Des discussions à huis clos en vue de former le futur exécutif wallon

©BART DEWAELE/ID

La note de synthèse d’Elio Di Rupo est toujours attendue. Des discussions exploratoires se déroulent en coulisse.

Silence radio en Wallonie. La note du formateur Elio Di Rupo (PS), pressentie pour tomber courant de la semaine passée déjà, n’a toujours pas été communiquée. Elle se devait de faire la synthèse de l’ensemble des notes demandées aux trois partenaires d’une possible coalition au sud du pays, emmenant PS, MR et Ecolo, ainsi qu’aux différents groupes de travail mis sur le coup, tout ceci en tenant évidemment compte des fondamentaux de la note coquelicot, rédigée en juin alors qu’Écolo et PS convolaient, au gré des interventions de la société civile.

"Ca progresse. Les discussions se poursuivent dans la plus grande discrétion."
Source socialiste

Dans les rangs socialistes, on se défend d’un quelconque immobilisme dans les négociations. "ça progresse, nous confie-t-on sans s’avancer guère plus du côté du boulevard de l’Empereur. Les discussions se poursuivent dans la plus grande discrétion." "Seule garantie de plus d’efficacité", entendait-on déjà vendredi.

Si des entretiens ont déjà eu lieu vendredi (et étaient prévus aussi dans les prochains jours), ils ont été "à géométrie variable" (bilatéraux notamment), et se sont tenus dans un climat "très constructif", nous soufflait-on. Avec, pour seule certitude, dans le chef des verts et des libéraux, que c’est bien le PS qui "a la main" pour la formation de nouvelles majorités aussi bien en Wallonie qu’en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pas facile d’embarquer Ecolo aux côtés du MR…

Ce qui bloque? De ce qu’on entend, on n’en serait pas là. L’heure serait à l’avancemement. Prudent, mais à l’avancement. Pour autant, la tâche des formateurs wallons que d’allier des acteurs comme Ecolo et le MR n’a rien d’évidente, le premier voulant un "dialogue approfondi avec les fédérations industrielles (…) pour décarboner en profondeur leurs processus de fabrication", ou encore un recadrement des dossiers de demande de crédit de la part des PME via un "canevas unique d’analyse" intégrant "les impacts directs et indirects du projet sur l’emploi, mais aussi les gaz à effet de serre, l’empreinte carbone et la biodiversité", par exemple. Mais qu’importe.

 

Pour le PS, c’est clair, dit le parti en cœur, un gouvernement wallon, c’est avec Ecolo – à condition que la base de ce dernier l’approuve. Laurette Onkelinx, vice-présidente du parti, nous parlait ce week-end d'"un enthousiasme à travailler avec les Ecolos. Un blocage de la base serait tout à fait dommage d’autant que l’on est ensemble à Bruxelles. Ce serait bien de poursuivre ensemble au niveau de la Fédération et de la Région wallonne." Oui, d’autant qu’un refus, amenant socialistes et libéraux à diriger seuls, verrait Ecolo et PTB porter les coups contre le PS depuis les rangs de l’opposition.

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