De Wever met la dernière main à la future coalition

"Nous avons dressé un état des lieux et réaffirmé notre position selon laquelle la N-VA et le Vlaams Belang doivent unir leurs forces au sein d'un gouvernement pour que le signal de l'électeur soit honoré", insiste Tom Van Grieken. ©BELGA

Le Vlaams Belang répète sa volonté de gouverner en Flandre, alors que l'annonce de la coalition flamande est attendue rapidement.

Le formateur flamand Bart De Wever (N-VA) doit encore arrêter son choix entre une reconduction de la coalition suédoise ou troquer le CD&V contre le sp.a. L’urgence se fait sentir. Alors que les socialistes flamands du sp.a ont ouvert la porte aux discussions avec la plus importante formation politique du nord du pays, Filip Dewinter, figure de proue du Vlaams Belang et député flamand, estime que le président de la N-VA Bart De Wever doit désormais "apporter de la clarté" sur la formation du prochain exécutif flamand, a-t-il indiqué ce vendredi sur Radio 1.

La veille, une délégation du Vlaams Belang avait rencontré le bourgmestre d’Anvers à la manœuvre, mais rien n’avait filtré sur le contenu des discussions.

Pourtant, la tonalité du discours de Filip Dewinter à la radio laisse penser que la fin de partie est proche pour le parti d’extrême droite: "Tout le monde suppose que cela se fera sans nous mais je n’en suis pas convaincu. Si Bart De Wever tient bon, il y a alors un boulevard pour la participation gouvernementale du Vlaams Belang dans un gouvernement démocratique qui porte les vainqueurs."

Décision imminente

Quoi qu’il en soit, Bart De Wever devrait choisir lundi avec qui il souhaite gouverner. Une coalition avec le Vlaams Belang semble difficile car les deux partis n’obtiennent pas de majorité à deux. Ce qui laisse alors deux possibilités: une reconduction de la "suédoise" (N-VA, Open Vld et CD&V) ou troquer le CD&V contre le sp.a dans une "bourguignonne". C’est cette dernière formule que De Wever est en train d’expérimenter à Anvers.

Pour chacune des deux configurations, il y a des arguments à faire valoir. 

Idéologiquement, la "suédoise" tient mieux la route, car solidement ancrée à droite. Elle s’appuierait en outre sur une majorité plus confortable au Parlement.

La "bourguignonne", elle, n’aurait que 64 sièges sur les 124, ce qui est limite. Surtout si Bruno Tobback continue de vouloir défier son président John Crombez. Par contre, elle offrirait l’avantage d’ouvrir le jeu au fédéral pour une coalition avec le PS et le MR. Enfin, Bart De Wever devra trancher la question de la ministre-présidence. S’il s’était montré intéressé par la place des Martyrs durant la campagne électorale, il se dit à présent que De Wever pourrait finalement retourner à Anvers et laisser le poste à Jan Jambon. 

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