"Bart De Wever s'est placé dans un fauteuil confortable"

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Bart De Wever a surpris tout le monde ce lundi. Il appelle désormais à plus de clarté au Fédéral avant de poursuivre son travail d’information au niveau régional. Le Vlaams Belang comprend mais se dit prêt à passer à la vitesse supérieure.

Volte-face de taille en Flandre. Alors que l’objectif a longtemps été d’aboutir à la formation d’un gouvernement pour le 11 juillet, date de la fête de la communauté flamande, Bart De Wever a marqué ce lundi un halte-là pour le moins original dans les discussions au nord du pays. L’homme fort de la N-VA appelle désormais à plus de clarté au Fédéral avant de poursuivre son travail d’information au niveau régional.

"C’est le plus intelligent à faire en cette période d’incertitude", dit-il. Pourquoi? Parce que tout est lié – et ce, au moins jusque fin juillet, à en croire les informateurs fédéraux. Si Open Vld et CD&V venaient à étudier le contournement des nationalistes flamands au sommet de l’État, il faudrait pouvoir réagir côté régional. Et puis, rien ne presse, alors pourquoi s’en priver.

La N-VA est en effet en situation de force pour jouer la montre en Flandre: le gouvernement en affaires courantes (N-VA, Open Vld, CD&V) devrait être dirigé dès aujourd’hui par Liesbeth Homans, remplaçant un Geert Bourgeois parti à l’Europe. En fait, "Bart De Wever vient de se placer dans un fauteuil confortable", analyse Carl Devos, politologue (UGent).

De Wever dit au PS: "Nous, on veut parler. Mais, tant que rien ne bouge, on peut attendre. Rien ne presse pour nous."
Carl Devos
Politologue

"Il attend désormais de savoir si oui ou non la N-VA sera appelée au Fédéral, afin de voir quelles seront ses cartes en Flandre et où placer Jan Jambon et Theo Francken". Tout ceci, en envoyant un signal indirect au PS: "Il leur dit, nous, on veut parler. Mais, tant que rien ne bouge, on peut attendre. Rien ne presse pour nous."

De son côté, le Vlaams Belang juge cette décision "compréhensible", mais se dit néanmoins prêt à passer à la vitesse supérieure. "Nous sommes prêts à accélérer au niveau flamand. Mais il est parfaitement compréhensible que De Wever prenne le temps d'examiner les convergences programmatiques", a déclaré le chef de groupe du parti d'extrême-droite au parlement flamand, Chris Janssens.

Le Vlaams Belang s'en prend également aux autres partis flamands, en particulier le CD&V et l'Open Vld, qu'il accuse de "se cramponner" au cordon sanitaire et de refuser toute discussion avec lui.

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