chronique

Le Danemark, exemple pour les amateurs de foot

Journaliste

Le fighting spirit des Danois face aux Belges jeudi rappelle l'incroyable parcours de cette équipe à l'euro 1992. C'est tout ce qui fait qu'on aime le foot.

Le Danemark a failli surprendre la Belgique jeudi au Championnat d'Europe des Nations. Après avoir vécu, quelques jours plus tôt, la quasi-disparition d'un des leurs, les joueurs danois ont eu une réaction qui force l'admiration. Ça m'a rappelé un souvenir frappant qui remonte à près de trente ans.

1992
Année du sacre danois
Lors du Championnat d'Europe des Nations de 1992, le Danemark gagne la finale après un parcours incroyable alors qu'il n'aurait même pas dû participer à cet Euro de foot.

En 1992, l'euro de football avait donné lieu à un scénario complètement inattendu. Le Danemark, qui ne devait pas participer à la phase finale, avait été repêché pour remplacer l'ex-Yougoslavie pour cause de guerre des Balkans. Contre toute attente, l'équipe danoise s'est retrouvée en demi-finale, contre le tenant du titre, les Pays-Bas.

Une image marquante de ce match est le genou complètement explosé d'Henrik Andersen, ex-joueur d'Anderlecht. Je ne veux pas dire que c'était aussi traumatisant que l'accident cardiaque de Christian Eriksen de samedi dernier mais pour le jeune téléspectateur que j'étais, c'était impressionnant. Et c'était, là aussi, une lourde perte pour l'équipe danoise. Mais, tout comme jeudi soir, le Danemark s'était alors battu avec ses petits moyens et avait arraché sa qualification pour la finale. Lors de celle-ci, les Danois affrontent un autre monstre sacré, l'Allemagne, championne du monde en titre. À nouveau, surprise: le petit Danemark bat la redoutable Mannschaft et devient champion d'Europe!

Pour moi, ce sont surtout les valeurs d'engagement, de sacrifice, de courage, de ténacité ou encore de solidarité qui (Dane)marquent.

On peut placer beaucoup de métaphores sur ces formidables prestations danoises, que ce soit jeudi face aux Diables rouges ou en 1992: David contre Goliath, la réaction de la bête blessée, etc. Mais pour moi, ce sont surtout les valeurs d'engagement, de sacrifice, de courage, de ténacité ou encore de solidarité qui (Dane)marquent. C'est ça qui fait la beauté de ce sport. Le geste de Kevin De Bruyne, qui a choisi de ne pas célébrer son but par respect pour les Danois, fait aussi partie de ces beaux moments qui font qu'on aime le foot. Beaucoup retiendront que les montées des barons des Diables, De Bruyne, Hazard et Witsel, ont sauvé l'équipe belge. Je crois que je me souviendrai surtout de cette attention de notre rouquin préféré et du fighting spirit danois. Tout cela fait que, le temps d'une compétition internationale, je me sens comme un petit garçon qui (re)découvre le foot avec bonheur.

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