L'esprit mosan plane à Namur

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Le président du PS Elio Di Rupo et l'ancien ministre-président wallon Paul Magnette ont rencontré les représentants de la FGTB, de la CSC et de la CGSLB à Namur.

Nous n’avons pas discuté d’éventuelles coalitions, ce n’était pas l’objectif de cet entretien et les syndicats n’ont pas à interférer en la matière.
Elio Di Rupo

Après avoir reçu les différents partis politiques, Elio Di Rupo et Paul Magnette, les deux négociateurs en chef du PS en Wallonie, ont rencontré ce mardi à Namur les représentants de la FGTB, de la CSC et de la CGSLB.

S’il n’est plus un secret que la FGTB presse le PS à mettre en place un axe progressiste et soutient l’idée d’une coalition PS-Ecolo-PTB, le sujet n’a visiblement pas été abordé. "Nous n’avons pas discuté d’éventuelles coalitions, ce n’était pas l’objectif de cet entretien et les syndicats n’ont pas à interférer en la matière", a expliqué Elio Di Rupo.

Au centre de la rencontre, les trois syndicats ont plutôt insisté pour que la concertation sociale soit remise en avant en Wallonie. "Nous avons été mis à l’écart pendant 18 mois (sous un gouvernement MR-cdH, NDLR), ce n’est bon ni pour les travailleurs, ni pour la Wallonie", a affirmé au nom du front commun Thierry Bodson, secrétaire général de la FGTB wallonne.

 

Tout un prônant le retour de l’esprit mosan axé sur un dialogue plus poussé entre les syndicats et le gouvernement, les organisations syndicales ont profité de leur rencontre pour adresser une série de priorités.

Ce jeudi, place au patronat avec les représentants de l’Union wallonne des entreprises.

Au Fédéral
Deuxième round en vue

Voilà donc le duo Reynders (MR)-Vande Lanotte (s.pa) possiblement reparti à la rencontre d'autres poids lourds de l'échiquier politique, après avoir vu ceux du cdH et de Groen en début de semaine déjà, et du sp.a (vraisemblablement) ce mercredi.

Le Parti socialiste n'a par exemple pour l'heure pas encore été sollicité pour quelque rencontre que ce soit, entend-on au Boulevard de l'Empereur, et ce, malgré sa proximité avec l'un des acteurs à la manoeuvre.

Du côté de la N-VA, on entend que des contacts ont cours en coulisse. Physiques et non uniquement téléphoniques. Mais "tous TRÈS exploratoires".
Interrogés sur la suite des événements, Didier Reynders et Johan Vande Lanotte ont poursuivi sur leur ligne initiale, à savoir une volonté explicite de rester discrets. Et donc confidentiels. Tous deux fins connaisseurs des rouages de la machine politico-médiatique, ils préfèrent éviter les fuites et leurs conséquences dans la tâche qui est la leur.

Nommés informateurs par le Roi jeudi dernier, ils doivent rédiger un premier rapport pour ce jeudi. En substance, les deux hommes doivent y fixer les principaux défis socio-économiques qui attendent le pays. Pour y parvenir, leurs oreilles n'ont pas uniquement été tendues vers le politique. Des contacts ont notamment aussi été pris avec la Banque nationale de Belgique. Pour en savoir plus, une conférence de presse est prévue dans la foulée de la remise de leurs conclusions. À l'heure d'écrire ces lignes, le timing n'en est pas connu.

En Flandre
Bart De Wever temporise

Le sp.a n'a pas reçu de nouvelle invitation de la part du formateur, après un premier entretien la semaine dernière. Chez Groen, on affirme vouloir "communiquer dès qu'il y aura du neuf". Afin d'assurer une certaine confidentialité au processus, De Wever est resté à Anvers mardi.

Le président de la N-VA a néanmoins entamé hier le deuxième tour de la formation gouvernementale avec quelques entretiens assez fournis. Le Vlaams Belang était le premier invité pour ce qu'il a qualifié de "long et bon entretien".

La N-VA et le Vlaams Belang ne disposent pas de suffisamment d'élus pour former une majorité et les autres partis flamands ne se sont pas montrés disposés à rompre le cordon sanitaire.

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