Avis divergents du CSA et du CDJ sur les "48 heures des bourgmestres" de RTL

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Le régulateur de l’audiovisuel considère que l’émission de RTL ne respectait pas l’équilibre entre les tendances politiques. L’organe de déontologie journalistique n’y voit rien à redire sur le plan strictement rédactionnel.

Régulation et autorégulation ne sont pas forcément compatibles. Prenez l’opération "48 heures des bourgmestres" menée par RTL peu avant les dernières élections communales.

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a reçu plusieurs plaintes de candidats qui regrettaient que l'opération mette uniquement en valeur les bourgmestres, les autres tendances politiques ne bénéficiant pas de la même médiatisation. Ceci en contravention au règlement relatif aux programmes audiovisuels en période électorale.

Le CSA a estimé que la chaîne privée n’avait en effet pas respecté les principes d’équilibre entre les tendances prévu par ce règlement et lui a demandé de s’expliquer. Comme d’habitude, RTL rappelera qu’elle ne dépend pas du CSA mais du régulateur luxembourgeois.                   

Sur ce même dossier, le Conseil de Déontologie Journalistique (CDJ) n’a par contre rien vu de répréhensible. Car comme il s’agit d’une question de déontologie, le CDJ considère que le CSA aurait pu lui transférer le dossier comme le prévoit le décret qui crée l’instance d’autorégulation. Il s’est donc autosaisi du dossier et a considéré que vu l’angle rédactionnel choisi, l’équilibre ressortait de la succession des  séquences de l’émission.                       

Ces versions divergentes peuvent étonner. Mais chacun a agi selon ses compétences: la régulation pour le CSA et l’autoréglation pour le CDJ. D'où des divergences d'interprétation. Néanmoins la question devrait être mise sur la table du collège d’avis du CSA qui regroupe les membres de son bureau et des représentants du secteur audiovisuel.

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