Le bourgmestre d'Uccle Boris Dilliès n'exclut pas de cumuler à nouveau

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Au moment de la succession d’Armand De Decker, Boris Dilliès avait joué la carte du bourgmestre à plein temps. Il pourrait finalement cumuler sa fonction de bourgmestre d'Uccle avec un mandat au parlement bruxellois.

Sur la question du cumul des mandats, le bourgmestre d’Uccle a vraisemblablement revu sa position. Boris Dilliès, qui poussera la liste MR à la Région bruxelloise, n’exclut pas de cumuler à nouveau sa fonction mayorale avec un mandat de député régional. 

"J’ai une certaine maîtrise des enjeux régionaux et je veux faire entendre la voix d’Uccle dans le cadre de l’élection régionale"
Boris Dilliès
Bourgmestre d'Uccle

"Je resterai bourgmestre quoi qu’il arrive, mais je soutiens la liste MR. Au lendemain des élections communales, j’ai dit qu’il fallait se retrousser les manches. Je ne veux pas rester au balcon, j’ai une responsabilité vis-à-vis de ma famille politique. J’ai une certaine maîtrise des enjeux régionaux et je veux faire entendre la voix d’Uccle dans le cadre de l’élection régionale", explique le libéral.

Même en insistant sur la question du cumul, la réponse demeure volontairement floue : "La question se posera après les élections. Je ne vais pas parler de la suite alors que je ne sais même pas si je serai élu. Mon utilité au parlement fera l’objet d’une discussion avec ma famille politique."

Même si Boris Dilliès n’est pas le seul bourgmestre à se porter candidat aux élections du 26 mars, son cas de figure est particulier, comme le rappelle son adversaire politique, l’ancien échevin Marc Cools (Uccle en Avant !). "J’ai été témoin de l’engagement pris par Boris Dilliès devant le groupe des conseillers communaux MR de ne pas cumuler s’il devenait bourgmestre. Un engagement qu’il a aussi pris publiquement. À l’époque, il avait mis six mois pour respecter cet engagement."

Lors de la succession d’Armand De Decker en 2017, le député-échevin Boris Dilliès avait en effet joué la carte du bourgmestre à plein-temps pour écarter l’un de ses rivaux, le vice-Premier ministre Didier Reynders. Mais une fois l’écharpe mayorale enfilée, le bourgmestre avait retardé l’échéance de son départ du parlement.

Cumul interdit dans les grandes villes

Pour justifier ce revirement, le bourgmestre ucclois mettra sans doute en avant la nécessité d’avoir des représentants de son entité dans l’hémicycle régional, sachant que les trois autres députés libéraux ucclois de cette législature (Jacques Brotchi, Jacqueline Rousseaux, Armand De Decker) ne seront plus de la partie. On peut également se demander si Boris Dilliès ne s’est pas porté candidat afin de se profiler comme ministre dans le cas où les libéraux monteraient dans la majorité à la Région bruxelloise.

Reste à voir si le parti donnera son feu vert à un tel cumul. La volonté de l’ancien président Olivier Chastel était d’interdire le cumul des mandats dans les localités de plus de 50.000 habitants. Mais cette règle n’a cependant toujours pas été inscrite dans les statuts du Mouvement Réformateur.

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