Devant l'impasse fédérale, la N-VA accélère le tempo en Flandre

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Le PS a fait savoir qu’il ne discuterait d’aucune manière avec les nationalistes. L’information royale de Didier Reynders et Johan Vande Lanotte semble dans l’impasse. La formation du gouvernement flamand entre dans une nouvelle phase.

Petit résumé de la situation. En Wallonie, PS et Ecolo continuent de roucouler en vue de jeter les bases d’un accord de gouvernement qui, pour l’heure, ne dispose pas de majorité. En Flandre, la N-VA poursuit ses petits pas de danse avec le Vlaams Belang non sans faire naître ci et là des suggestions de gouvernement régional minoritaire associant les deux partis. Et à Bruxelles, l’Open Vld est en train de ralentir un processus de formation pourtant bien parti avec verts, socialistes et DéFI.

Le message de Di Rupo à Vande Lanotte

Et au Fédéral? Les informateurs royaux, Didier Reynders et Johan Vande Lanotte, poursuivent leur mission sans que grand-chose ne filtre. Et ne se passe, apparemment. Le voyage de Didier Reynders à Strasbourg pour défendre sa candidature à la direction générale du Conseil de l’Europe renforce ce sentiment.

Open Vld et CD&V ne veulent pas d’un programme trop influencé par le Belang.

Rien de bien neuf sous le soleil donc, si ce n’est ce message reçu par la N-VA: le PS n’entend toujours pas se mettre autour d’une table pour entamer quelque discussion que ce soit avec les nationalistes. Et cela même de manière informelle et discrète. Quasi un mois après les élections, le PS reste donc sur sa ligne dure. Son président, Elio Di Rupo – dont la base est chauffée à blanc par les années Michel et la montée du PTB – l’a fait savoir à Johan Vande Lanotte.

On rappellera que PS et N-VA sont chacun arrivés en tête de leur côté de la frontière linguistique avec 25 sièges pour la N-VA et 20 sièges pour les socialistes francophones à la Chambre, ce qui les place en théorie comme interlocuteurs privilégiés. Le PS s’engage avant tout dans la formation des gouvernements wallon et bruxellois. La N-VA est également toute à sa tâche régionale.

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Cela fait des semaines que Bart De Wever explore le terrain flamand avec le Vlaams Belang même s’ils ne disposent pas de majorité à deux et qu’aucun autre parti ne souhaite s’allier avec l’extrême droite. Le président du Belang, Tom Van Grieken, a conclu ce week-end qu’il y avait peu de chance qu’il monte au pouvoir.

On reprend les mêmes en Flandre?

Pour la N-VA, la situation fédérale étant bloquée, l’option la plus évidente consiste à remettre en selle le gouvernement flamand sortant (N-VA, CD&V et Open Vld). Mathématiquement, il existe d’autres options, mais elles se heurtent notamment à la position de retrait adoptée par le sp.a.

Reste à savoir quelles seraient les bases de négociation des partis flamands. Open Vld et CD&V ont déjà indiqué qu’ils n’accepteraient pas un programme qui ferait trop la part belle aux idées du Belang.

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