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Les 13 phrases à retenir du débat De Wever-Nollet

Le duel entre Bart De Wever et Jean-Marc Nollet organisé par L'Echo et De Tijd a donné lieu à de vifs échanges. Et a démontré que N-VA et Verts avaient deux visions inconciliables de la Belgique. Le compte-rendu du débat.
  • Les 13 phrases à retenir

    S'il n'y avait que quelques phrases-clés à retenir de ce débat...

    • En guise d'intro

    Jean-Marc Nollet: "Je n'ai pas le numéro de GSM de Bart De Wever parce que je ne le vois pas le jeudi au Parlement. Il vient pour les votes parce qu'il faut le faire pour être payé." 

    • Sur la transition écologique

    Bart De Wever: "Les propositions des Verts ne sont pas réalistes. Les taxes et les impôts dans le programme d'Ecolo, je n'en veux pas". 
    Jean-Marc Nollet: "Avec le nucléaire et l'énergie fossile, Bart De Wever veut faire ce qu'il reproche aux Wallons d'avoir fait avec la sidérurgie alors que des solutions et des nouvelles technologies existent."

    • Sur le travail et l'argent

    Bart De Wever: "Le tsunami de nouvelles taxes proposées par Ecolo, c'est encore pire que le PS. La redistribution est agréable si vous vous placez du côté de celui qui la reçoit. C’est un peu moins agréable pour ceux qui doivent payer."
    Jean-Marc Nollet: "Il y a un choix qui est fait de diminuer la taxation sur les bas salaires et d'augmenter la taxation sur le grand capital, c'est une question d'équité."

    • Sur la loi-climat

    Jean-Marc Nollet: "Un journaliste m'a téléphoné l'autre jour pour savoir comment je préparais le débat, mais je n'avais pas eu le temps, car je m'occupais de la loi climat."
    Bart De Wever: "La loi climat n'est pas passée au Parlement. Moi aussi j'ai fait mon boulot."

    • Sur le budget

    Jean-Marc Nollet: "Vous ne faites pas mieux que les socialistes. Vous avez utilisé la méthode Thatcher avec la fiabilité de Mathot."

    • Sur les migrations

    Bart De Wever: "Nous sommes un parti promigration. Mais il faut conserver le contrôle de l'immigration."
    Jean-Marc Nollet: "Je suis honteux de la politique de Theo Francken. Les conventions internationales sont très claires: on n'enferme pas les enfants. Ils disaient avoir une politique ferme, mais humaine. C'était ferme avec les Soudanais, mais humain avec les Catalans."

    • Sur l'après-élection

    Bart De Wever: "Je ne suis pas demandeur de passer à nouveau un an dans un château pour arriver à la conclusion que l'un vient de Mars et l'autre de Vénus."

    • Qui sera Premier ministre?

    Bart De Wever: "Jan Jambon"
    Jean-Marc Nollet: "Un Vert! Ecolo ou Groen. Un homme ou une femme." 

  • Les moments forts du duel De Wever/Nollet en 4 minutes

    Le duel De Wever / Nollet en 4 minutes

  • Pour revoir le débat en vidéo

    (à partir de 18'30)

  • Le débat se termine sportivement

    "Vous êtes un sportif?" demande Bart De Wever.

    Jean-Marc Nollet répond pas la positive.

    Combien de kilomètres court-il demande De Wever ? "10 à 12 kilomètres", répond l'Ecolo.

    "Et bien je vous invite à venir courir avec moi le marathon d'Anvers fin avril", conclut De Wever, sous les rires de la salle.

    Le débat est clos.

  • Qui sera Premier ministre?

    Bart De Wever: "Jan Jambon"

    Jean-Marc Nollet: "Un Vert!"

  • Nollet exclut des alliances avec la N-VA et le PTB, De Wever fait de même et inclus le PS de Di Rupo

    "Vous dites un parti brun dans vos interviews. Rediriez-vous ça maintenant?", assène De Wever à Nollet. Le président des nationalistes flamands lui reproche ses comparaisons avec des temps passés moins heureux.

    "Je ne suis pas demandeur de passer à nouveau un an dans un château pour arriver à la conclusion que l'un vient de Mars et l'autre de Vénus", indique De Wever quant à l'après-élection. "Nollet Premier ministre et Di Rupo dans le gouvernement, pas dans les 1.000 prochaines années."

    "Négocier avec la N-VA? Ce que je désire, c'est de travailler main dans la main avec Groen. Il y a des choses qui sont négociables mais il y a des choses impensables. A partir du moment où il y a des choses sur le fonds qui sont différentes, ça va être compliqué." "Avec le PTB, ça n'irait pas non plus. J'ai été vacciné contre le communisme.

    "Si nous sommes la première famille politique de ce pays, nous ne raterons pas l'opportunité de donner un avenir à ce pays", indique Nollet.

  • Une seule circonscription électorale? C'est "pas contre"... puis "non" pour De Wever

    "Ce pays a encore un avenir, il n'y a aucun doute. Le confédéralisme doit nous aider à mieux diriger. Il y a deux démocraties", indique De Wever.

    "L'enjeu, c'est pas ça. Il faut voir l'avenir pour le pays: confédéralisme ou ce qui donne un avenir aux Belges. Nous croyons que ce pays a un avenir. Nous pensons que l'enseignement bilingue à Bruxelles est une solution. Il faut aussi des partis nationaux", déclare Nollet, qui a fondé une seule famille politique avec ses collègues flamands de Groen (Le PTB a fait la même chose, NDLR). "Je ne suis pas contre", répond De Wever. "Si on va vers une circonscription fédérale, on n'est pas contre mais la transition écologique doit être au coeur du projet. On veut que dans les dix ans à venir, il y a un projet Belgique". 

    "Est-ce que vous connaissez un pays fédéral avec une seule circonscription? Moi non", dit De Wever, ce qui fait sortir Nollet de ses gonds. "Mais vous étiez pour il y a 5 minutes", clame-t-il. "C'est incroyable".

  • On passe au quatrième et dernier thème: l'institutionnel

  • "La N-VA fait un marketing de la peur"

    "Quelle naïveté de la part de la gauche", déclare encore De Wever. "Il y a deux visions de société: une vision où on fait un marketing de la peur et une autre où on prend en compte les changements mondiaux", répond Nollet. "Au Liban, il y a beaucoup de migrants", commence Nollet. "Mais où vivons-nous? Ils sont dans des camps", l'interrompt De Wever. "Se mettre du côté des trafiquants? Moi je préfère me mettre du côté des Nations Unies", continue Nollet.

  • "Arrêtez, je vais sortir mon mouchoir"

    "Je suis honteux de la politique qu'a menée Theo Francken. Les conventions internationales sont très claires: on n'enferme pas les enfants. Ils disaient avoir une politique ferme, mais humaine. C'était ferme avec les Soudanais, mais humain avec les Catalans", indique l'écologiste. "Par contre pour les amis, là pas de problème", rappelle Nollet par rapport au conseiller communal de la commune de Malines qui aurait délivré des visas illégalement à des migrants chrétiens.

    Nollet plaide pour l'accueil et la dignité, De Wever répond: "Arrêtez, je vais sortir mon mouchoir".

  • "Il ne faut jamais oublier l'histoire. Il y a 75 ans, on était fier de pouvoir fuir" (Nollet)

    "Le fait qu'on peut tout offrir aux migrants comme un "American dream", c'est faux", indique d'emblée De Wever. "Ne vous trompez pas: nous sommes un parti pro-migration. Mais il faut conserver le contrôle de l'immigration. Il faut intégrer l'huile progressivement. La migration de masse sans but pour des raisons électorales n'est pas acceptable. Il faut être réaliste, le marché du travail ne peut pas les accueillir tous. La pression est tellement forte, on ne peut y arriver comme cela, on ne peut absorber tous ces individus", ajoute-t-il.

    "Quel contraste entre les gens qui ont une vision positive de la migration et ce discours. Je ne suis pas surpris qu'avec de tels murs, les gens aient du mal avec le marché de l'emploi. Il ne faut jamais oublier l'histoire. Il y a 75 ans, on était fier de pouvoir fuir. Se rappeler ces moments, cela permet de se rappeler la dignité que ce gouvernement n'a pas eu", répond Jean-Marc Nollet.

  • On passe au troisième chapitre: la migration

  • "Pour vous, Bruxelles n'existe pas. Et maintenant, vous vous inquiétez de Bruxelles ces dix dernières années", demande Nollet à De Wever qui lui reproche la mauvaise gouvernance ces dix dernières années dans la capitale. "Mais nous n'étions pas au gouvernement ces 5 dernières années", répond Ecolo. Quand vous êtes au pouvoir, "vous ne travaillez pas", réplique De Wever.

  • "Vous ne faites pas mieux que les socialistes" (Nollet)

    "Sur l'équilibre budgétaire, vous le visiez en 2018. Maintenant, ce sera 2021 ou 2022. Vous ne faites pas mieux que les socialistes. Vous avez utilisé la méthode Tatcher avec le résultat de Mathot", tacle Nollet.

    "Vous faites payer les gens. La parole que vous avez donnée il y a 5 ans ne tient plus", ajoute-t-il. "On ne pourrait pas faire pire. Ce que nous disons, c'est  qu'il faut être dur dans le choix d'investissements nécessaires, comme l'isolation."

    "Si vous demandez à une dinde ce qu'elle pense de Noël, elle va s'en aller. Redistribuer, c'est très sympathique quand vous êtes du côté de celui qui reçoit", répond De Wever.

  • "La loi climat? J'ai fait mon boulot au Parlement, elle n'est pas passée" (De Wever)

    "Le taux d'emploi doit progresser en Belgique et reculer l'âge de la retraite est notamment une solution. Le tax shift est en réalité un tax cut. Si Eric Van Rompuy le dit, c'est que c'est vrai", indique De Wever.

    "Je suis d'accord avec le fait que le taux d'emploi doit progresser. Sur la manière, je ne prends pas le même chemin", répond Nollet, qui parle ensuite de sa préparation perturbée par le passage de la loi climat à la Chambre, indiquant ensuite à De Wever que lui ne l'a pas été, n'étant pas souvent au Parlement.

    "La loi climat? J'ai fait mon boulot au Parlement, elle n'est pas passée", dit De Wever avec cynisme.

  • On passe à la deuxième partie du débat consacrée au travail et à l'argent.

  • "Il est temps de se tourner vers des solutions modernes. L'Allemagne sort du fossile et du nucléaire. Le CO2 est en décroissance. Y a-t-il un problème là-bas? Non. Et ici? Oui", tacle Nollet.

  • "Le tsunami de nouvelles taxes proposées par Ecolo , c'est encore pire que le PS"

    "Le tsunami de nouvelles taxes proposées par Ecolo , c'est encore pire que le PS. Il y a 50 fois le mot taxe dans le programme Ecolo", prévient Bart De Wever. "La redistribution est agréable si vous vous placez du côté de celui qui la reçoit. C’est un peu moins agréable pour ceux qui doivent payer."

    "Il n'est pas normal aujourd'hui que les revenus du capital ne contribuent pas à leur juste part à l'effort budgétaire. Ce qui est fait par le gouvernement est contre-productif. Etienne De Callatay le dit: l'erreur avec les salaires à la baisse, c'est de penser que les gens vont continuer à consommer comme avant. Vous parler de l'exportation, mais non. Il y a une priorité pour nous et c'est celle-là", répond Nollet. "Il y a un choix qui est fait de diminuer la taxation sur les bas salaires et d'augmenter la taxation sur le grand capital, c'est une question d'équité."

    "On crie toujours sur le fait que les gens déménagent quand on taxe le patrimoine, c'est faux. Regardez l'exemple de la France. Cela pose un problème d'équité pour ceux qui restent ici", ajoute-t-il. 

  • "Tous les rapports internationaux citent l'énergie nucléaire comme une partie de la solution", pointe encore De Wever.

  • "Les taxes et les impôts dans le programme d'Ecolo, je n'en veux pas"

    "Les propositions des Verts ne sont pas réalistes. Les taxes et les impôts dans le programme d'Ecolo, je n'en veux pas", prévient De Wever. "Il faut prolonger les centrales nucléaires pour la sécurité d'approvisionnement et la sécurité monétaire sur la facture", ajoute-t-il.

    "Ce n'est pas facile mais c'est faisable. Les centrales peuvent fermer, surtout avec une consommation d'énergie réduite. Il faut réduire la consommation. Nucléaire ou pas, il faut la réduire. J'ai l'impression que M. De Wever veut faire avec le fossile et le nucléaire ce qu'il reproche à la Wallonie avec la sidérurgie", répond Nollet. "Le prix unitaire de l'énergie augmente mais le prix de la facture globale diminue. Vous pensez que les gens regardent à l'année prochaine mais il faut regarder plus loin", ajoute le co-président des verts.

  • "Les problèmes climatiques ne doivent pas être réglés qu'en Belgique ou en Europe, c'est un problème mondial", indique Bart De Wever. "La lutte contre le réchauffement climatique aura lieu en Afrique et en Asie ou elle n'aura pas lieu du tout. Nous avons besoin de développer notre économie et les propositions de Groen ne sont pas vivables sur le sujet climatique. Ecolo et Groen nient les lois fondamentales de l'économie", ajoute-t-il.

    "Si on veut trouver des solutions, on ne peut pas opposer économie et écologie. Il y a deux enjeux environnementaux, si tout le monde consomme comme un Européen moyen, il faudrait 4 planètes. Pour que la planète reste vivable, il faut limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré voire 2. Aujourd'hui, on va vers 3,7 degrés. Au delà de 2%, on ne maîtrise plus rien", rétorque Nollet.

  • On aborde le premier sujet de la soirée: la transition climatique

  • Nollet candidat Premier ministre? "Pas spécialement"

    "Jan Jambon candidat Premier ministre? Et vous?", demande Isabel Albers à Jean-Marc Nollet. "Ce qui comptera beaucoup plus que de savoir qui, c'est pour quoi faire? Suis-je candidat? Pas spécialement", répond-il.

  • "Bart De Wever, je ne le vois pas beaucoup au Parlement"

    "Je n'ai pas le numéro de gsm de Bart De Wever parce que je ne le vois pas le jeudi au Parlement. Il vient pour les votes parce qu'il faut le faire pour être payé, mais je ne le vois pas autrement", attaque d'entrée Jean-Marc Nollet.

    "Je suis là tous les jeudis", répond De Wever.

  • Bart De Wever et Jean-Marc Nollet montent sur scène.

  • Frederik Delaplace, CEO de Mediafin, l'éditeur de L'Echo et De Tijd, introduit les deux participants au débat. Chacun s'exprimera dans sa propre langue.

  • Bart De Wever est arrivé

  • On n'attend plus que les deux acteurs

  • Début du débat dans un peu plus d'une heure... Soyez au rendez-vous !

  • De Wever vs. Nollet: le programme de la soirée

    Bienvenue dans ce direct!

    Le débat entre Bart De Wever et Jean-Marc Nollet commencera à 19h30

    Le président de la N-VA et le co-président d'Ecolo seront interrogés sur quatre thèmes:

    1. Ecologie et économie
    2. Travail et argent
    3. Migration
    4. Institutionnel

    Chacun de ces chapitres sera introduit par une série de données statistiques et factuelles, et par des personnalités témoin, issues du monde des entreprises, qui interviendront dans des capsules vidéos. 

    Le tout à suivre en direct en streaming, agrémenté d'un compte-rendu des principaux échanges entre nos deux invités.

    Pour préfacer ce débat, voici un peu de lecture:

  • Le débat en direct

    Pour voir le direct sur mobile, cliquez ici

    Livestream: Het duel / Le duel | Bart De Wever (N-VA) vs. Jean-Marc Nollet (Ecolo)

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