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De Kinder Bueno à Maserati: le "making of" de Romelu Lukaku

Le plus célèbre numéro 9 des Diables Rouges. ©Photo News

Avec les sérieux doutes qui planent sur la forme physique de Kevin De Bruyne et d'Eden Hazard, il y a plus que jamais un homme sur qui reposent tous les espoirs d'une nation éprise de foot: Romelu Lukaku. Il est devenu adulte à Milan, en tant qu'attaquant de pointe, et marque premium ambulante. "Il se focalise de manière quasi maniaque sur ce pourquoi il est né: marquer des buts."

Nous sommes à la 74e minute. Un coup franc de Séville, depuis la droite, est d'abord repoussé par la défense de l'Inter Milan, mais un coup de pied aérien renvoie le ballon rapidement et dangereusement devant le but. Dans un réflexe, Romelu Lukaku veut aider son gardien de but en tendant la jambe droite, mais pas suffisamment. Le ballon rebondit sur sa jambe et se retrouve dans les filets de son propre but. Lukaku rentre la tête entre ses épaules: 3-2 pour les Espagnols. L'inter de Lukaku ne pourra plus rien faire dans cette finale de l'Europa League, à la fin du mois d'août 2020.

La déception est totale pour Lukaku. Il termine cependant sa première saison en Italie – écourtée par la crise du coronavirus – sur un record de 34 buts en club, mais passe tout de même à côté du prix principal qu'il attendait tant, et dont il était si proche. La désillusion est telle qu'il n'ira pas chercher sa médaille de perdant et s'en ira seul.

Comprendre, analyser, dépasser

Le lendemain, avant de partir en vacances, il appelle Ariël Jacobs, l'ancien entraîneur d'Anderlecht avec qui il a fait ses premiers pas professionnels lorsqu'il avait 16 ans, et qui lui prête encore une oreille attentive en cas de besoin. Pendant plusieurs minutes, Lukaku – aujourd'hui âgé de 28 ans – lui ouvre son cœur à propos du moment fatal et analyse sa posture, sa position au second poteau, les instructions de l'entraîneur Antonio Conte. Il a déjà vu et revu ces images des dizaines, voire des centaines de fois. Les regrets l'emportent, mais douter de lui-même? Jamais! Un jour plus tard, la page est tournée. Il appelle son assistant personnel Andrea Opi – un des hommes du bureau de management Roc Nation – via Whatsapp. "Trust me. Nous serons champions la saison prochaine."

60
buts en équipe nationale
Dimanche dernier, Lukaku a marqué son 60e but en équipe nationale, lors du match de préparation contre la Croatie. Il est la coqueluche du moment.

Et c'est exactement ce qui s'est passé. Début mai, les bleus et noirs de l'Inter ont remporté le titre de la Série A italienne. Lukaku a marqué 24 buts, délivré 11 passes décisives et a été élu "Most Valuable Player" ("joueur le plus précieux", NDLR) de toute la compétition. Le trophée et la reconnaissance sont là. On peut voir sur Instagram comment l'attaquant belge chante son bonheur à pleins poumons lors d'une virée triomphale à Milan.

La soif de trophées qui le caractérise a finalement porté ses fruits. Avec ce statut en poche, "Big Rom" est, à la veille de l'Euro de football, plus que jamais le fer de lance d'une génération de Diables Rouges qui espère ramener le trophée au pays. L'attaquant très contesté, que l'on traitait autrefois de tous les noms, est aujourd'hui la coqueluche du moment, voire davantage, après son 60e but en équipe nationale, marqué dimanche dernier lors du match de préparation contre la Croatie. Dans le contexte de nervosité lié aux blessures de joueurs clés et à une défense vieillissante, beaucoup comptent sur Lukaku pour tirer la charrette dès samedi soir contre la Russie.

La marque Lukaku

En même temps, le notoirement discret Lukaku, après des années difficiles en Premier League anglaise – avec des doutes et des critiques persistants malgré les buts marqués –, a cimenté son statut en Italie de manière différente. En plus de ses prouesses sportives et de son engagement social, il a élevé son profil à celui d'une marque commerciale, avec l'aide de professionnels. L'attention qu'il réclame attire les entreprises, qui se l'arrachent pour l'utiliser comme porte-drapeau. Il a parcouru un long chemin au plan sportif, mais aussi commercial. Celui qui, lorsqu'il était un adolescent plein d'avenir, faisait de la publicité pour Kinder Bueno, s'associe aujourd'hui avec des produits haut de gamme comme les tenues de Versace et les voitures de luxe Maserati.

C'est une stratégie délibérée dans l'univers de la mode et des voitures de sport. Lors de son arrivée en Italie, Lukaku a décidé de s'associer aux plus grandes marques, et cet amour est réciproque, comme en témoignent les contrats conclus. Il montre régulièrement les chemises colorées et les bolides – voire les deux – sur Instagram. Son pouvoir d'attraction vient de ses "valori", peut-on entendre: des valeurs comme la famille et la diversité. "Il se fait entendre et est devenu un 'role model'. Ses valeurs trouvent un large écho parmi la population."

Les entreprises, qui se l'arrachent pour l'utiliser comme porte-drapeau: Maserati, Sony, Gilette... Il n'a pas encore atteint le statut de Cristiano Ronaldo et de son "CR7", mais il rêve toujours de faire de "RL9" une marque à part entière.

Pourtant, il prend lui-même ses décisions. "Romelu est le CEO de sa propre marque", explique Michael Yormark, le patron de Roc Nation, l'agence de célébrités créée par le milliardaire du hip-hop Jay-Z – une idole d'enfance du footballeur. Lukaku a rejoint l'usine à talents – qui mêle les mondes du sport et du divertissement – en 2018, juste avant la Coupe de Monde en Russie, pour ses activités en dehors du terrain. Roc Nation compte parmi ses clients des stars mondiales comme la chanteuse Alicia Keys et le basketteur Kyrie Irving, et s'est lancé il y a trois ans dans le monde du football – qu'il considère comme sous-utilisé – en contactant notamment Lukaku. Aujourd'hui, l'agence compte également Kevin De Bruyne et Axel Witsel parmi ses clients.

"C'est à lui de choisir les opportunités qu'il souhaite saisir", poursuit Yormark. "Nous discutons en permanence de sa situation actuelle et de ses objectifs." C'est ainsi que Lukaku s'est retrouvé, à la fin de la saison, autour de la table avec le CEO de Maserati pour discuter des prochaines campagnes. L'intention est de miser davantage sur son image au niveau international. Aux États-Unis, on le voit déjà sur des affiches publicitaires pour promouvoir les parfums d'Abercrombie & Fitch, et il est l'un des visages de Gillette et de Sony. D'autres partenariats sont en discussion en Europe, aux États-Unis et en Asie. Il n'a pas encore atteint le statut de Cristiano Ronaldo et de son "CR7", mais il rêve toujours de faire de "RL9" une marque à part entière. (Bien que si vous cherchez sur Google aujourd'hui, vous trouverez le profil Instagram du meilleur attaquant polonais Robert Lewandowski.)

"Il a toujours vécu pour une seule chose: marquer des buts."
Peter Smeets
Ancien entraîneur des jeunes joueurs à Anderlecht

Sa valeur est bâtie sur sa raison d'être. "Il a toujours vécu pour une seule chose: marquer des buts", confie Peter Smeets, qui l'a accompagné durant des années dans sa transition de jeune talent à joueur professionnel. En 2006, Smeets a accueilli Lukaku à Anderlecht alors qu'il n'avait que 14 ans et qu'il arrivait du Lierse où il avait, en deux ans, marqué 121 buts en 68 matchs. Le Lierse l'avait arraché à l'âge de 12 ans du Royal Football Club Volharding Wintam-Eikevliet, dans le hameau de Bornem, au sud d'Anvers. C'est là que la famille Lukaku s'était installée, dans une cité de logements sociaux, après la carrière professionnelle financièrement malheureuse du père Roger, transféré en 1990 à l'âge de 23 ans, de Kinshasa au FC Boom. À Wintam, le petit terrain où Romelu et son frère Jordan, de 14 mois son cadet, jouaient tous les jours au ballon, a été rebaptisé Place Romelu Lukaku.

Face au racisme qu'il a dû affronter lors des matchs de jeunes, Lukaku raconte qu'il restait cool à l'extérieur, mais qu'il bouillonnait à l'intérieur. Très tôt, il s'est promis d'avoir un jour une voix et de l'utiliser.

Donner sa voix

Sa voix caractéristique fait aussi partie de son image. Pendant son court passage chez les minimes du Lierse, Lukaku a formé un duo d'attaquants invincible avec Zinho Gano, aujourd'hui sous contrat avec le Racing Genk, mais prêté la saison dernière au KV Kortrijk. Ce dernier raconte dans le récent livre "Liefde voor Lukaku", écrit par Yannick Dekeukelaere, le racisme qu'il a dû affronter lors des matchs de jeunes. Dans la récente série documentaire FC United, Lukaku raconte lui-même qu'il restait cool à l'extérieur, mais qu'il bouillonnait à l'intérieur. Très tôt, il s'est promis d'avoir un jour une voix et de l'utiliser, se souvient Smeets. Aujourd'hui, Lukaku s'agenouille avec conviction pour soutenir le mouvement Black Lives Matter. "Les progrès sont trop lents", a-t-il déclaré cette semaine à CNN. "Quelques campagnes, mais aucune action concrète. À cause des réseaux sociaux, les choses n'ont jamais été aussi catastrophiques."

"Même pendant les entraînements, il veut toujours tout gagner. Y compris le quizz du soir."
Lieven Maesschalck
Kinésithérapeute des Diables Rouges

Jouer pour gagner

Deux choses viennent spontanément à l'esprit des personnes qui ont travaillé avec lui, en affaires ou dans le sport: tout d'abord, et comme chacun peut le constater chaque fois qu'il marque un but, il forme la lettre A avec ses doigts: sa mère Adolphine est sacrée et intouchable. Leur lien est fusionnel. Dans des interviews, Lukaku explique qu'ils se téléphonent plusieurs fois par jour. Lorsqu'il était enfant, il a juré à son grand-père qu'il prendrait toujours soin de sa fille. Les choses sont différentes avec son père Roger. Ensuite: il est maniaque lorsqu'il s'agit de jouer et de gagner. "Même pendant les entraînements, il veut toujours tout gagner. Y compris le quizz du soir", raconte le kinésithérapeute des Diables Rouges, Lieven Maesschalck. Dans son cabinet, le commentateur de la VRT, Filip Joos, a un jour rencontré Lukaku par hasard. Lukaku lui a finalement parlé pendant une heure et demie du système de jeu d'équipes comme Zulte-Waregem. "Certains footballeurs savent à peine contre qui ils jouent. Lukaku connaît tout cela par cœur."

Le talent précoce des futurs champions

À Anderlecht, Smeets et Jean Kindermans, directeur technique des espoirs, ont développé le programme Purple Talents autour de Lukaku, qui allait être rejoint plus tard par notamment Youri Tielemans. Pendant cette période, Smeets fixait chaque semaine l'emploi du temps de Lukaku et faisait la liaison entre l'école, le club et les parents du jeune joueur. Sur le terrain, Lukaku devait travailler pour parfaire sa technique, mais il se distinguait par sa volonté de s'améliorer. "Les personnalités sont toutes différentes, mais le vrai talent se reconnaît au caractère. Déjà à cet âge-là, les futurs champions ont quelque chose que les autres n'ont pas: ils savent où ils veulent aller et font tout ce qu'ils peuvent pour y parvenir", explique Smeets, qui a fait carrière dans le coaching de talents et a créé la société Let's Play autour de cette activité.

"Chaque jour, il essaie d'améliorer quelque chose. Même si le perfectionnisme peut être dangereux, car la frontière est mince entre une saine envie et l'obsession."
Ariël Jacobs
Ancien entraîneur d'Anderlecht

Ariël Jacobs cite les "live skills" de Lukaku, par exemple sa connaissance des langues, comme un facteur important dans une carrière. C'est sous la direction de Jacobs qu'en 2009, Lukaku – encore adolescent, mais avec un corps d'homme – a disputé son premier match professionnel, un match test contre le Standard, pour le titre. Ce ne fut pas une décision facile, car Jacobs frémissait à l'idée de ruiner une carrière potentiellement formidable en brûlant le talent prématurément. Jacobs considérait comme sa mission de le protéger autant que possible. "Chaque jour, il essaie d'améliorer quelque chose. Même si le perfectionnisme peut être dangereux, car la frontière est mince entre une saine envie et l'obsession."

L'ambition était toujours là, même dans les moments difficiles. À 18 ans, il n'a pas réussi à trouver ses marques à Chelsea. Tout d'un coup, sa fulgurante ascension a été stoppée net. Smeets, qui continuait à l'assister en Angleterre, se souvient encore du moment où son moral était à zéro. Chelsea jouait contre Genk dans la phase de groupe de la Ligue des Champions, mais Lukaku n'a pas pu les accompagner. Dans son petit appartement à Londres, il n'a pas regardé le match, mais a analysé sur son ordinateur les vidéos des buts des meilleurs attaquants de l'époque, comme Didier Drogba et Thierry Henry, aujourd'hui de retour dans le staff des Diables Rouges pour l'Euro 2021. Pour lui remonter le moral, Smeets lui a promis qu'à la fin de sa carrière, il deviendrait le meilleur joueur de l'équipe nationale de tous les temps. Lukaku a répondu qu'il serait le meilleur avant d'atteindre son 25e anniversaire. Il l'est devenu avec son 31e but à l'âge de 24 ans et demi.

"Le fil rouge est qu'il se mesure à lui-même. C'est ainsi qu'il gère sa carrière. Il ne prend aucune décision pour prouver que les autres ont tort."
Ariël Jacobs
Ancien entraîneur d'Anderlecht

Le temps de la maturité

Malgré les statistiques actuelles de Lukaku, il est critiqué par les analystes, les médias et les supporters pour son jeu explosif: sa première touche de balle n'est pas assez bonne, il ne marque que contre des petites équipes, il n'est ni Messi ni Ronaldo. L'amertume qui en découle semble parfois lui coller à la peau lorsqu'il se plaint de n'être pas assez apprécié. Mais il n'est pas guidé par des sentiments de revanche, estime Jacobs. "Le fil rouge est qu'il se mesure à lui-même. C'est ainsi qu'il gère sa carrière. Il ne prend aucune décision pour prouver que les autres ont tort." Il n'empêche qu'il a déclaré l'an dernier, dans le Times, un an après son transfert de Manchester United vers l'Inter: "Vous voyez, maintenant, ce que j'aurais pu faire en Angleterre."

L'image de Lukaku est aujourd'hui sculptée de main de maître par Roc Nation, qui défend ses intérêts, à l'exception des négociations sur les salaires et les contrats. Ceux-ci relèvent du domaine du manager italien Federico Pastorello, qui a recruté Lukaku après qu'il a mis fin à son contrat avec Mino Raiola. On soupçonne ce dernier de ne pas avoir défendu les intérêts du joueur lors de son transfert d'Everton vers Manchester United.

"Après les frustrations subies à Manchester, il est devenu plus mature en Italie comme joueur et comme personne"
Michele Rinchiuso
Un des managers de Roc Nation

"Après les frustrations subies à Manchester, il est devenu plus mature en Italie comme joueur et comme personne", estime Michele Rinchiuso, un Italien né en Allemagne et ex-footballer semi-professionnel. Il est également un des managers de Roc Nation, et dispose d'une ligne de communication directe avec l'attaquant belge. Auparavant, Rinchiuso a travaillé pour Puma, et a réussi à attirer Lukaku en tant qu'athlète auprès de la marque de sport allemande en signant un contrat de 2,5 millions d'euros, un record pour l'entreprise. Ce contrat a pu voir le jour grâce à la seule paire de chaussures de football de pointure 48,5 qu'il avait en stock, et qu'il a pu lui envoyer immédiatement. Selon lui, Lukaku prend davantage soin de lui-même depuis qu'il joue en Italie, grâce notamment à un physiothérapeute et un régime alimentaire personnalisé du chef de cuisine du club comprenant beaucoup de salades, de poisson frais et de nouilles shirataki. Son poids est passé de 100 à 93 kg.

Rêve américain

Lukaku est connu pour ses valeurs familiales. Ses origines modestes et son histoire s'inscrivent dans le moule du marketing sportif américain, dans la droite ligne de son amour pour le hip-hop et le basketball. En même temps, l'agence laisse la poussière d'étoiles de Jay-Z rejaillir sur lui autant que possible. La semaine dernière, Roc Nation a fait en sorte que Jay-Z himself – avec qui Lukaku aurait entretemps développé des liens d'amitié – donne une courte, mais élogieuse interview à la Gazzetta dello Sport, où il raconte avoir célébré le titre de l'Inter à distance avec son protégé. Yormark qualifie Lukaku de source d'inspiration, au même titre que les basketteurs comme feu Kobe Bryan et LeBron James, des super vedettes dont Lukaku est encore loin en termes de palmarès.

Ses origines modestes et son histoire s'inscrivent dans le moule du marketing sportif américain, dans la droite ligne de son amour pour le hip-hop et le basketball.

Dès son arrivée à Milan, Roc Nation lui a attribué un assistant en la personne d'Andrea Opi, un Milanais pur jus ayant réussi à devenir gardien de but en deuxième division suisse, mais qui a dû arrêter sa carrière prématurément à cause d'une blessure. Opi est "l'ailier" de Lukaku: il organise les rendez-vous, réserve les restaurants et les avions, ou lui tient simplement compagnie lors des nombreux moments creux qui caractérisent la vie des sportifs de haut niveau. Après le titre, il a "posté" un selfie avec Lukaku et la coupe avec comme légende: « We did it. Mon plus grand honneur est de me battre tous les jours à tes côtés." Yormark: "Vous devez savoir qu'il n'est pas toujours facile d'être un athlète professionnel. Vous devez constamment être bon, et vous êtes en permanence sous les projecteurs. Le succès et la célébrité viennent avec leur lot de défis. C'est pourquoi vous avez besoin de cet environnement." Lisez: nous serrons les rangs, il y a assez de bad guys dans le monde du football. 

Vie vraiment privée

Une partie importante de cette image "mature" est un haut mur défensif construit autour de sa vie privée, malgré la loupe sous laquelle il vit en tant que buteur. Lukaku réussit assez bien à rester à l'écart de la presse à sensation, ce qui n'est pas une sinécure en Angleterre ou en Italie. Dans le plus grand secret et sans que l'identité de la mère soit révélée, Lukaku est devenu papa d'un petit Romeo il y a un peu plus de deux ans. Une expérience de vie qui aurait modifié ses priorités. "Il souhaite simplement ne pas étaler sa vie privée et la garder pour lui", explique Rinchiuso. La rare fenêtre sur la vie des célébrités qu'est Instagram est gérée de manière professionnelle. Tout ce qui a précédé son arrivée à Milan a été effacé. Son entourage est limité, et ne compte, en dehors de sa mère Adolphine et de son frère Jordan, que quelques amis de longue date. C'est son propre choix, peut-on entendre.

Entre-temps, Lukaku a annoncé qu'il souhaitait rester à l'Inter, même si les spéculations allaient bon train après le départ de l'entraîneur Conte, qu'il admire beaucoup. Lorsque les stades pourront à nouveau accueillir les supporters, il sera certainement porté aux nues. Malgré tout, Jacobs n'exclut pas une dernière étape vers les sommets, dans une équipe cliente régulière de la phase décisive de la Ligue des Champions. Si Lukaku souhaite renforcer sa marque, comme le veut Roc Nation, une chose vaut dans tous les cas de l'or pour sa crédibilité: de nouveaux trophées, pour son club ou pour son pays.

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