La vague verte se précise, le MR n'y arrive plus

Bart De Wever et Jean-Marc Nollet ©Photo News

Ecolo premier parti bruxellois et deuxième parti wallon: c'est le résultat du dernier sondage politique en date réalisé un mois avant les élections. La vague verte semble bien se profiler, alors que les partis traditionnels perdent du terrain.

Si les élections avaient lieu aujourd'hui, Ecolo serait le parti le plus important à Bruxelles et le deuxième en Wallonie. C'est ce qu'il ressort d'un baromètre politique publié ce mercredi par La Libre, la RTBF, De Standaard et la VRT sur les intentions de vote pour la Chambre.

Bruxelles vire au vert

+11%
.
Dans la capitale, les écologistes arrivent en tête avec 21,5% des votes valides, soit 11% de plus qu'aux élections fédérales de 2014.

Dans la capitale, les écologistes arrivent en tête avec 21,5% des votes valides (+11% par rapport aux élections fédérales de 2014). Ils sont suivis pas le PS, qui engrange 19% des suffrages (-5,9%), et le MR avec 15,5% (-7,6%), qui poursuit son recul. Le PTB, avec 11,9% (+8,1%), confirme quant à lui son bon état de forme, en devançant DéFI (8,5%, -2,6%) et le cdH (6,9%, -2,4%). Les listes Destexhe obtiennent quant à elles à peine 1%, tandis que le PP est crédité de 0,3% des suffrages.

→ Les clés pour comprendre la campagne électorale, c'est par ici

Par rapport au précédent sondage (décembre 2018), Ecolo confirme sa progression, tandis que le PS regagne quelques couleurs. Les résultats du MR et de DéFI sont en baisse, tandis que le PTB et le cdH progressent légèrement.


La Wallonie reste rouge

En Wallonie, le PS perd du terrain mais reste la première formation avec 24,7% (-7,3% par rapport à 2014), tandis qu'Ecolo deviendrait pour la première fois le deuxième parti au sud du pays avec 22%, soit une progression de 13,8%. Le MR chute quant à lui à la troisième place en récoltant 18,3% (-7,5%), devant le PTB crédité de 14,8% (+9,3%) et le cdH avec 9,3% (-4,7%).

-7,5%
.
En Wallonie, le MR chute à la troisième place en récoltant 18,3% (-7,5% par rapport aux élections de 2014).

Avec 3,9%, DéFI ne parvient pas à percer en Wallonie. La formation amarante est suivie par le PP (3,5%) et les Listes Destexhe (1,1%).

Selon le politologue Pascal Delwit, ce serait donc la première fois que la tripartite traditionnelle n'aurait pas la majorité.

La N-VA incontournable en Flandre

Le bulletin des gouvernements

À l’approche du scrutin du 26 mai, L’Echo dresse le bilan des gouvernements régionaux et communautaires. Douze thématiques, soigneusement sélectionnées par la rédaction. Retrouvez-les dans notre dossier >

En Flandre, la N-VA reste incontournable avec 27,9%, soit plus de dix points de pourcentage d'avance sur le CD&V (14,7%), talonné par Groen (14,6%) et l'Open Vld (14,2%). Viennent ensuite, les socialistes flamands du sp.a avec 12,7%, devant le Vlaams Belang à 9,3% et le PvDA qui, avec 5,9%, passe le seuil d'éligibilité.


Maingain, préféré des Bruxellois

Au classement des personnalités, Olivier Maingain (DéFI) est en tête à Bruxelles, où il devance Didier Reynders (MR) et Paul Magnette (PS).

En Wallonie, ce dernier et Elio Di Rupo (PS) occupent respectivement la première et la deuxième place, tandis que la 3e revient à Jean-Marc Nollet (Ecolo).

Au nord du pays, Bart De Wever (N-VA) récupère la première marche, qu'il n'avait plus occupée depuis un certain temps. Il devance son collègue de parti Theo Francken et Hilde Crevits (CD&V).

Lire également

Publicité
Publicité