La formation flamande joue les prolongations

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Les négociateurs calent sur l’intégration et l’enseignement. La rentrée politique devrait être reportée au-delà du 23 septembre.

Le nouveau gouvernement flamand ne verra sans doute pas le jour pour le 23 septembre et la rentrée du Parlement flamand. Les signaux se sont multipliés ces derniers jours, laissant entrevoir des prolongations pour reconduire la "suédoise" (N-VA, Open Vld et CD&V).

La méthode est la suivante: des groupes de travail thématiques défrichent le terrain, après quoi les dossiers atterrissent sur la table du groupe de travail central où siègent les présidents de parti. Les deux dossiers les plus délicats sont l’intégration et l’enseignement. Ils n’ont toujours pas passé le premier stade, contrairement au climat et l’énergie, par exemple, qui sont pratiquement bouclés. C’est que l’intégration et l’enseignement ne sont pas qu’une question de sous, ce sont aussi des thèmes idéologiquement sensibles.

"Un bon accord doit primer sur le timing."
L’entourage de Jan Jambon

La N-VA veut imposer davantage d’obligations aux nouveaux arrivants, notamment un cours de citoyenneté obligatoire et payant. Au niveau enseignement, la N-VA veut limiter l’autonomie (et donc le pouvoir) des réseaux, principalement celui de l’école catholique, en imposant un "examen central" (sorte de bac) en fin de cycle secondaire. Le CD&V, lui, appuie sur le frein pour les deux dossiers.

600 millions à trouver

Reste enfin une tuile budgétaire de 600 millions d’euros (sur un budget de 47 milliards). Ce n’est pas insurmontable. Sauf que les organisations patronales veulent des moyens nouveaux pour la recherche.

Dans l’entourage du formateur Jan Jambon, on fait valoir qu’"un bon accord prime sur le timing". Quant au président du Parlement flamand, Wilfried Vandaele (N-VA), il se dit prêt à reporter la déclaration de septembre à début octobre.

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