Swissport & co. interpellent le gouvernement

Si le transport de passagers est quasi à l’arrêt, l'activité de fret doit continuer pour assurer des besoins critiques en produits pharmaceutiques, dispositifs médicaux ou marchandises périssables. ©Photo News

Le transport aérien de passagers est à l’arrêt, mais pas le cargo. Ce qui n’empêche pas les manutentionnaires d’avoir le couteau sur la gorge.

Trois entreprises de manutention aérienne actives à Bruxelles et à Liège dans les services au sol et de fret, à savoir DNata, Swissport et WFS, ont envoyé une lettre à la Première ministre pour demander un soutien pour poursuivre leurs activités. Si le transport de passagers est quasi à l’arrêt (d’où une perte importante de revenus), celui du fret est d’autant plus en croissance qu’une partie de la charge était transportée sur avions passagers. Or les besoins critiques (produits pharmaceutiques, dispositifs médicaux et marchandises périssables) demeurent.

"Nos entreprises sont économiquement saines, mais cette période de perturbation crée un risque artificiel de crise de liquidités."
Handlers

"Nos entreprises sont économiquement saines, mais cette période de perturbation crée un risque artificiel de crise de liquidités qui constituerait une menace très réelle pour la survie de nos activités en Belgique", soulignent les handlers, qui emploient quelque 4.000 personnes en Belgique. Une menace qui mettrait en péril l'approvisionnement du pays en fret aérien. Et les handlers relèvent avec pertinence qu’"on ne peut pas prendre en considération les compagnies aériennes de manière isolée, sans tenir compte de l’ensemble de l’écosystème aérien".

4.000
personnes
Cette période constitue une menace pour la survie des activités des manutentionnaires aériens en Belgique, qui emploient quelque 4.000 personnes.

Les manutentionnaires demandent donc une aide en liquidités par le biais de prêts gratuits (par exemple), de garanties aux banques pour financer le secteur, de reports de paiement au gouvernement (impôts, TVA, ONSS…), ainsi qu’une série de mesures plus techniques comme le droit de vol en septième liberté (pas d’obligation de revenir au pays d’origine). Ces demandes ont été formulées dans une dizaine de pays européens.

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