"Aucune exclusive" entre PS et MR

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Le débat organisé ce mercredi soir entre Charles Michel et Elio Di Rupo s'est conclu sans exclusive de l'un vis-à-vis de l'autre.

Le débat des Premiers ministres organisé ce mercredi soir par RTL-TVI a donné lieu à des échanges crispés entre le président du PS Elio Di Rupo et son successeur à la tête du gouvernement fédéral, le président du MR Charles Michel. En dépit des divergences qui les opposent, les deux chefs de file n'ont émis aucune exclusive l'un vis-à-vis de l'autre, soucieux de participer, chacun en ce qui le concerne, à un gouvernement au service du dynamisme économique, de la protection sociale et du défi climatique.

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Le Premier ministre sortant, Charles Michel, a redit sa disposition à "assumer (à nouveau) des responsabilités" si un projet s'avère possible avec l'objectif d'assurer le développement et le dynamisme économique du pays et rendre les citoyens plus libres, moins inquiets pour leur emploi et la protection sociale.

Son prédécesseur, Elio Di Rupo, a plaidé en faveur d'un gouvernement doté d'un "programme le plus progressiste possible", soulignant que les gens avaient "assez souffert". Pour Elio Di Rupo, la protection sociale, le développement économique, le défi climatique et des libertés individuelles accrues doivent motiver l'action de la future équipe.

Ces plaidoyers relativement consensuels ont conclu une petite heure de débat plutôt crispé entre les deux chefs de file qui se sont lancé à la tête leurs bilans respectifs et ont opposé l'un à l'autre des programmes souvent divergents.

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Pouvoir d'achat, pensions et migration

"La gratuité que nous proposons coûterait 500 millions d'euros, c'est vingt fois moins que votre quotité exemptée."
Elio Di Rupo

Il a beaucoup été question de pouvoir d'achat, Charles Michel dénonçant l'"illusion de la gratuité" proposée par le parti socialiste dans les transports et en matière de santé pour revaloriser le pouvoir d'achat, qui selon les réformateurs mettrait à mal l'économie. Il a aussi fustigé les conséquences pour l'emploi de la proposition socialiste d'instaurer un salaire minimum brut à 14 euros de l'heure. "La gratuité que nous proposons coûterait 500 millions d'euros, c'est vingt fois moins que votre quotité exemptée" qui caractérise la réforme fiscale du Mouvement réformateur budgétée à 10 milliards d'euros, a répliqué Elio Di Rupo. "Cela signifie que nous voulons vingt fois plus que vous une réforme fiscale", a rétorqué Michel.

En matière de pensions, les deux chefs de file ont admis qu'il importait de trouver un système dérogatoire à l'allongement des carrières pour les métiers pénibles. Quant à la migration, Charles Michel a assumé la politique menée avec le secrétaire d'Etat Theo Francken (N-VA), au service du contrôle des frontières. Elio Di Rupo a dénoncé la "très mauvaise gestion des flux migratoires au parc Maximilen et à la gare du Nord", suspectant Theo Francken d'avoir "volontairement mal géré, en limitant l'examen, pour créer davantage de difficultés".

Le débat a été brièvement interrompu par une action de trois gilets jaunes venus se faire entendre sur le plateau.

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