"Le scénario de 2010-2011 n'est plus possible"

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Didier Reynders et Johan Vande Lanotte ont fait un premier état des lieux de la situation politique au Roi. Leur mission a été prolongée jusqu'au 17 juin, date à laquelle ils feront un nouveau rapport.

Les informateurs, désignés jeudi dernier, ont fait le point avec le roi Philippe ce jeudi à 14h sur les enseignements tirés de leur premier tour de piste. 

Leur mission a été prolongée par le Palais. Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a) feront un nouveau rapport le 17 juin.

"Sur leur proposition, la mission a été prolongée et ils feront à nouveau rapport au Roi le lundi 17 juin. Ils continueront à œuvrer en vue de permettre la formation d'un gouvernement fédéral dans les meilleurs délais", selon le communiqué du Palais.

Pas de rencontre avec le PTB ni le Vlaams Belang

"Nous avons dressé un premier bilan et avons choisi de rencontrer tous les présidents de partis en mesure de jouer un rôle pour la formation du futur gouvernement fédéral", ont expliqué les deux informateurs, qui indiquent ne pas avoir discuté avec les présidents du PTB et du Vlaams Belang. "Pour discuter avec le Vlaams Belang, il faut au moins qu'un parti francophone envisage de gouverner avec ce parti, or aucun parti francophone ne le veut", a ajouté Didier Reynders.

Concernant le cdH, "nous avions rencontré le président pour se premier tour, mais nous ne le rencontrerons plus au second tour des discussions vu qu'ils ont choisi l'opposition", a détaillé le libéral. 

"A coté de ces discussions politiques, nous avons eu des contacts avec un certain nombre de partenaires comme les syndicats FGTB, CSC, etc. Mais aussi les organisations patronales FEB, Unizo... et la Banque nationale." Didier Reynders et Johan Vande Lanotte ont aussi discuté avec Jean-Pascal van Ypersele des enjeux en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

"Sur base de tout ce que nous avons entretenu comme rencontre, nous estimons qu'un scénario comme celui de 2010-2011 n'est plus possible, sachant que le gouvernement sortant ne dispose pas d'une majorité comme à l'époque", concluent les informateurs.  

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