interview

"Cela ne sert à rien d'essayer. PS et N-VA sont incompatibles" (Laurette Onkelinx, PS)

©Saskia Vanderstichele

Pressée par certains de négocier avec la N-VA la formation d’un gouvernement fédéral, Laurette Onkelinx est catégorique: pour le PS, cette option, "c’est un niet absolu". Elle privilégie plutôt la piste d’un arc-en-ciel élargi au CD&V. De même, la présidente (sortante) de la fédération bruxelloise du PS plébiscite Paul Magnette pour incarner, à terme, la tête du parti au niveau national, en lieu et place de l’actuel Elio Di Rupo.

C’est la fin d’un règne qui se dessine. Laurette Onkelinx remettra le tablier de présidente du PS bruxellois à l’automne, après avoir conclu un accord de gouvernement pour la Région à la mi-juillet.

D’autres pourraient suivre, lance-t-on en référence à la Flandre où coalition, formateur/ministre-président et note de base ont été dévoilés lundi. Son avis, sur le fond? "Je n’ai pas lu la note de Bart De Wever, mais de ce qu’on en dit, on retrouve des thèmes traditionnels au niveau régional comme l’emploi. Du reste, ce repli identitaire, cette exaltation d’un nationalisme flamand que l’on y retrouve, ça, ça ne me parle évidemment pas. Je trouve ça tellement triste dans un monde moderne, ouvert aux identités multiples et complémentaires, avec une jeunesse qui n’a même plus besoin de bouger physiquement pour voyager à travers les cultures, qu’on se racrapote sur son identité." Et de lancer: "Imaginez si on avait fait la même chose dans l’accord de gouvernement à Bruxelles, en disant qu’on est Bruxellois et fiers de l’être, qu’on fait tout pour Bruxelles et rien pour les autres, qu’il faut habiter Bruxelles depuis je ne sais pas combien de temps pour y avoir des droits… On se serait demandé si on avait bien toute notre tête. Mais je ne me permets pas de critiquer, à part de dire que ce n’est pas mon choix."

Tout comme le choix de société posé par certains électeurs, au nord du pays, le 26 mai? La socialiste dit avoir été "choquée, comme beaucoup, par l’importance prise par le Vlaams Belang. Qu’une partie aussi importante de la population donne son vote à un parti raciste séparatiste, violent, ça interpelle, c’est clair". Avant de piquer, "par contre, je remarque qu’au niveau socio-économique, ce parti travaille à la manière de Marine Le Pen". À côté des accents identitaires d’extrême droite, "on observe aussi des accents de redistribution. Cela doit faire réfléchir les partis de gauche en Flandre. Bart de Wever l’avait, lui, bien compris quand il a dit que sur la TVA sur l’électricité les socialistes avaient peut-être eu raison (en demandant une baisse, NDLR) car ce thème du pouvoir d’achat est un thème très important aussi en Flandre".

Pour le reste, la coalition suédoise (N-VA, Open Vld et CD&V) en cours de négociation en Flandre, sous la houlette du formateur Jan Jambon, n’est "pas étonnante". "Il est normal que la N-VA aille chercher les partenaires les plus à droite possible, comme nous, au niveau bruxellois ou wallon, avons cherché les partenaires les plus progressistes possibles", évoque notre interlocutrice.

Fédérales et régionales en même temps? "Mauvaise idée"

Pourtant, l’idée d’une bourguignonne (N-VA, Open Vld et sp.a), un temps évoquée, aurait eu pour mérite de faciliter la tâche des informateurs royaux au fédéral… "Que ça leur ait facilité la tâche, cela ne va pas de réfléchir comme ça, rétorque-t-elle. Alors pour Bruxelles, il aurait fallu qu’on ait tel ou tel partenaire parce que cela aide le Fédéral? Je trouve que cela a été une très mauvaise idée que de regrouper les élections fédérales et régionales… À l’époque, c’est le sp.a qui avait voulu ça. Ça ne va pas. Je pense qu’il faut pouvoir s’assumer comme Région en fonction d’identités, de priorités et de besoins qui ne sont pas les mêmes. Certains ont pensé qu’en mélangeant tout, ce serait plus facile; je constate que c’est plus difficile."

©Saskia Vanderstichele

À l’instar, par exemple, d’un thème comme l’immigration, très fort en Flandre, moins au sud? "C’est un thème partout. La Wallonie n’est pas une île perdue au niveau européen. Ce qui change, c’est le ton avec lequel on en parle. Le discours d’un Theo Francken le même que celui d’un Matteo Salvini a popularisé des idées nauséabondes." Pour autant, "il n’y a pas de cordon sanitaire autour de la N-VA, mais bien autour des valeurs portées par un homme comme Francken et d’autres populistes. Quand vous commencez à populariser l’idée que ce n’est pas grave, que l’on peut être raciste ou totalement méprisant par rapport à la détresse humaine,… ça peut percoler à un moment donné. Et donc il faut continuer partout à dire que ce n’est pas acceptable. On ne peut faire de compromis avec de telles idées", tacle Laurette Onkelinx.

"Avant les élections, il n’était pas question de parler au PS. Maintenant, c’est à peine s’ils ne pleurent pas pour qu’on vienne autour de la table."

À vous entendre, malgré le fait que PS et N-VA soient respectivement les plus gros partis au sud et au nord du pays, il semble plus difficile que jamais de concilier les deux logiques. De quoi donner du grain à moudre aux défendeurs du confédéralisme? "Non, ça, c’est un fédéralisme: un pays, une démocratie, mais avec plusieurs sociétés régionales, qui sont chacune portées par des identités différentes et propres, avec leurs priorités économiques respectives. C’est accepter d’être différents dans un ensemble", martèle-t-elle. Et si la N-VA appelle le PS à parler de confédéralisme au fédéral, c’est "un niet absolu". C’est clair. "Nous n’en voulons pas au PS, car c’est l’éclatement du pays, de la sécurité sociale. C’est devenir de petits îlots dans la grande Europe." Et puis, il faut encore ajouter à cela que ce n’est pas le seul point de blocage. Dans le chef de la N-VA, le PS pointe aussi du doigt "des choix socio-économiques et un scepticisme au niveau climatique qui est à l’opposé de ce que nous prônons au sein du parti".

De là à vouloir bloquer la situation vaille que vaille? "Je lis effectivement dans la presse que la pression monte sur le PS. Alors qu’en fait, c’est fou comme c’est la N-VA, plutôt, qui change de discours constamment. Avant les élections, il n’était pas question de parler au PS. Maintenant, c’est à peine s’ils ne pleurent pas pour qu’on vienne autour de la table. Excusez, mais chez nous, on essaie d’être cohérent avec les engagements pris vis-à-vis des électeurs. Si demain on disait, allez, pour ce pays, on y va, on va parler confédéralisme, tant pis s’il y a une politique socio-économique plus à droite, tout le monde dirait: trahison, scandale."

Ce qui veut dire que vous continuerez à refuser le dialogue avec la N-VA, lance-t-on? "Quand les informateurs nous ont invités (fin juillet, NDLR) à la table avec les autres formations, Paul Magnette et Elio Di Rupo ont répondu présent. Il n’y a pas de cordon sanitaire de principe sur la N-VA, mais par contre, il y a une incompatibilité totale. C’est clair. Cela ne sert à rien d’essayer. Même de parler. PS et N-VA sont incompatibles." Que fait-on alors? On s’enlise dans la crise? "Il y a des possibilités de former un gouvernement sans la N-VA ou sans le PS, vous savez. Que les informateurs cherchent. Qu’ils fassent une feuille de route avec une esquisse d’accord de gouvernement et, de là, qu’ils déterminent qui veut venir. Il y aura peut-être des surprises."

Un arc-en-ciel, avec le CD&V, une coalition crédible

Comme une coalition arc-en-ciel (alliant libéraux, socialistes et écologistes, sur le modèle du premier gouvernement de Guy Verhofstadt), renforcée des démocrates-chrétiens flamands – afin d’éviter une trop courte majorité au Parlement –, évoquée par Elio Di Rupo? Une bonne solution (permettant d’évincer la N-VA d’ailleurs)? "Je trouve. Un des gouvernements auxquels j’ai participé, le gouvernement Verhofstadt, était enthousiasmant et a démontré qu’il était possible de faire des compromis positifs pour tous. D’ailleurs, lors des élections qui ont suivi, tant les libéraux que les socialistes y ont gagné. Alors, cette coalition élargie au parti chrétien, je pense que ça peut marcher."

"J’espère que l’on va éviter l'échec, car rien ne dit que cela apportera des solutions. Maintenant, c’est un des scénarios possible."

Et là, le regard doit se tourner vers d’autres acteurs, en définitive. "La pression doit aujourd’hui être sur l’Open Vld", qui devra se positionner, lance Laurette Onkelinx. Pourtant, la présidente du parti, Gwendolyn Rutten, ne semble pas y avoir ouvert la porte à ce stade. Attendrait-elle de se voir offrir les clés du 16 rue de la Loi, lui permettant de devenir la première femme Première ministre du pays? À voir.

Formation du Gouvernement Bruxellois ©Photo News

Quid en cas d’échec? On irait alors vers des élections anticipées? "J’espère que l’on va éviter ça, car rien ne dit que cela apportera des solutions. Maintenant, c’est un des scénarios possible. Il ne faut certainement pas l’exclure, même si ce n’est pas mon choix."

En attendant, reste la Wallonie, à la traîne, alors que la communauté germanophone et la Région bruxelloise (et bientôt la Flandre) ont leur gouvernement. Qu’est-ce qui bloque? L’attente des élections internes chez Écolo, pour lesquelles la date de clôture des candidatures a été fixée au 25 août? "ça ne bloque pas. Une méthode a été décidée. Elio va bientôt présenter sa note." Pour autant, "je pense qu’il y a désormais un besoin d’un gouvernement en Wallonie". Incluant les Écolos, dont la base pourrait refuser une montée dans l’attelage du sud du pays? "Absolument. On l’a vu au niveau des différents bureaux de parti, il y a cette fierté d’avoir travaillé sur une note commune (dite coquelicot, NDLR) aux côtés de la société civile. Il y a un enthousiasme à travailler avec les Écolos." Un blocage de la base "serait tout à fait dommage, juge Laurette Onkelinx, d’autant que l’on est ensemble en Région bruxelloise. Ce serait bien de poursuivre ensemble au niveau de la communauté française et de la Région wallonne."

Même s’ils ne sont pas arithmétiquement indispensables? "Et alors, répond notre interlocutrice du tac au tac. Avec le MR, le cdH et DéFI, on aurait aussi pu faire sans Écolo à Bruxelles. Mais la volonté a clairement été de les avoir avec nous."

Di Rupo et Magnette, complémentarité d’exception

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Un avis partagé par tout le monde? En effet, l’on a quand même l’impression d’une direction bicéphale entre Elio Di Rupo d’une part, et Paul Magnette d’autre part? "Comme vice-présidente de parti, j’ai la chance de les voir régulièrement. Je trouve qu’il y a entre eux une complémentarité exceptionnelle. Contrairement à ce que je lis, il n’y a pas de divergences ou de difficultés, mais bien une émulation." Alors, oui, "Elio est un homme extrêmement prudent, quand Paul est plus rentre-dedans. Ça, c’est vrai, mais c’est une autre façon de s’exprimer." Une manière qui siérait bien à un futur président de parti? Est-il temps pour le bourgmestre de Charleroi de coiffer la casquette de chef du PS? "J’ai toujours dit qu’il était en tout cas mon choix pour l’avenir. C’est un homme assez remarquable. Intellectuellement, il est ‘ouf’. Idéologiquement, il est intéressant il suffit de lire ses bouquins pour voir qu’il a une vraie vision. Il sait tenir tête et l’a prouvé dans le dossier Ceta (l’accord économique et commercial avec le Canada, NDLR). Il a une expérience de gestion pour avoir été ministre au fédéral et ministre-président en Wallonie. Il est jeune. Voilà, il a plein d’atouts. En plus d’être charmant (rires)."

"Il faut respecter Bruxelles"

Des intenses négociations visant à aboutir à un accord bruxellois avant le 21 juillet, il ne reste plus aucune trace de fatigue. Après des vacances en France, dans une maison de location qui a permis d’accueillir tour à tour la famille et les amis, Laurette Onkelinx tient la méga forme. "C’est l’un des plus beaux accords de gouvernement que j’ai pu négocier", lâche la socialiste, qui évoque notamment une consolidation de l’identité bruxelloise. "Bruxelles s’assume comme une région bilingue et fière de l’être. Pour la première fois, nous n’avons pas fait de différences entre la Région et la Cocom dans l’accord. Cela cloue le bec à tous ceux qui ne croient pas en Bruxelles et contredit les thèses de la N-VA."

©Saskia Vanderstichele

Elle en remet une couche quand on reparle des tentatives de l’Open Vld de faire monter le MR dans la capitale. "Il faut respecter Bruxelles. C’est ce que nous avons expliqué à Sven Gatz, Guy Vanhengel et Gwendolyn Rutten. Bruxelles n’est pas une sous-région et doit pouvoir se constituer de manière autonome. Et les deux grandes communautés linguistiques qui la composent ne doivent pas se mêler du choix des partenaires. Il faut éviter l’ingérence. Ce qui ne veut pas dire que l’on ne peut pas travailler en bonne intelligence avec les autres Régions, au contraire."

Le poste de Maingain

À ce sujet, on constate que la nouvelle fonction d’Olivier Maingain en tant que délégué aux relations entre les Régions bruxelloise, wallonne et la Fédération Wallonie-Bruxelles a suscité un certain scepticisme. Un poste qu’elle défend en épinglant la différence avec la Flandre où Région et Communauté ont fusionné. "Côté francophone, nous avons deux piliers très forts, la Région wallonne et la Région bruxelloise, réunis par la Communauté française qui comporte un défaut congénital, à savoir qu’elle dispose de compétences importantes pour lesquelles il faut investir mais sans capacité de recettes." Ce constat, qui ne date pas d’hier, est même à l’origine de sa rencontre avec son mari. "J’avais été trouver mon ancien prof de droit constitutionnel François Perin quand je réfléchissais à la manière de renforcer la Communauté française. Il m’a dit: je me fais vieux mais je connais un prof très créatif. Et voilà, c’est comme ça que j’ai vu Marc Uyttendaele pour la deuxième fois."

La régionalisation de certaines compétences de la Fédération vers la Région wallonne ou la Cocof n’aurait apporté, selon elle, qu’une solution partielle. "La Cocof n’a pas non plus de compétences fiscales donc il faut trouver des nouvelles modalités de solidarité. C’est pour cela qu’on s’est dit que ce serait bien d’avoir une fonction consacrée à ces solidarités. Mais il ne s’agit pas d’une fonction gouvernementale classique, le délégué devra pouvoir s’entourer d’experts provenant de tous horizons. À une époque où les politiques sont décriés, je trouve plutôt positif qu’un homme en fin de carrière, avec autant d’expérience et une popularité forte à Bruxelles et en Wallonie, veuille travailler sur ces solidarités à titre gratuit."

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Tant qu’on cause casting, on en profite pour revenir sur la désignation surprise de Nawal Ben Hamou comme secrétaire d’État. "Dans la dernière ligne de ma vie politique, j’étais heureuse de pouvoir participer à la constitution de l’accord mais je voulais aussi lancer une nouvelle génération. On a besoin d’oxygène et de nouveauté en politique. J’ai connu Nawal au Fédéral où elle a bien travaillé. C’est une jeune femme issue d’un milieu ouvrier comme moi." Si sa décision a froissé certains camarades, elle ne semble pas s’en émouvoir. "Quand j’ai commencé en 92, j’ai aussi eu des critiques, des propos machistes. On disait que je n’avais pas un portefeuille ministériel mais un porte-monnaie. Il y aura toujours l’un ou l’autre frustré, mais j’ai envie de dire aux journalistes que les responsables qui critiquent de manière anonyme sont généralement des faibles." Quid de sa volonté supposée d’écarter à tout prix Fadila Laanan? "C’est ridicule. Fadila a très bien réagi en disant qu’elle avait été ministre fort longtemps et en rappelant les frustrations suscitées par son arrivée en 2004. D’autres s’y voyaient à sa place, évidemment…"

L’occasion d’évoquer avec la présidente de la fédération bruxelloise sa sortie de scène, confirmée pour l’automne. Ce sera une élection simple, au suffrage universel des militants, mais elle doit encore parler méthodologie avec Elio Di Rupo.  "Faut-il lier cela avec le renouvellement de la présidence au niveau national ou pas? C’est une question qui va se poser. Tout comme la volonté de plus en plus affirmée de tenir compte davantage de la parité homme-femme." Va-t-on vers un ticket comme chez Ecolo?  "Faut-il nécessairement que ce soit des coprésidents ou alors un président et une vice-présidente ou une présidente et un vice-président? Mais que l’on puisse se présenter ensemble, ce serait peut-être pas mal. Ce sera au bureau de décider."

Peut-on s’attendre à une guerre de succession? "J’espère que non. Ce qui est bien, c’est que les candidats vont devoir aller s’expliquer dans toutes les sections bruxelloises, exprimer leurs idées sur les grands thèmes liés à l’actualité bruxelloise et la gestion de la fédération. Ça ne me fait pas peur. Tout cela se fera dans le respect des uns et des autres", croit Laurette Onkelinx qui refuse de nous dire quel candidat a sa préférence. "Il n’y a rien de pire que quelqu’un qui désigne sa succession alors qu’un suffrage doit s’exprimer. Que le meilleur ou la meilleure gagne." On fait remarquer que la relève aura fort à faire avec un PS devenu insignifiant dans certaines communes du sud de Bruxelles et mis sous pression sur sa gauche par le PTB. "Quand je suis arrivée à Bruxelles, on était le troisième ou le quatrième parti. On est ensuite devenu le premier et on l’est resté. À côté de cela, il faut toujours se réinventer, c’est vrai…"

EDITO | Priorité à la Flandre

Les socialistes qui ont fait figure de pionniers dans l’accession au pouvoir de personnes issues de la diversité seraient-ils désormais captifs de cet électorat? "Nous avons effectivement été pionniers pour asseoir une société multiculturelle en permettant à des hommes et femmes de toutes origines d’être aux responsabilités. Je suis très fière qu’on ait réussi cela. Mais il y a beaucoup d’interrogations qui ne sont pas les mêmes au nord et au sud de Bruxelles et la difficulté pour le PS à l’avenir sera d’incarner l’espoir des deux côtés."

Close pour reconquérir le sud

On se remémore le temps où Charles Picqué réalisait des scores importants dans toute la Région.  "Je pense qu’à ce niveau-là  quelqu’un comme Philippe Close, une personne que j’apprécie énormément, est certainement l’homme de la relève. Il fait partie des personnalités qui doivent, au niveau de la fédération, s’identifier aussi aux thèmes chers dans les communes du sud." On suppute dès lors qu’elle trouve que Philippe Close ferait un bon remplaçant.  "Je ne dis rien de tout cela. Vous parliez de Charles Picqué qui n’était pas président de la fédération", proteste-t-elle. On propose un autre scénario dans lequel Philippe Close reprendrait la ministre-présidence, peut-être même avant le prochain scrutin. Crédible?  "Je pense que Rudi Vervoort ira au bout de son mandat."

Une fois les clés de la fédération bruxelloise du PS rendues, on retrouvera Laurette Onkelinx sur la nouvelle chaîne d’informations LN24.

Mais encore? "Je ne sais pas encore ce que je vais faire." Pourrait-elle reprendre la présidence de la Mutualité socialiste du Brabant comme suggéré par certains? "Non, même si ce sont des perspectives pour lesquelles on m’a contactée." Comme lors de l’annonce de son départ il y a deux ans, elle fait part de son envie de bosser dans l’associatif. "Je continuerai là où je peux être utile. Je garde des convictions extrêmement fortes et l’envie de soutenir un développement de notre société."

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