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Un déficit belge de 46 milliards d'euros fin 2020?

BNP Paribas Fortis a revu ses attentes en matière de finances publiques belges et c'est gratiné. Pour 2020, la banque prévoit un déficit budgétaire à 10,9% du PIB et un endettement à 123%.

La crise du coronavirus pèsera lourdement sur les finances publiques belges, plus personne ne l'ignore. Mais de combien? Dans ses dernières estimations, publiées lundi, BNP Paribas Fortis s'attend pour 2020 à un déficit budgétaire pointant à 10,9% du produit intérieur brut (PIB), soit quelque 46 milliards d'euros

46
milliards d'euros
BNP Paribas Fortis prévoit pour 2020 un déficit budgétaire belge à 10,9% du PIB, soit quelque 46 milliards d'euros.

"La politique contra-cyclique du gouvernement qui donne davantage de soutien à l'économie au moment où la conjoncture est moins favorable, creuse le déficit budgétaire quand la croissance ralentit", résume l'économiste Arne Maes, auteur de ces nouvelles prévisions de la banque. Il prévoit que l'endettement de la Belgique atteindra 123% du PIB à la fin de l'année.

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Les dernières estimations de la banque (datant de février) tablaient pour 2020 sur un déficit de 2,4% et un endettement de 99%. Mais ça, c'était avant que le Covid-19 ne passe par là. Pour 2021, la banque prévoit un déficit de 6,9% et un endettement à 124% du PIB.

"L'État joue son rôle d'amortisseur"

"Malgré les aides des différents niveaux de pouvoir que compte notre pays, le PIB restera, sans doute à long terme aussi, sous le niveau que nous avions en perspective avant le début de l'épidémie", situe l'économiste. L'intervention des pouvoirs publics donne cependant une bouffée d'oxygène à divers acteurs économiques. Le bon choix, donc, malgré le fort endettement public et le déficit budgétaire belge difficile à maîtriser. L'État joue son rôle d'amortisseur, mais finalement il faudra payer la facture."

Selon l'économiste de BNP Paribas Fortis, "notre pays ne s’en tire vraiment pas si mal. Un gouvernement énergique capable de combiner à court terme des mesures d’atténuation avec une politique d’investissement intelligente est plus que jamais souhaitable." 

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