées à la rentrée pour y faire de la "vaccination à l'intérieur". Dans ce contexte de reprise épidémique, les discothèques, qui viennent de rouvrir pour un tiers d'entre elles, sont "sous vigilance forte" en particulier dans les "départements où le taux d'incidence explose".

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