Bart De Wever candidat ministre-président de la Flandre

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Le président de la N-VA va tirer la liste des nationalistes flamands aux prochaines élections régionales. "Anvers est le choix de mon cœur. Mais la Flandre passe avant les rêves de BDW", a t-il lancé ce lundi matin en compagnie de Jan Jambon, candidat N-VA au poste de Premier ministre, et Geert Bourgeois, actuel ministre-président flamand qui s'oriente désormais vers l'Europe.

L'annonce d'Elio Di Rupo comme quoi le PS veut reconquérir le pouvoir n'est pas restée lettre morte auprès de la N-VA. Sans attendre, Bart De Wever a donc convoqué la presse. En présence de tous les leaders du parti, il a présenté son plan d'attaque pour la prochaine législature.

"La reconquista est annoncée. Le PS veut reprendre le pouvoir avec une révision de la réforme socio-économique, donc avec plus de dépenses et plus de dettes", lance le président des nationalistes flamands. "Si tel est le but, nous devons défendre la Flandre!" Le mot d'ordre est lancé.

→ Revoir la conférence de presse:

La N-VA en ordre de marche

Bart De Wever dévoile donc le casting des prochaines élections

• Bart De Wever tirera la liste régionale pour la province d'Anvers. Il se dit donc sans ambiguïté candidat à la succession de Geert Bourgeois comme ministre-président flamand.

Jan Jambon avait été, dans un premier temps, pressenti à ce poste. "Bart De Wever, Premier des Flamands, était peut-être plus facile à accepter pour Geert Bourgeois que de voir arriver Jan Jambon. Il a sûrement moins le sentiment d'être écarté, car c'est le grand patron qui lui veut lui succéder", explique Dave Sinardet, politologue.

• L'ancien ministre de l'Intérieur Jan Jambon sera, lui, tête de liste à la Chambre pour Anvers. Il est pour sa part candidat au poste de Premier ministre. "Mon parti me souffle de ne pas oublier de vous dire cela", ironise-t-il au moment de prendre la parole. Une candidature pas tellement surprenante pour Dave Sinardet. "Il était clair qu'il serait promu à des fonctions importantes." Pourtant, cette promotion ne semble guère convaincante, selon le politologue.  

• Troisième homme fort des nationalistes flamands: Geert Bourgeois. L'actuel ministre-président flamand "s'envole" pour l'Europe. Il précise toutefois qu'à l'Europe, il est favorable à une troisième voix à côté des "eurosceptiques" et des "eurobéas".  

"Anvers est le choix de mon cœur. Mais la Flandre passe avant les rêves de BDW."
Bart De Wever
Président de la N-VA

Sur le programme de la N-VA, Bart De Wever avance aussi ses pions. "Nous voulons que la Flandre, notre pays, adopte un modèle socio-économique comme aux Pays-Bas et en Allemagne. Un modèle sain, fort et social." Comme il l'avait déjà annoncé lors de la présentation de ses voeux ce week-end, il ressort l'idée du confédéralisme. "Nous voulons un confédéralisme, un modèle pour la région, sous sa responsabilité et avec ses propres comptes." Un petit mot toutefois au président du PS: "Que Di Rupo se rassure, notre projet est transparent et prévoit une solidarité entre la Flandre et la Wallonie."

Pour Bart De Wever, une chose est sûre: la N-VA ne reviendra au Fédéral que si on poursuit le redressement socio-économique du pays. Il voit dans la "reconquista du PS" une "régression comme celle vécue en France lorsque François Hollande a pris le relais de Nicolas Sarkozy".

De Wever à Anvers?

Ministre-président, président de parti, bourgmestre d'Anvers... "Si le Vatican me le demande, j'irai là-bas aussi!" avance le président de parti dans un sourire en coin. De Wever le reconnaît, cumuler ces fonctions est impossible. Si l'électeur le plébiscite, il abandonnera donc la présidence du parti et son mayorat. "Anvers est le choix de mon coeur. Mais la Flandre passe avant les rêves de BDW."

Pour Dave Sinardet, le retrait d'Anvers est une sorte de tromperie. "De Wever avait indiqué qu'il resterait bourgmestre d'Anvers pendant six ans." 

©Photo News


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