Issue envisagée à la fin de la semaine pour les négociations à Bruxelles

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Après de nouvelles avancées, on entrevoit une issue aux négociations bruxelloises pour la fin de la semaine.

Les représentants des six formations (socialistes, écologistes, DéFI et Open Vld) à la recherche d'un accord de majorité pour les cinq prochaines années en Région bruxelloise ont repris leurs travaux ce mardi après-midi. Les négociateurs continuent d'observer le mutisme auquel ils se sont engagés il y a quelques jours.

On a toutefois appris qu'outre la mobilité, l'économie, l'emploi et la formation, ils ont achevé l'examen des chapitres de l'environnement et du social (au niveau bi-communautaire). Leurs travaux de ce mardi seront consacrés, semble-t-il, au délicat dossier de la propreté publique.

"La négociation a été bien entamée. Elle est constructive."
Laurette Onkelinx

Si l'on en croit la négociatrice socialiste Laurette Onkelinx, interrogée sur l'impact de la situation politique en Wallonie, les négociateurs des formations autour de la table iront "jusqu'au bout". "La négociation a été bien entamée. Elle est constructive", a-t-elle ajouté, laissant entendre qu'il n'était pas question de changer la composition de l'attelage en formation pour y faire entrer le MR.

Une source proche des négociateurs a évoqué une issue positive des discussions pour la fin de la semaine. Des dates commencent à circuler, à titre prévisionnel, au sein des partis, pour organiser des assemblées, conseils, voire congrès de participation au début de la semaine prochaine, voire à peine plus tard. La date-symbole du 21 juillet est toujours dans le viseur de plusieurs négociateurs en vue de l'installation définitive de la future majorité et d'un gouvernement en Région bruxelloise.

DéFI prêt à négocier à la Fédération

Bien que les trois députés DéFI du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne permettent pas à l'axe PS-Ecolo de constituer une majorité à ce niveau de pouvoir, la formation d'Olivier Maingain s'est dite disposée à négocier une participation gouvernementale sur la base des lignes directrices du "coquelicot" qui concernent les matières communautaires.

"Si le parti amarante ne peut adhérer à toutes les mesures de cette note politique, celles-ci pourraient néanmoins constituer une base de négociation en vue d'une participation à un gouvernement."

Les lignes directrices PS-Ecolo concernent à la fois la Région et la Fédération. Elles ont été envoyées ces derniers jours à tous les députés des parlements de Wallonie et de la Fédération pour tenter d'en trouver quelques-uns prêts à soutenir une majorité dont le PS et Ecolo ne disposent pas à deux. Le PTB, le MR et le cdH les ont rejetées tour à tour. Répondant pour le niveau de pouvoir où il dispose d'une assise parlementaire, DéFI s'est dit favorable pour négocier sur la base de ces lignes directrices rédigées après consultation de la société civile.

"Si le parti amarante ne peut adhérer à toutes les mesures de cette note politique, celles-ci pourraient néanmoins constituer une base de négociation en vue d'une participation à un gouvernement", affirment dans un communiqué le président du parti, Olivier Maingain, et Joëlle Maison, cheffe de groupe DéFI au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

A trois, PS, Ecolo et DéFI disposent de 47 sièges au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, soit la moitié des 94 sièges de l'hémicycle, ce qui ne constitue pas une majorité.

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