Wooclap se penche sur l'organisation des examens à distance

Parmi les services proposés par Wooclap, rien n'est prévu pour éviter la triche lors des examens. Un choix assumé par la start-up.

La start-up spécialisée dans l’interaction en auditoire proposera dès ce jeudi une solution pour permettre aux professeurs d’organiser leur examen à distance. L’entreprise se lance après avoir reçu des dizaines de demande de professeurs.

Après le casse-tête pour organiser les cours en confinement, le monde académique se prépare à un nouveau défi, celui d’organiser les examens à distance. Et le brouillard est encore plutôt épais. Des professeurs se verraient néanmoins bien faire appel aux services de Wooclap, la start-up belge spécialisée dans les interactions en auditoire.

"Des dizaines de professeurs nous ont contactés spontanément pour savoir si nous avions une solution."
Sebastien Lebbe
Cofondateur de Wooclap

"Des dizaines de professeurs nous ont contactés spontanément pour savoir si nous avions une solution", explique Sébastien Lebbe, cofondateur de la start-up. Dès le début du confinement, l’entreprise avait adapté son offre pour proposer 'Wooflash', une plateforme facilitant le suivi à distance des cours. "Mais on ne comptait pas s’attaquer à cette problématique."

Rien de prévu contre la triche

Vu les sollicitations, le cofondateur a changé d’avis. Dès ce jeudi, Wooclap proposera un service supplémentaire sur sa nouvelle plateforme afin de permettre aux professeurs d’organiser leurs examens en ligne. Il permettra de créer les questions, les cotations et d’ajouter une série de services complémentaires, comme un temps limité pour répondre. Rien n’est en revanche prévu pour éviter la triche. Un choix assumé.

"On part du principe que les solutions comme filmer l’étudiant peut poser des question. On ne veut pas entrer dans ce débat. Et peu importe les systèmes en place, si un étudiant veut tricher, il y arrivera", assure Sebastien Lebbe. Le service proposé semble donc assez basique mais répond visiblement à une demande. "Nous savons que ce genre de solutions existe. Mais si des professeurs nous contactent spontanément alors que leur université a son propre système, c’est qu’il y a un problème", avance le co-fondateur.

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