Le Fédéral attend toujours les régions pour sortir de sa torpeur

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Que peut-on attendre des deux informateurs royaux d’ici le 29 juillet, date de remise de la note de "préformation" censée comporter une ébauche de majorité? Cela dépendra principalement de l’avancée des discussions dans les régions.

Alors qu’ils étaient reçus ce vendredi au palais pour remettre un rapport intermédiaire sur l’état de leur mission, les deux informateurs Johan Vanden Lanotte (s.pa) et Didier Reynders (MR) n’ont pas donné de conférence de presse à l’issue de leur audience avec le souverain.

Seul le palais royal s’est fendu d’un communiqué laconique rappelant que le rapport final est attendu pour le 29 juillet prochain. La séquence laisse penser que la situation n’a pas avancé depuis les élections du 26 mai dernier. Les différentes familles politiques ne se sont pas encore retrouvées autour d’une même table. Après des discussions bilatérales, les deux informateurs devaient avoir des entretiens par famille politique et par groupe linguistique.µ

Chargés d’une mission d’information visant à identifier les défis à relever par notre pays, et les possibilités ainsi que les conditions nécessaires en vue de former un gouvernement fédéral, les deux informateurs se sont penchés sur le budget et huit autres thèmes jugés essentiels: l’emploi, la sécurité sociale, la migration, le climat, l’énergie, le pouvoir d’achat, la pauvreté et la sécurité. Mais c’est l’étape consistant à rechercher une coalition parmi les huit partis en lice -le PS, le MR, Ecolo, la N-VA, le CD & V, Groen, l’Open Vld et le sp.a- qui reste problématique.

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Que peut-on attendre d’ici le 29 juillet, date de remise de la note de "préformation" censée comporter une ébauche de majorité? Cela dépendra principalement de l’avancée des discussions dans les régions. La mort du coquelicot en Wallonie avec l’ouverture des négociations aux libéraux ainsi que le bouclage, en première lecture, d’un accord de gouvernement à Bruxelles permettent déjà d’y voir plus clair. En revanche, le président de la N-VA Bart de Wever a récemment mis un coup de frein aux négociations dans le nord du pays.

La torpeur au niveau fédéral pourra également prendre fin quand le PS et la N-VA accepteront de se parler. En vue de l’échéance du 29 juillet, ces deux formations politiques peuvent camper sur leur position et ainsi démontrer à leur électorat qu’ils font tout pour ne pas aller ensemble. Ou, à l’inverse, décider de prendre cette décision difficile durant les grandes vacances lorsque l’attention publique est moindre.

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