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Qui sont les potentiels ministres de la future suédoise flamande?

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Ce mardi, les négociations en vue de former une suédoise en Flandre ont débuté par un petit tour de chauffe. Les choses sérieuses, ce sera pour la semaine prochaine. En attendant, les spéculations vont déjà bon train, côté casting. Qui pourraient être les futurs ministres flamands?

Le formateur Jan Jambon l’avait assuré lundi, lors de la conférence de presse tenue par les nationalistes flamands. Les négociations en vue de former un gouvernement débuteraient dès le lendemain. Et de fait, les partenaires de la future coalition suédoise - N-VA, CD&V et Open Vld - se sont rencontrés ce mardi. Dans "une ambiance constructive", comme il se doit.

Seule certitude, c’est le nationaliste Jan Jambon qui endossera le costume de ministre-président.

Une rencontre express, cela dit, puisqu’elle a duré une heure. Il n’y a donc pas encore été question de fond, mais plutôt d’agenda et de méthode. Chaque chose en son temps. Le fond, et la vitesse de croisière, cela devrait être pour la semaine prochaine, le temps que les partis peaufinent leurs notes. Date estimée d’atterrissage? D’ici deux à trois semaines, avance la N-VA. Histoire d’œuvrer "à un rythme élevé, mais sans précipitation", précise l’heureux formateur.

En attendant, les spéculations vont bon train sur les noms des futurs ministres régionaux en Flandre. Seule certitude, c’est le nationaliste Jan Jambon qui endossera le costume de ministre-président. Il reste à se répartir neuf portefeuilles ministériels et à s’accorder sur un nom pour présider le Parlement régional. Selon la "clé D’Hondt", la N-VA aura droit à cinq postes, contre trois pour le CD&V et deux pour l’Open Vld.

La N-VA 

Lors de la législature précédente, la N-VA disposait de quatre ministres et de la présidence du Parlement. Et repartirait sur la même base. Zuhal Demir jouera probablement le rôle de numéro 2 du gouvernement en tant que vice-Première. La Limbourgeoise hériterait alors d’un gros portefeuille; d’aucuns l’envoient déjà au sommet du ministère du Travail.

Pour les trois portefeuilles restants, il semble y avoir plus de candidats que de places. Ben Weyts paraît indéboulonnable au vu du travail accompli en tant que ministre de la Mobilité et des Travaux publics dans le dernier exécutif, ce qui pourrait pousser vers la sortie Philippe Muyters, ministre sortant du Travail et de l’Économie.

Une autre question se pose à la N-VA. Liesbeth Homans, qui dirige actuellement l’exécutif en affaires courantes, pourra-t-elle rester ministre? Comme Jan Jambon, elle est issue de la province d’Anvers, ce qui ne joue pas en sa faveur en termes d’équilibres régionaux. Il faut dire que le parti garde un œil sur les scrutins à venir et veut pour cela mettre sous les projecteurs des personnalités issues d’autres provinces. On pense ainsi à Matthias Diependaele (Flandre-Orientale) ou Sander Loones (Flandre-Occidentale). De plus, si la N-VA hérite d’un cinquième ministère, elle fera sans doute le choix d’une personnalité bruxelloise, comme la députée Cieltje Van Achter.

Le CD&V 

Avec trois ministres potentiels, le CD&V n’hésitera pas longtemps à offrir le portefeuille le plus important à Hilde Crevits, figure importante du gouvernement sortant. En plus de la vice-présidence, Hilde Crevits pourrait devenir ministre du Bien-être, de la Santé et de la Famille. Elle reprendrait ainsi les attributions de son collègue Jo Vandeurzen, un poste qu’il occupe depuis dix ans.

Pour les deux autres postes, il se dit que Koen Van den Heuvel pourrait à nouveau recevoir un ticket après avoir remplacé dare-dare la ministre de l’Environnement Joke Schauvliege en fin de législature. Deux autres noms reviennent avec insistance: Peter Van Rompuy, le chef de file des démocrates-chrétiens au Parlement, et Bianca Debaets, si le parti décide de jouer la carte bruxelloise.

L'Open Vld 

Les libéraux flamands ne pourront satisfaire que deux de leurs élus. Il y a de fortes chances que Bart Somers rempile. Il n’est par ailleurs pas exclu que la présidente, Gwendolyn Rutten, fasse son entrée dans l’exécutif. Il faut dire que les candidats pour la remplacer au sommet de l’Open Vld ne manquent pas. Vincent Van Quickenborne et Bart Tommelein en sont les plus charismatiques.

Si Gwendolyn Rutten ne fait pas le grand saut, Lydia Peeters, qui a remplacé Bart Tommelein à l’Énergie en 2018, est la mieux placée pour entrer au gouvernement. Quant à Sven Gatz, c’est mission impossible depuis qu’il est devenu le mois dernier le grand argentier du gouvernement bruxellois.

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