"Les francophones ne doivent pas être effrayés par le confédéralisme "

©Dieter Telemans

Jan Jambon, futur Premier ministre? Aujourd'hui, l'ex-ministre N-VA lance une campagne de séduction en Wallonie. Il affirme par ailleurs que le confédéralisme doit être vu davantage comme une solution qu'un problème.

Il l'avait déjà dit, il le répète: Jan Jambon se verrait bien en Premier ministre. Aujourd'hui, l'ex-ministre de l'Intérieur N-VA va plus loin et lance une campagne de séduction auprès des francophones. Dans une vidéo, il fait le bilan de la N-VA au fédéral. "Après le 26 mai, je veux prendre les choses en main. Je suis Jan Jambon et je suis candidat Premier ministre."

"Je serai Premier ministre d'Ostende à Arlon", lance-t-il aussi dans la "Dernière Heure" et "La Libre". "Les francophones ont pu voir comment la N-VA a pris ses responsabilités au niveau fédéral . Nous avons fait un accord du gouvernement et puis nous sommes restés loyaux à cet accord. Nous l'avons prouvé", explique-t-il sur les ondes de BEL RTL.

Il veut également rassurer: il n'y a pas d'agenda caché à la N-VA. "Je veux être le Premier ministre qui offre des solutions au pays."


Et le confédéralisme? Cela reste dans le programme du parti, mais Jan Jambon appelle à ne pas être effrayé par ce mot. "Si la Wallonie vote à gauche et vote pour des recettes de gauche, c'est normal qu'elle obtienne cela. En Flandre aussi on doit respecter la volonté des électeurs. Le confédéralisme donne une solution à ce problème." Reste à voir le pouvoir que l'électeur donnera à la N-VA pour négocier à la table du prochain gouvernement.

Les francophones ont pu voir comment la N-VA a pris ses responsabilités au niveau fédéral . Nous avons fait un accord du gouvernement et puis nous sommes restés loyaux à cet accord. Nous l'avons prouvé.
Jan Jambon

Jan Jambon, Premier ministre, est-ce le signal d'un bulletin négatif pour Charles Michel? Jan Jambon répond à la question en commençant par évoquer ses bonnes relations avec son ancien leader gouvernemental. Il ajoute toutefois qu'il est "mieux dans un gouvernement que le Premier ministre soit issu du plus grand parti". "Ce n'était pas possible en 2014 où la N-VA était encore vue comme le diable. C'était donc difficile à défendre. Les choses ont changé."

Que fera donc la N-VA?

Interrogé sur ce qu'il ferait de mieux que Charles Michel, Jambon évoque un budget plus rapidement en équilibre ou une révision de la concertation sociale pour laisser plus de pouvoirs "aux politiques, élus par le peuple".

Jan Jambon revient sur le coût des allocations de chômage. "Les syndicats ne doivent plus verser les allocations de chômage. Quelle est la valeur ajoutée de cela? Cela coûte beaucoup d'argent et cela rapporte uniquement aux syndicats." Une affirmation pourtant déjà démentie. Le paiement des allocations de chômage coûte en effet davantage que cela ne rapporte aux syndicats.

La N-VA entend aussi limiter dans le temps (2 ans) les allocations de chômage et se débarrasser définitivement du régime de chômage avec complément d'entreprise (les prépensions).

Enfin du côté de la fiscalité, le parti avance sa volonté d'un second tax shift d'environ 2 milliards d'euros et principalement centré sur le travailleur. La N-VA suggère ainsi la suppression de la tranche d’imposition de 45% à l’impôt des personnes physiques – un taux qui arrive bien trop rapidement, juge l’ancien grand argentier Johan Van Overtveldt. Qui l’assure: cet allégement de la charge fiscale touchera essentiellement les personnes qui travaillent.

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