Les libéraux paient la tournée de frites

©BELGA

MR et Open Vld ont rappelé mardi leurs priorités communes autour d'un cornet de frites servi place de la Monnaie, à Bruxelles.

C’est devant une baraque à frites, place de la Monnaie à Bruxelles, que la presse avait été conviée par les libéraux mardi midi. Au menu : un cornet de bâtonnets de pommes de terre bien entendu, mais également un récapitulatif des priorités électorales du MR et de l’Open Vld.

Il ne manquait pas grand monde à l’appel lancé par le Premier ministre Charles Michel et la présidente des libéraux flamands Gwendolyn Rutten. Côté MR, étaient présents Didier Reynders, Sophie Wilmès, Vincent De Wolf, Gaëtan Van Goidsenhoven, Françoise Schepmans et le "petit nouveau" Michel De Maegd. Côté Open Vld, on a pu voir Alexander De Croo, Bart Somers, Patrick Dewael, Sven Gatz.

Michel et Rutten ont insisté sur "la famille" qu’ils constituent par-delà la frontière linguistique. "Ce n’est pas la langue qui importe, mais les idées", a martelé la présidente des libéraux flamands.

"Ce n’est pas la langue qui importe, mais les idées."
Gwendolyn Rutten
Présidente de l'Open Vld

Depuis qu’Ecolo et Groen ont uni leurs destins respectifs en formant un seul groupe parlementaire, les autres partis ont embrayé et se présentent désormais régulièrement ensemble, que ce soit sur les plateaux de télévision, lors de "happenings" comme celui sur la Place de la Monnaie hier, ou lors d’interviews dites "croisées" dans les colonnes des quotidiens. Wouter Beke et Maxime Prévot sont devenus les presque inséparables ambassadeurs de la cause sociale-chrétienne, tandis qu’Elio Di Rupo s’est fait inviter au récent congrès du sp.a où il est apparu aux côtés de John Crombez.

Cette tendance somme toute assez nouvelle témoigne d’une volonté de reléguer au second plan les sempiternelles querelles communautaires qui, d’après les sondages, n’occupent pas le premier rang des préoccupations des Belges. Du moins pas pour l’instant. Les thématiques socio-économiques et du vivre-ensemble se sont imposées à l’agenda et les partis ont dès lors adapté leur stratégie de communication. Le seul qui ne peut participer à ces retrouvailles entre partis frères, c’est la N-VA. D’où la volonté affichée par les nationalistes flamands de se rendre "incontournables", c’est-à-dire de faire un score de 30% en Flandre.

Sur le fond, les libéraux ont rappelé hier leurs cinq priorités, à savoir une augmentation du salaire net d’au moins 1.000 euros par an, une pension d’au moins 1.500 euros par mois, l’extension au 2e et au 3e employé de la dispense de cotisations patronales, une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale et, enfin, des investissements dans la lutte contre le réchauffement climatique.

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