Le cdH dit "non" à la note coquelicot, et maintenant?

Maxime Prévot, président du cdH. ©BELGA

Comme attendu, les humanistes, réunis en bureau de parti, ont décidé de refuser une collaboration avec le PS et Ecolo dans le cadre de la "note coquelicot".

Ce n'est pas la vacuité de la note qui pouvait nous faire changer d'avis.
Alda Greoli
ministre wallonne de la Santé

Le MR et le PTB avaient déjà dit "non" à la note coquelicot. On attendait la réponse du cdH, qui avait jusqu'à ce mardi 14h pour se prononcer. Réuni en bureau, le parti a décidé de refuser la proposition d'Ecolo et du PS.

Il faut dire que les raisons de dire "oui" ne semblaient guère évidentes. Par contre, la logique appelait à un "non" des humanistes: "Si les autres partis démocratiques montent au pouvoir, ils seront les seuls dans l'opposition, ce qui pourrait leur être favorable pour la suite. En outre, le bloc PS/Ecolo apparaît si solidaire que le cdH ne serait que la 5e roue du carrosse", nous expliquait, lundi, le politologue Vincent Laborderie.

"Le respect des électeurs"

Côté cdH, voici l'explication d'Alda Greoli: "Les raisons qui nous ont fait choisir l'opposition le 5 juin dernier, à savoir le respect de l'électeur, restent les mêmes. Ce n'est pas la vacuité de la note qui pouvait nous faire changer d'avis", a ainsi affirmé la ministre wallonne démissionnaire de la Santé. Un peu dur, mais rappelons que le manque d'indications chiffrées dans la note en avait hérissé plus d'un.

Nous laissons à ceux qui ont davantage réussi à convaincre les électeurs le soin de prendre leurs responsabilités.
Maxime Prévot
Président du cdH

"Nous avons pris une décision, celle de siéger dans l'opposition, le 5 juin dernier. Nous avons parcouru, par courtoisie, les notes qui nous ont été adressées par le PS et Ecolo, mais nous n'avons pas changé d'avis", a renchéri quelques minutes plus tard le président des humanistes, Maxime Prévot. Ces notes "contenaient évidemment des éléments positifs dans lesquels nous pouvions nous retrouver, tant elles étaient généreuses dans leurs intentions, mais elles étaient surtout générales et sans budget", a-t-il ajouté en dénonçant par ailleurs la "démarche cavalière, pour ne pas dire vexatoire" du tandem PS-Ecolo.

A noter que tout le monde n'a pas opposé un refus à la proposition écolo-socialiste. Notamment le député fédéral Josy Arens. Celui-ci avait, à plusieurs reprises déjà, appelé son parti à "assumer ses responsabilités". "J'ai pu faire part de mon avis, ce qui est important. Aujourd'hui, nous restons un parti politique même si pour l'instant, nous sommes plutôt un groupe de pression."

Place au MR?

Et maintenant? Que faire de cette note fleurie qui n'a pas obtenu le soutien nécessaire pour amener à la constitution de gouvernements minoritaires à la Région wallonne et à la Fédération. Des gouvernements qui auraient été soutenus de l'extérieur... Il y aura sans doute un temps de réflexion. Voire des vacances. Et puis... on demandera au MR de venir à table? Dans ce cas, Ecolo acceptera-t-il de pactiser avec son ennemi de la campagne électorale, le MR? 

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Officiellement, on ne saura rien rapidement de ce qu'envisagent le PS et Ecolo pour la suite. Les deux partis ont refusé de réagir "à ce stade". 

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