Un passeport vaccinal disponible pour les Belges

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Comment démontrer qu'on a bien été vacciné contre le Covid-19? Un outil est en préparation en Belgique.

Aura-t-on bientôt besoin d'une preuve de vaccination contre le Covid-19? En Belgique, chaque citoyen pourra bientôt avoir accès à une telle attestation avec l'outil "vaccin-net +" accessible sur le site masante.be. Ce système donnera accès à une carte digitale de ses vaccins et permettra d'imprimer l'attestation.

Pour voyager, pour sortir?

À quoi cela servira-t-il? On ne le sait pas encore exactement. Certains États pourront exiger une preuve de vaccination contre le Covid pour l'entrée sur leur sol. Et pour circuler en Belgique? Pour l'instant, cela n'aurait guère de sens puisque l'on ne sait actuellement pas si le vaccin empêche la transmission du virus, en plus de protéger l'individu vacciné.

Les données médicales seront confidentielles, accessibles au patient, qui y donne accès à des praticiens de la santé, notamment à son généraliste via le dossier médical global. Mais il n'est pas question d'un listing public comme en Espagne, qui travaille à un registre des citoyens ne désirant pas bénéficier du vaccin contre le coronavirus, une "blacklist", non publique mais disponible pour les partenaires européens.

En Belgique, les données pourront néanmoins être utilisées à des fins de statistiques, de façon anonyme, afin de mener des analyses sur des groupes particuliers par exemple. Elles serviront aussi, au niveau individuel, à obtenir une traçabilité de l'historique médical et à suivre d'éventuels effets secondaires.

Et la vie privée?

Le respect de la vie privée est au centre de la problématique, de même que la question du risque de la discrimination, pour l'usage qui pourrait être fait de cette "preuve", mais aussi parce que la vaccination n'est pas encore accessible à tous. Des groupes prioritaires ont été déterminés, de sorte que les citoyens n'entrant pas dans un de ceux-ci devront probablement attendre l'été avant de pouvoir se faire vacciner.

L'enregistrement de la vaccination est déjà repris dans une loi votée en urgence à la Chambre le 17 décembre et mise en oeuvre par un arrêté royal du 24 décembre. Le médecin ou l'infirmier qui administre ou supervise le vaccin notifie l'acte dans la base de données. L'Autorité de Protection des Données, consultée par le gouvernement, avait émis plusieurs remarques sur le projet de texte, qui avaient entraîné des précisions. Elle regrettait notamment que l'objectif poursuivi par cet enregistrement ne soit pas spécifié dans la loi et s'inquiétait du risque de discrimination.

Les mutations du virus seront mieux surveillées en Belgique

Le virus SARS-CoV-2 mute régulièrement, sans que cela impacte son comportement en général. Mais récemment, une mutation apparue en Grande-Bretagne inquiète fortement. Cela a poussé le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (SP.A) à autoriser l'Inami à mettre en place une politique de surveillance génomique, selon Le Soir mercredi. Dès la mi-janvier au plus tard, une vingtaine de laboratoires répartis sur l'ensemble du territoire belge se chargeront donc de séquencer le génome du Sars-Cov-2. Environ 1.000 échantillons positifs par semaine devraient être analysés.

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